Fondation Ingrid Betancourt pour les Libertés et les Droits de l'Homme

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme-Article premier: Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

31 janvier 2008

POURQUOI LES FARC GARDENT INGRID BETANCOURT

DE NANTES.indymedia.org

Pourquoi les FARC ont-ils enlevé Ingrid Betancourt?

Les FARC considèrent que le régime colombien n'est pas démocratique et que les droits des citoyens sont bafoués. Dans la mesure où Ingrid Betancourt est une femme politique traditionnelle (ses parents colombiens ont d'ailleurs été ministre et sénatrice) qui a fait ses études en France à Sciences Po avant de devenir député et sénatrice en Colombie, elle fait partie de la vie politique traditionnelle du régime.

L'un des dirigeants des FARC, Raúl Reyes, a très clairement dit en 2004 que "Ingrid a été détenue parce qu'elle était une candidate présidentielle du système colombien de gouvernement. Nous ne savions pas qu'elle est une citoyenne française, cela ne nous a été révélé que maintenant, après sa détention. Avant, elle n'était rien de plus qu'une candidate aux élections présidentielles du système." (http://anncol.org/uk/site/doc.php?id=122)

Les FARC refusent-ils de discuter de la libération d'Ingrid Betancourt?

Non. La responsabilité du refus de négociation provient de l'Etat colombien, qui refuse de discuter avec les FARC.
Ceci a été constaté par exemple par la fille d'Ingrid Betancourt; elle a expliqué au mois de février 2005 sur France 2 qu'il fallait que ce soit l'opinion publique et le gouvernement français qui fasse pression sur le Président colombien Uribe afin qu'il accepte d'ouvrir des négociations.

Pourquoi les FARC ne libérent-ils pas tout simplement Ingrid Betancourt?

Parce qu'Ingrid Betancourt est une figure politique participant à la vie de l'Etat. L'initiative faite en Europe pour demander aux FARC de libérer unilatéralement Ingrid Betancourt parce qu'elle représente les intérêts de l'Europe ne correspond pas aux réalités colombiennes.

Alain Lipietz, haut responsable des Verts, qui est allé en Colombie pour cela, a du lui-même constater que son initiative "reposait sur l'hypothèse optimiste que les FARC n'avaient pas réalisé qu'en enlevant Ingrid, c'est à la bonne volonté de l'Europe, des Verts mondiaux etc qu'ils s'attaquaient, et pas à la candidate d'un petit parti local." (http://web.greens.org/ingrid/lipietz_francais.htm)

La Colombie meurt de la drogue, des grand propriétaires terriens et des USA. Les Verts européens lui importe peu.

Les FARC refusent-ils donc de se presser pour libérer Ingrid Betancourt?

Au contraire. Dans un entretien du 30 décembre 2004 à la revue colombienne Voz le commandant des FARC Simon Trinidad a expliqué qu'il était allé à Quito « pour entrer personnellement en contact avec l'ONU et avec l'ex-époux d'Ingrid [Betancourt] qui travaillait à l'ambassade de France dans cette ville, afin de relancer l'idée de l'Echange des prisonniers ».

La responsabilité des lenteurs vient de l'Etat colombien, dont le président Uribe a par exemple ordonné le 13 décembre 2004 l'enlèvement du négociateur international des FARC, Rodrigo Granda, résident au Venezuela.

Ingrid Betancourt n'est ainsi pas la seule otage?

Effectivement. La Radio Suisse Romande constate elle-même dans un article que : "Le grand cas que Paris fait de Mme Betancourt, descendante d'une famille de l'aristocratie colombienne (son père fut ministre de l'éducation puis ambassadeur auprès de l'UNESCO), n'est d'ailleurs pas sans causer quelque irritation de la part des familles d'otages plus modestes.

Pour Gustavo Munoz, président de la fondation Nouvelle espérance, qui représente ces familles, il est aberrant que le monde, la France en particulier, se batte pour la libération d'Ingrid et non pour les 5000 séquestrés colombiens." (http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=500&sid=5559155&rubricId=)

Mais pourquoi les FARC utilisent-ils la lutte armée?

La violence n'est ainsi pas un fait nouveau en Colombie, elle va de la de la "guerre des mille jours" (1897-1899) à la période de la "violencia" (1948-1953) où périrent 200.000 personnes. Même une figure de la chrétienté comme Camillo Torres, engagé socialement, a dû pour survivre passer dans la guérilla.

La Colombie n'est pas un régime démocratique, mais un pays dominé par l'armée, les services secrets, les grands propriétaires terriens disposant de milices armées jusqu'aux dents, les cartels de la drogue...

1 % de la population détient 45 % des richesses, et 37 grands propriétaires possèdent 50 % des terres cultivables.
Les escadrons de la mort tuent les opposants; comme l'a constaté même Amnesty International la politique des USA en Colombie « est la même politique que celle qui appuyait les escadrons de la mort au Salvador dans les années 1980. »

Le chanteur Renaud, avec sa chanson "dans la jungle", accuse les FARC d'être communiste ainsi que d'avoir abandonné ses idéaux révolutionnaires pour le narco-trafic.

Renaud accumule les clichés pour dramatiser mais ceux-ci ne collent pas du tout à la réalité . Il parle par exemple de "guerre perdue depuis longtemps" alors que les FARC sont désormais présentes dans toute la Colombie (pour seulement la moitié au début des années 1990). Il cite Staline et Mao pour s'appuyer sur la peur des rouges, mais la vérité est que les FARC sont une force armée issue de l'autodéfense, s'opposant aux grands propriétaires terriens et aux fascistes.

Le fait est que les FARC ont comme objectif la démocratie et l'indépendance de leur pays, leur programme se fonde sur un minimum, elles sont issues de l'autodéfense paysanne.
Après tout si le commandant des FARC Raul Eyes avait ainsi accueilli en juin 1999 le président de la Bourse de New York dans une « zone libérée », il pourrait certainement accueillir Renaud pour discuter.

Ne faut-il pas s'opposer à la fois à l'Etat colombien et aux FARC, comme l'a fait Ingrid Betancourt?

Ingrid Betancourt n'était pas opposé à l'Etat colombien; elle avait travaillé au ministères des finances avant d'avoir été plusieurs fois élu. Elle critiquait le régime mais prônait une participation aux élections car pour elle celles-ci étaient soi-disant "libres" et "démocratiques".

Après, on peut critiquer les FARC, mais toute critique doit se fonder sur la réalité colombienne. Et le fait est que les FARC sont une force progressiste, alors que l'Etat colombien et ceux qui le soutiennent profitent de l'état de terreur

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30 janvier 2008

DE WWW.ELCORREO.EU.ORG

Uribe en France
« Une tourné de propagande anti-Farc en Europe »


Le président colombien Alvaro Uribe a défendu lundi devant son homologue français Nicolas Sarkozy ses propositions pour la libération des otages de la guérilla des Farc, dans une contre-offensive diplomatique face au président vénézuélien Hugo Chavez. . Paris le 21 janvier 2008.

Por Ingrid Bazinet
AFP

M. Uribe a entamé dimanche à Paris une tournée européenne qui le mènera en Espagne, en Suisse et à Bruxelles afin de souligner « les efforts » de son pays en faveur de la libération des otages, parmi lesquels la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, une priorité de M. Sarkozy.

Mais il a, dans le même temps, réaffirmé son objectif « d'écraser » la guérilla marxiste des Farc, juste avant d'être reçu à la présidence et deux mois après une visite de M. Chavez à Paris.

M. Uribe a notamment demandé l'appui de M. Sarkozy après avoir relancé une médiation de l'Eglise catholique avec la participation d'émissaires venant de France, d'Espagne et de Suisse.

Cette médiation vise à parvenir à un échange entre 43 otages dits « politiques », dont Ingrid Betancourt - ex-candidate à la présidentielle colombienne - et 500 guérilleros emprisonnés.

M. Sarkozy a apporté un soutien conditionnel à cette proposition, estimant qu'elle pouvait être « utile » si elle dispose de « garanties d'indépendance et de marges de discussion indispensables à son succès », a souligné la présidence.

Le président français a également « encouragé » Alvaro Uribe « à n'exclure aucun concours utile pour permettre en particulier la libération sans délai des otages », selon le porte-parole de l'Elysée David Martinon.

Hugo Chavez, qui vient d'arracher aux Farc la libération de deux otages, est considéré comme un acteur majeur par Paris pour aboutir à la libération de Mme Betancourt, détenue depuis près de six ans et récemment apparue à bout de forces.

M. Chavez accuse le président colombien, qui a mis fin en novembre à une médiation confiée à son homologue vénézuélien, de ne vouloir que « la guerre ».

Les relations entre Caracas et Bogota traversent une grave crise après la décision de M. Chavez - qui qualifie M. Uribe de « pion des Américains » et de « lâche » - de reconnaître aux Farc le statut de belligérants et de demander à l'Union européenne de les rayer de la liste des organisations terroristes.

M. Sarkozy est resté prudent sur ce point. Il a répondu à M. Uribe « que la France demeurait solidaire des positions de l'Union européenne (...) ». Pour Paris, les Farc doivent d'abord libérer leurs centaines d'otages avant tout changement d'attitude des Européens.

M. Uribe a qualifié de « très confiant, très sincère, très constructif » son entretien avec M. Sarkozy, le remerciant pour son soutien dans son combat « contre le terrorisme ».

Partisan de la manière forte vis-à-vis de la guérilla, M. Uribe avait auparavant réaffirmé à la radio Europe 1 que sa priorité était de libérer les otages mais aussi « d'écraser les terroristes ».

Le groupe des Farc « nous sommes en train de le vaincre (...) et il faut que la France le comprenne », a-t-il dit.

Il s'est toutefois dit prêt à négocier avec la guérilla si elle montre sa « bonne foi », ajoutant que jusqu'ici cela n'avait pas été le cas.

M. Uribe a défendu dimanche auprès du fils d'Ingrid Betancourt et de son père, Lorenzo et Fabrice Delloye, qu'il recevait pour la première fois depuis 2002, sa proposition de médiation de l'Eglise catholique.

« C'est la première fois que j'entends qu'il veut un dialogue mais je ne serai optimiste que lorsque les Farc auront accepté une zone de rencontre » pour instaurer un dialogue entre le chef de Farc Manuel Marulanda et M. Uribe, a expliqué à l'AFP Lorenzo Delloye.

Plus circonspecte, la Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt (Ficib) a estimé que M. Uribe était venu faire « une propagande anti-Farc en Europe ».





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29 janvier 2008

LE BON,LA BRUTE et le TRUAND

Colombie

Le Bon, La Brute et le Truand : A propos de la couverture médiatique de la visite d’Alvaro Uribe en France

2 commentaire(s)

MIGUS Romain

 

Photo : Sarkozy-Uribe, EFE.

28 janvier 2008.

La récente visite du président colombien en France a donné lieu à une couverture médiatique qui s’inscrit dans la droite ligne de ce que l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano nomme "le monde à l’envers".

Le scénario de base, la libération des Otages retenus par la Force Armée Révolutionnaire de Colombie (FARC), tel qu’il est présenté par les entreprises de communication françaises font ressurgir chez le lecteur français, tous les schémas et stéréotypes simplistes du wild, wild West des westerns hollywoodiens : des bandits ont pris en otage des fermiers innocents et leurs familles, heureusement le shérif du coin s’apprête à les libérer. Les bandits dans ce type de film, dont l’orientation politique est à peine voilée, c’est généralement les indiens ou les mexicains, bref ce sont des brutes. Le shérif, quant à lui, est l’archétype du citoyen étasunien dominant : blanc, libéral et désintéressé, entièrement dévoué à la défense du Bien, c’est le Bon. Généralement, le scénario, se complique lorsque apparaît une figure hétéroclite qui vient rappeler au spectateur que tout n’est pas si simple. Ce truand pactise avec tout le monde pour en retirer un bénéfice personnel. De fait, il va gêner le Bon dans son combat pour le Bien, l’Ordre et la Morale.

Le spectateur ne saura jamais pourquoi les indiens prennent des otages (généralement une femme) : ce sont des brutes qui agissent impulsivement. De même, à travers ce moyen de propagande que furent les westerns hollywoodiens, il n’apprendra rien sur la colonisation et l’extermination des Peuples Premiers aux Etats-Unis. Quant au truand, même s’il génère quelque sympathie au début du film, les spectateurs le détesteront rapidement pour son côté roublard et manipulateur. Restent le Bon et la vision réductrice de la société, imposée par le scénariste. Le Bon, à la fin du film, triomphe toujours !

La couverture médiatique de la visite d’Uribe en France rappelle ces schèmes simplistes de la propagande cinématographique. Le Bon, c’est le président colombien Alvaro Uribe aimé par son Peuple qui l’a réélu, comme le souligne Paris-Match [1], avec 62% des voix. Qu’il ne fut réélu qu’avec 28% des citoyens qui ont la chance d’être inscrits sur les listes électorales colombiennes, personne n’en saura rien. Le Bon est le Bon parce qu’il est bon. Point.

Les brutes ne sont désormais plus ces bandits d’indiens et de mexicains. Ils sont toujours des bandits mais depuis le 11 septembre 2001, ce sont aussi des terroristes. Même si la thèse de l’enlèvement comme arme de guerre est fortement condamnable, nous n’apprendrons rien sur la genèse des armées de guérilla en Colombie. Ni sur le massacre des 3000 membres de l’Union Patriotique dont le souvenir force la FARC et l’Armée de Libération Nationale (ELN, par ses sigles en espagnol) à la méfiance pour rendre les armes. Rappeler les conditions sordides de l’emprisonnement des otages sans mentionner les actes de tortures, les massacres et les déportations massives de populations opérés par l’armée colombienne et ses alliés paramilitaires renforce l’évidence : les brutes sont des brutes parce qu’elles sont des brutes. Point.

Quant au Truand, il sera soumis à la force du syllogisme aristotélicien. Puisque le truand se refuse à appeler les brutes par leur nom, et puisque les brutes sont des brutes…pardon, des terroristes, alors le truand est lui-même un terroriste. Point.

Et un terroriste sans scrupule, car, selon Le Monde, la demande d’Hugo Chavez de considérer la FARC et l’ELN comme des groupes belligérants permettrait en fait "aux guérillas colombiennes de trouver un soutien officiel au Venezuela" [2]. Le journal Libération, quant à lui, évoque la possibilité pour le gouvernement vénézuélien de vendre des armes à la FARC [3], dès lors que celle-ci serait considérée comme ce qu’elle est : une armée.

Evidement, cette version moderne du manichéisme des westerns hollywoodiens divisant le conflit entre la bonne vision d’Uribe et la mauvaise gestion du président Chávez ne résiste pas une seconde à une observation objective de la situation politique et militaire en Colombie.

Imaginons un autre scénario où notre Clint Eastwood colombien soit accusé par l’hebdomadaire étatsunien Newsweek dans son édition du 09/08/2004 (publication que l’on ne peut qualifier de brûlot gauchiste) d’avoir maintenu des liens étroits avec le trafiquant de drogue Pablo Escobar et le Cartel de Medellin ; accusation qui s’appuie sur des documents déclassifiés du Pentagone. Imaginons qu’au lieu de défendre la veuve et l’orphelin enlevés par les brutes, celui-ci organise des opérations militaires et bombarde la zone où les otages doivent être libérés, comme l’a révélé Consuelo Gonzalez.

On pourrait même rajouter à ce scénario que le Bon, qui refuse de reconnaître que les brutes disposent d’une véritable armée, a consacré 6.5% de son produit intérieur brut (PIB) en dépenses militaires, en plus de l’aide étasunienne liée au Plan Colombie. C’est une forte somme pour un pays où il n’y a ni guerre ni armée rebelle. A titre de comparaison, le royaume d’Espagne, pourtant engagé dans les guerres d’Iraq et d’Afghanistan en 2003, consacrait pour cette année-là, 1.3% de son PIB aux dépenses militaires.

Imaginons un scénario comme celui-ci, et dans le meilleur des cas, le public aura décroché depuis belle lurette au vue de la complexité du problème, dans le pire des cas, on peut penser que le Bon serait alors considéré comme un bandit de grand chemin.

Il est donc plus commode politiquement pour les entreprises de communication françaises de réduire le conflit colombien et les enjeux d’un accord humanitaire à une vision manichéenne aussi éloignée de la réalité que le président colombien ne l’est de la recherche d’une solution réelle au conflit qui ravage ce pays.

Pour avoir une idée plus claire, il faut déjà admettre que Chavez n’est pas un truand compromis avec la mafia malgré ce que laisse entendre la photo, et la légende qui lui correspond, qui introduit le reportage de Paris-Match consacré à Alvaro Uribe [4]. Il faut aussi reconnaître qu’à la différence de son homologue colombien, il fut confortablement élu lors des élections présidentielles de décembre 2006. A titre d’exemple, Chavez et Uribe ont été élus avec quasiment le même nombre de voix, autour de 7.200.000 voix. A la différence près qu’au Venezuela, il y a 26 millions d’habitants et en Colombie 45.000.000 ; sans compter quelques millions de déplacés qui ont dû fuir hors des frontières de ce pays.

Il faut avoir en mémoire qu’à la différence des manipulations politiciennes d’Uribe faisant modifier la loi approuvant la réélection du président par un Congrès acquis à sa cause, Chavez a proposé cette même modification constitutionnelle en referendum populaire. Referendum perdu et accepté comme tel. Il est aussi nécessaire d’avoir à l’esprit, qu’à la différence du Venezuela, où le spectre audiovisuel est acquis à l’opposition, la Colombie ne dispose d’aucune chaîne critique à l’égard de son président.

Admettons donc que le Bon ne soit pas bon, et que le Truand n’en est pas un. Qu’en est-il des Brutes ? Sont-ils des brutes, ou une armée de brutes ? C’est bien là le cœur du problème.

La FARC existe depuis 48 ans et de multiples rencontres entre cette guérilla et des personnalités internationales du monde politique et économique (notamment avec le président de Wall Street en 1999) avaient régulièrement lieu avant la présidence d’Uribe. Avec la classification de la FARC et de l’ELN comme groupes terroristes après les évènements du 11 septembre 2001, la volonté "d’exterminer" la guérilla s’est substituée à la possibilité de trouver une sortie négociée au conflit colombien. Or ni Alvaro Uribe ni ses prédécesseurs ne peuvent affirmer aucun succès militaire réel lorsqu’ils se sont engagés dans cette voie. Car pour mettre un terme à la guerre, il faut déjà reconnaître qu’il y ait une guerre. Pour négocier la paix, il faut déjà reconnaître des interlocuteurs aptes à la négociation.

Comble de l’absurde, un article de Paolo A. Paranagua dans le Monde datant du 13 août 2007. On y apprend qu’ "à Bogota, trois procureurs enquêteurs spécialisés, au Parquet, dans les droits de l’homme, ont bien voulu répondre à nos questions sous couvert de l’anonymat. Ils estiment que les FARC violent les Conventions de Genève et le droit international humanitaire." [5] Nous ne pouvons que féliciter Paranagua pour avoir respecté l’anonymat de ses sources, parce que dans le cas contraire, ces procureurs spécialisés auraient dû repasser leurs examens puisque les conventions de Genève s’appliquent aux conflits armés, ce qui officiellement n’est pas le cas de la Colombie. Soit il s’agit de Brutes, soit d’une armée participant à un conflit et devant se soumettre aux Conventions de Genève, et avec laquelle une sortie de la guerre est juridiquement possible.

La proposition du président Chávez de reconnaître la FARC et l’ELN comme force belligérante s’inscrit dans la volonté du gouvernement vénézuélien de contribuer à la recherche de la paix, tant espérée par le Peuple colombien. Cette proposition appuyée par Amnesty International, a pour but de jeter les bases d’un échange humanitaire et d’un accord de paix entre deux forces militaires qui combattent depuis près de cinquante ans. Réduire la perspective humanitaire de Caracas au scénario du Bon, de la Brute et du Truand tel que nous l’ont exposé les media français, est une tergiversation malsaine qui légitime le recours aux atrocités de la guerre que prônent Alvaro Uribe et son gouvernement.

Pour en finir avec la guerre qui ensanglante la Colombie depuis la mort de Jorge Eliécer Gaitán, la seule solution est une négociation, dont la reconnaissance des groupes guérilleros n’est que le premier pas. Privilégier cette option, lancée par le président Hugo Chávez, délivrerait le Peuple Colombien, prisonnier depuis trop longtemps des prétentions belliqueuses de ses gouvernements. Que cela plaise aux media français, ou non !

Romain Migus

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FONDATION

La Fondation de France, qui abrite les fondations individualisées sous égide, a publié, fin mars, la première enquête nationale sur les fondations françaises. Son verdict ? Utiles, efficaces mais trop peu nombreuses. Avec 2 109 fondations, l’Hexagone se classe au 8e rang des pays européens, loin derrière le trio de tête composé du Danemark (14 000), de la Suède (11 503) et de l’Allemagne (10 085).

La France compte 472 fondations d’utilité publique, 70 d’entreprise, 553 sous l’égide de la fondation de France et un millier sous celle de l’Institut de France.

60 % des fondations ont été créées par des personnes physiques seules, en majorité des hommes, cadres supérieurs, appartenant notamment aux professions libérales (48 %), ou aux professions scientifiques (12 %).

22 % des fondations se consacrent au domaine social, 21 % aux arts et à la culture, 15 % à la santé et 13 % à l’enseignement.

En France, les fondations emploient plus de 47 000 personnes et 28 000 bénévoles.

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La Fondation de France, qui abrite les fondations individualisées sous égide, a publié, fin mars, la première enquête nationale sur les fondations françaises. Son verdict ? Utiles, efficaces mais trop peu nombreuses. Avec 2 109 fondations, l’Hexagone se classe au 8e rang des pays européens, loin derrière le trio de tête composé du Danemark (14 000), de la Suède (11 503) et de l’Allemagne (10 085).

La France compte 472 fondations d’utilité publique, 70 d’entreprise, 553 sous l’égide de la fondation de France et un millier sous celle de l’Institut de France.

60 % des fondations ont été créées par des personnes physiques seules, en majorité des hommes, cadres supérieurs, appartenant notamment aux professions libérales (48 %), ou aux professions scientifiques (12 %).

22 % des fondations se consacrent au domaine social, 21 % aux arts et à la culture, 15 % à la santé et 13 % à l’enseignement.

En France, les fondations emploient plus de 47 000 personnes et 28 000 bénévoles.

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éphéméride

L'éphéméride du mardi 29 janvier 2008

AP - Mardi 29 janvier, 00h00

29 janvier 1782: naissance d'Esprit Auber

(Publicité)

Né à Caen, Daniel François Esprit Auber fut envoyé par son père, maître des Chasses de Louis XVI, faire ses études en Angleterre. De retour en France, il étudia la composition avec Chérubini. Spécialisé dans l'opéra, il travailla beaucoup avec le grand librettiste Scribe. De la cinquantaine d'oeuvres qu'il nous a laissées, se détache bien entendu le fameux "Manon Lescaut" (1856) mais aussi des oeuvres plus légères comme "Fra Diavolo" (1830).

Le chef d'oeuvre d'Esprit Auber reste "La muette de Portici", qui rencontra le plus de succès avec "Fra Diavolo". Sa représentation à Bruxelles, en 1830, donna même le signal du soulèvement populaire belge contre les Pays-Bas, qui devait aboutir à la naissance d'une Belgique autonome.

Auber fut directeur du Conservatoire de Paris en 1842. Il mourut dans la capitale en 1871.

Cela s'est

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AGIR POUR INGRID

25. Le mardi 29 janvier 2008 à 03:16, par F Q

Bonjour,

Plus que jamais, il est urgent d'agir pour que de Mme Betancourt soit libérée.

Pour info, je suis tombé sur ce site. Interessant.....

www.elcorreo.eu.org/rubri...

fred Quillet

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SOUTIEN POUR LA FONDATION INGRID BETANCOURT POUR LES LIBERTES

21. Le lundi 28 janvier 2008 à 22:34, par Pierre Albertini

Réponse à Vincent Portier :

Le combat pour la libération d'Ingrid, citoyenne d'honneur de Rouen et dont le portrait est toujours présent sur la façade de l'Hôtel de ville, doit se poursuivre, sous toutes les formes utiles. Il ne m'appartient pas de m'immiscer dans les affaires intérieures de la Colombie que, vues d'ici, j'ai quelque peine à comprendre. J'encourage seulement tous les amis de la liberté à ne pas baisser les bras.

22. Le lundi 28 janvier 2008 à 23:08, par Noureddine HAIDA

Vous avez raison Monsieur Albertini de maintenir l'affichage de la photo d'Ingrid car il y a bel et bien des chances qu'elle soit libérée rapidement. Je serai parmi les premiers, avec peut être d'autres membres du mouvement le CHENE dont je suis Chargé de Mission en Seine-maritime, à adhèrer à la fondation "INGRID BETANCOURT pour les libertés" que veut créer Vincent Portier comme il l'a dit ci-dessous. Par ailleurs, j'invite tous ceux qui ont un compte sur Facebook, et qui soutiennent cette cause, de rejoindre le groupe "libérté pour Ingrid Betancourt" qui compte aujourd'hui plus de 13000 membres www.facebook.com/group.ph...

23. Le lundi 28 janvier 2008 à 23:21, par Noureddine HAIDA

Pardon pour le chiffre! Ils sont plus de 19000 personnes à avoir accepter de rejoindre le groupe "libérté pour Ingrid Betancourt" . C'est symbolique certes, mais je crois que cela compte beaucoup. Les Farcs ont aussi un oeil sur internet !

24. Le mardi 29 janvier 2008 à 00:33, par portiervincent

Merci Noureddine HAIDA pour votre soutien
je vous invite donc à vous rendre sur le blog qui marque le début de cette grande idée:
www.vincentportier.canalblog.com
FONDATION INGRID BETANCOURT POUR LES LIBERTES
Merci d'avance de faire circuler l'information
La démocratie n'est pas morte dans ce pays,merci pour ingrid,merci pour tous ceux qui sont privés de libertés et d'expressions.

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28 janvier 2008

TOI,JE T'AVAIS DANS LE REGARD

TOI,JE T'AVAIS DANS LE REGRET  de Jessica Soror  Editions de l'Amandier

Dedicace de l'auteur:cette invite à l'alterité absentée qui fait passer la parole de l'autre côté de la barriére des mêmes...Pour rendre et être la voix du silence des absents.Puisse ce recueil nous aider à honorer ceux qui n'ont pas la voix. Jessica Soror 27 janvier 2008

4ème de couverture:

Je parle aux absents

comme l'une des leurs

par éclair et par demeure  J.S.

Jessica Soror,âgée de vingt-et-un ans, publie ici son premier recueil de textes, sous le triple signe de l'inévidence du désir, de la dépossession de soi, et de l'altérité absentée-
Altérité qui fait défaut, et qui, déjà, en la présence de l'autre, est affliction déchirante.        Ce n'est cependant pas tant "la promesse" du manque qui provoque la souffrance qu'elle souhaite énoncer, que l'ambivalence qui réside en chaque chose et que l'écriture ou la voix attestent.
Ainsi, fort singulièrement, son verbe imagé dit cette angoisse d'être au monde, les faux semblants de celui-ci et l'horreur ressentie par la sensibilité exacerbée du poète.

EXTRAIT :
Je saurais te donner vie
Comme la main tendue de l'amant
Je saurais assécher les étangs
Pour que tes pas ne foulent pas leurs plis.
Sur la dune où tu marches, j’avalerai les calculs des pierres
Pour que soie te soient devenus sable
Et le silence des brûlures.

BONNE LECTURE

Pour commander ce livre cliquez ici ==>  http://www.editionsamandier.fr

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SOUTIEN DE Noureddine HAIDA

Le lundi 28 janvier 2008 à 23:08, par Noureddine HAIDA

Vous avez raison Monsieur Albertini de maintenir l'affichage de la photo d'Ingrid car il y a bel et bien des chances qu'elle soit libérée rapidement. Je serai parmi les premiers, avec peut être d'autres membres du mouvement le CHENE dont je suis Chargé de Mission en Seine-maritime, à adhèrer à la fondation "INGRID BETANCOURT pour les libertés" que veut créer Vincent Portier comme il l'a dit ci-dessous. Par ailleurs, j'invite tous ceux qui ont un compte sur Facebook, et qui soutiennent cette cause, de rejoindre le groupe "libérté pour Ingrid Betancourt" qui compte aujourd'hui plus de 13000 membres www.facebook.com/group.ph...

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