06 avril 2008
PASSEPORT SUISSE pour un accord humanitaire?
Négociation en vol entre la Suisse et les farc:
Alors que la mission FrancoFrançaise semble se résumer pour l'instant à la présence d'un Falcon 50 médicalisé sur la base de San José en Colombie voici la position de la Suisse dans le contexte actuel:
Jean-Pierre Gontard, le négociateur suisse, déploie une intense activité de médiateur depuis des années mais L'élimination de Raul Reyes le 1er mars a changé la donne. Il était le contact de Gontard et de Noël Saez. Mais la Suisse recèle des leaders guérilleros.(et donc peut être d'autres contacts que la France)
EXTRAIT DU JOURNAL LE TEMPS, 3 AVRIL 2008:
” Contrairement à ce qui a pu être parfois annoncé, les contacts avec les FARC n’ont jamais été rompus après que l’armée colombienne a abattu le numéro 2 de la guérilla, Raul Reyes. Le médiateur suisse en particulier a toujours joué un rôle clé pour que le lien subsiste. Au sein du trio des pays facilitateurs, c’est lui qui a la plus longue expérience de discussion avec les FARC. La guérilla avait sollicité son intervention pour la première fois il y a plus de dix ans, d’abord de façon informelle. «Aucun émissaire n’a autant de crédit que lui auprès des FARC», souffle même un diplomate français, admiratif.
La mission humanitaire doit se dérouler en trois temps. Le médiateur suisse et son homologue français, ainsi que les diplomates qui les accompagnent, rencontreront d’abord l’entourage du président colombien Alvaro Uribe. La France a accepté d’accorder le statut de réfugiés politiques à des membres des FARC en échange de la libération de Betancourt. Des détails sur les conditions de cet échange restent à préciser. Des inconnues à dissiper. La mission humanitaire doit pouvoir apporter aux FARC des garanties absolues de sécurité. L’exfiltration de Betancourt ne doit pas déraper. Les guérilleros qui remettront l’otage à l’endroit fixé ne doivent pas craindre pour leur vie, le jour J ni les jours suivants.
Puis les deux médiateurs doivent se rendre seuls dans la jungle à un rendez-vous avec un dirigeant des FARC pour discuter des détails de la libération. L’essentiel, apprend-on, est que les deux émissaires puissent apporter tous les éléments susceptibles de restaurer une confiance malmenée par les récentes opérations militaires de l’armée colombienne qui ont affaibli la guérilla. Les FARC se méfient car chaque libération d’otages laisse des traces captées par les satellites des services secrets américains. Ces informations sensibles sont aussitôt remises aux autorités colombiennes, qui s’en servent pour repérer les campements des guérilleros et les détruire. Si les FARC donnent leur feu vert, l’opération de récupération d’Ingrid Betancourt pourra alors être déclenchée.
«Notre mission est délicate et sans garantie de succès», soulignaient hier ceux qui l’ont préparée ces dernières heures. La Suisse maintient le contact avec les FARC officiellement depuis cinq ans, avec une fonction de facilitatrice du dialogue entre la guérilla et le gouvernement colombien. Elle a débuté seule ce difficile travail de médiation. Puis elle a été rejointe par la France, plus récemment par l’Espagne. “
depuis http://jacquesthomet.unblog.fr/2008/04/
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