08 avril 2008
LES FARC REJETTENT LA MISSION HUMANITAIRE FRANCAISE
LES FARC NE VONT LIBERER NI INGRID NI LES AUTRES OTAGES ils rejettent la mission Française dans une nouvelle lettre transmise à l'agence de presse Bolivarienne aujourd'hui (la lettre date du 04 avril 2008)

C’est la nouvelle qui ressort d’un texte de l’agence de presse bolivarienne (ABP), bras politique des FARC et son canal habituel pour transmettre ses communiqués.
AP | 08.04.2008 | 19:57
Les FARC ont annoncé dans un communiqué diffusé aujourd'hui leur refus de la mission humanitaire française dépêchée en Colombie pour tenter d'entrer en contact avec l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.
A Paris, la présidence de la République, sollicitée par l'Associated Press, ne souhaitait pas faire de commentaire dans l'immédiat.
Pour les FARC, la mission médicale française n'est "pas recevable encore moins quand elle n'est pas le résultat d'une concertation, mais de la mauvaise foi du (président colombien Alvaro) Uribe envers le gouvernement de l'Elysée, et une plaisanterie sans âme envers l'attente des familles de prisonniers".
"Nous ne cédons pas au chantage ni aux campagnes médiatiques", précisent les Forces armées révolutionnaires de Colombie dans un texte diffusé sur le site Internet de l'Agence bolivarienne de presse (APB), qui diffuse régulièrement des communiqués des FARC.
Le communiqué est daté du 4 avril, soit le lendemain de l'arrivée à Bogota de l'avion transportant l'équipe chargée de la mission humanitaire.
Dans le texte, le secrétariat des FARC, l'instance dirigeante de la guérilla, appelle à nouveau le gouvernement colombien à créer une zone démilitarisée pour permettre la tenue de pourparlers sur un échange humanitaire. Le président Uribe a rejeté cette demande à plusieurs reprises.
"Si au début de l'année le président Uribe avait démilitarisé Pradera et Florida pendant 45 jours, tant Ingrid Betancourt que les militaires et guérilleros prisonniers auraient déjà été libérés, et cela aurait été la victoire de tous", affirme le communiqué.
Les FARC rappellent que la "libéralisation unilatérale" de Clara Rojas, la directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, et de cinq élus colombiens, avait été "un geste de générosité et de volonté politique". Il s'agissait d'une "décision souveraine" des FARC, "stimulée" par la médiation du président vénézuélien Hugo Chávez et de la sénatrice Piedad Córdoba.
Elles ajoutent que la mort du numéro deux des FARC Raul Reyes, abattu le 1er mars dans un raid de l'armée colombienne en territoire équatorien a "blessé à mort l'espoir d'un échange humanitaire et de paix", car "qui ordonne à ses généraux l'intervention militaire (...) ne veut pas l'échange". "Nous ne sommes en train de demander à personne le statut de réfugié", poursuit le communiqué, dans une allusion aux déclarations de Paris se disant prêt à accueillir les guérilleros sur son territoire.
"Ce que je vois de positif, c'est que la porte des négociations est ouverte", a estimé Astrid Betancourt, la soeur de l'otage franco-colombienne. Interrogée par l'Associated Press, elle a constaté que "les FARC trouvent que la mission humanitaire n'a pas de raison d'être mais laissent la porte ouverte à la négociation".
"Ils considèrent que la mission humanitaire met en danger les campements des FARC car il est possible pour l'armée colombienne de suivre cette mission et de localiser les campements des FARC. C'est la raison pour laquelle les FARC ont refusé cette mission", a-t-elle expliqué.
Pour Astrid Betancourt, "il est urgent aujourd'hui de rétablir le climat de confiance propice pour les négociations, de sécuriser la vie des otages en demandant la cessation des bombardements sur la zone ou se trouvent les campements, et de faire connaître aux FARC le détail des propositions que le gouvernement colombien et la communauté internationale font en échange de la libération d'Ingrid et des autres otages à travers le président (vénézuélien Hugo) Chavez".
Hervé Marro du Comité de soutien à Ingrid Betancourt a dénoncé l'attitude des FARC, qui "font preuve d'un grand mépris de la vie et de la liberté". "On sait qu'Uribe a des responsabilités là-dessus, on n'en doute pas. Mais on ne doute pas non plus de la responsabilité des FARC", a-t-il déclaré à l'Associated Press. "Il faut que les FARC prennent la mesure du rendez-vous historique auquel elles doivent répondre". "En gardant des otages, la posture politique est impossible, c'est une posture de chefs de bande", a-t-il insisté.
Dans la lignée de la "marche blanche" organisée dimanche à Paris et dans plusieurs ville de France, "nous invitons les citoyens à mener une nouvelle action, en disposant aux balcons et aux fenêtres dans le monde entier un drapeau ou un drap blanc portant l'inscription 'Libérez Ingrid et les otages tout de suite'", a-t-il ajouté. "On n'en peut plus. On a la rage d'en finir et de retrouver Ingrid vivante".
Un avion acheminant deux médecins et deux diplomates, composant une mission censée approcher des FARC et de leurs otages, était arrivé jeudi à Bogota. La mission mise en place par la France, l'Espagne et la Suisse, trois pays impliqués depuis longtemps dans les négociations entre le gouvernement colombien et les différentes guérillas du pays.
Le 1er avril, Nicolas Sarkozy avait enregistré un message radio-télévisé à l'attention du chef des FARC Manuel Marulanda, lui demandant de relâcher Ingrid Betancourt "en danger de mort imminente".
Lundi, un ex-otage des FARC libéré il y a peu, Luis Eladio Perez, avait expliqué qu'Ingrid Betancourt était malade, mais pas proche de la mort, selon lui. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait aussi dit croire le même jour qu'elle se porte "mieux qu'on ne l'avait dit". AP
VOIR L'ARTICLE DU 06.04.08 http://vincentportier.canalblog.com/archives/2008/04/06/8625216.html
la version originale (en attente de traduction)
Comunicado del Secretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP sobre la misión médica francesa
por ABP Colombia
ABP/08/04/2008
Comunicado
1. La liberación unilateral de cinco congresistas y de una ex candidata a la vicepresidencia, ocurrida entre enero y febrero, fue ante todo un gesto de generosidad y voluntad política de las FARC, no de debilidad o resultado de una presión, como equivocadamente lo asume el gobierno del señor Uribe.Tales liberaciones obedecieron a una decisión soberana de la insurgencia de las FARC estimulada por la persistente labor humanitaria del Presidente Hugo Chávez y la senadora Piedad Córdoba.
2. Desde la última liberación unilateral del 27 de febrero hemos estado a la espera del decreto presidencial ordenando el despeje militar de Pradera y Florida para concretar allí, con la garantía de la presencia guerrillera, el acuerdo de canje humanitario. Los guerrilleros presos en las cárceles de Colombia y los Estados Unidos, son nuestra prioridad. Rechazamos la calificación amañada del delito político que pretende impedir que los guerrilleros salgan de las cárceles. No estamos reclamando a nadie el estatus de refugiado, utilizado como nombre camuflado del destierro y de la institucionalización del delito de opinión.
3. Lamentamos profundamente que mientras propiciábamos hechos palpables en dirección al canje de prisioneros, el Presidente Uribe planificaba y ejecutaba el artero asesinato del comandante Raúl Reyes, hiriendo de muerte la esperanza de intercambio humanitario y de paz. Quien ordena a sus generales el rescate militar a sangre y fuego, no quiere el canje. Quien ofrece millones de dólares instando a la deserción con prisioneros, no está por el intercambio. Eso es Uribe: el obstáculo principal y el enemigo número uno del canje. Por eso le apuesta irresponsablemente, todos los días, al desenlace fatal.
4. Por las mismas razones expuestas al CICR el 17 de enero, la misión médica francesa no es procedente y mucho menos cuando no es resultado de la concertación, sino de la mala fe de Uribe ante el gobierno del Elíseo, y una burla desalmada a las expectativas de los familiares de los prisioneros. No actuamos bajo chantajes ni bajo el impulso de campañas mediáticas. Si a comienzos de año el Presidente Uribe hubiese despejado Pradera y Florida por 45 días, tanto Ingrid Betancur, como los militares y los guerrilleros presos ya habrían recobrado su libertad, y sería la victoria de todos.
Secretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP
Montañas de Colombia, abril 4 de 2008
AP | 08.04.2008 | 19:57
Les FARC ont annoncé dans un communiqué diffusé mardi leur refus de la mission humanitaire française dépêchée en Colombie pour tenter d'entrer en contact avec l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.
A Paris, la présidence de la République, sollicitée par l'Associated Press, ne souhaitait pas faire de commentaire dans l'immédiat.
Pour les FARC, la mission médicale française n'est "pas recevable encore moins quand elle n'est pas le résultat d'une concertation, mais de la mauvaise foi du (président colombien Alvaro) Uribe envers le gouvernement de l'Elysée, et une plaisanterie sans âme envers l'attente des familles de prisonniers".
"Nous ne cédons pas au chantage ni aux campagnes médiatiques", précisent les Forces armées révolutionnaires de Colombie dans un texte diffusé sur le site Internet de l'Agence bolivarienne de presse (APB), qui diffuse régulièrement des communiqués des FARC.
Le communiqué est daté du 4 avril, soit le lendemain de l'arrivée à Bogota de l'avion transportant l'équipe chargée de la mission humanitaire.
Dans le texte, le secrétariat des FARC, l'instance dirigeante de la guérilla, appelle à nouveau le gouvernement colombien à créer une zone démilitarisée pour permettre la tenue de pourparlers sur un échange humanitaire. Le président Uribe a rejeté cette demande à plusieurs reprises.
"Si au début de l'année le président Uribe avait démilitarisé Pradera et Florida pendant 45 jours, tant Ingrid Betancourt que les militaires et guérilleros prisonniers auraient déjà été libérés, et cela aurait été la victoire de tous", affirme le communiqué.
Les FARC rappellent que la "libéralisation unilatérale" de Clara Rojas, la directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, et de cinq élus colombiens, avait été "un geste de générosité et de volonté politique". Il s'agissait d'une "décision souveraine" des FARC, "stimulée" par la médiation du président vénézuélien Hugo Chávez et de la sénatrice Piedad Córdoba.
Elles ajoutent que la mort du numéro deux des FARC Raul Reyes, abattu le 1er mars dans un raid de l'armée colombienne en territoire équatorien a "blessé à mort l'espoir d'un échange humanitaire et de paix", car "qui ordonne à ses généraux l'intervention militaire (...) ne veut pas l'échange". "Nous ne sommes en train de demander à personne le statut de réfugié", poursuit le communiqué, dans une allusion aux déclarations de Paris se disant prêt à accueillir les guérilleros sur son territoire.
"Ce que je vois de positif, c'est que la porte des négociations est ouverte", a estimé Astrid Betancourt, la soeur de l'otage franco-colombienne. Interrogée par l'Associated Press, elle a constaté que "les FARC trouvent que la mission humanitaire n'a pas de raison d'être mais laissent la porte ouverte à la négociation".
"Ils considèrent que la mission humanitaire met en danger les campements des FARC car il est possible pour l'armée colombienne de suivre cette mission et de localiser les campements des FARC. C'est la raison pour laquelle les FARC ont refusé cette mission", a-t-elle expliqué.
Pour Astrid Betancourt, "il est urgent aujourd'hui de rétablir le climat de confiance propice pour les négociations, de sécuriser la vie des otages en demandant la cessation des bombardements sur la zone ou se trouvent les campements, et de faire connaître aux FARC le détail des propositions que le gouvernement colombien et la communauté internationale font en échange de la libération d'Ingrid et des autres otages à travers le président (vénézuélien Hugo) Chavez".
Hervé Marro du Comité de soutien à Ingrid Betancourt a dénoncé l'attitude des FARC, qui "font preuve d'un grand mépris de la vie et de la liberté". "On sait qu'Uribe a des responsabilités là-dessus, on n'en doute pas. Mais on ne doute pas non plus de la responsabilité des FARC", a-t-il déclaré à l'Associated Press. "Il faut que les FARC prennent la mesure du rendez-vous historique auquel elles doivent répondre". "En gardant des otages, la posture politique est impossible, c'est une posture de chefs de bande", a-t-il insisté.
Dans la lignée de la "marche blanche" organisée dimanche à Paris et dans plusieurs ville de France, "nous invitons les citoyens à mener une nouvelle action, en disposant aux balcons et aux fenêtres dans le monde entier un drapeau ou un drap blanc portant l'inscription 'Libérez Ingrid et les otages tout de suite'", a-t-il ajouté. "On n'en peut plus. On a la rage d'en finir et de retrouver Ingrid vivante".
Un avion acheminant deux médecins et deux diplomates, composant une mission censée approcher des FARC et de leurs otages, était arrivé jeudi à Bogota. La mission mise en place par la France, l'Espagne et la Suisse, trois pays impliqués depuis longtemps dans les négociations entre le gouvernement colombien et les différentes guérillas du pays.
Le 1er avril, Nicolas Sarkozy avait enregistré un message radio-télévisé à l'attention du chef des FARC Manuel Marulanda, lui demandant de relâcher Ingrid Betancourt "en danger de mort imminente".
Lundi, un ex-otage des FARC libéré il y a peu, Luis Eladio Perez, avait expliqué qu'Ingrid Betancourt était malade, mais pas proche de la mort, selon lui. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait aussi dit croire le même jour qu'elle se porte "mieux qu'on ne l'avait dit". AP
Commentaires
Demande de traduction
Bonjour,
Avez vous la traduction du texte emmanant des Farcs sur le site de Jacques Thomet "les Farc ont elle tué ou vont elles tuer Ingrid Bétancourt" et ou il est question de la mort d'Indrid dans des tirs croisés avec l'armé Colombienne?(en date du 8 avril dans son blog)
D'avance merci.
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