07 juillet 2008
"LETTRE OUVERTE "à Madame Ingrid Betancourt
Désormais,vous retrouverez une ou plusieurs fois pas semaine,le lundi et le samedi, suivant les différentes interventions ce rendez vous intitulé "LETTRE OUVERTE"pour donner la parole à ceux qui veulent s'exprimer .Soyez nombreux,n'hésitez pas,nous publierons les commentaires les plus constructifs. Nous répondrons aux autres et effacerons après avoir répondu les commentaires"irrespectueux"
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aujourd'hui honneur à Gabriel Fradet
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Extrait: "Alors on vous pardonnera le reste.... " Gabriel Fradet
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Adresse Internet du message : http://vincentportier.canalblog.com/archives/2008/07/07/0.html
Titre du commentaire : Lettre ouverte à Madame Ingrid Betancourt
Commentaire :
Lettre ouverte à Madame Ingrid Betancourt Madame, Vous voilà revenue parmi nous. Nous ne vous connaissions pas et même j?ose dire que vous nous étiez parfaitement indifférente jusqu?à ce que vous occupiez l?éther , en permanence , jusqu?à la saturation. Vous nous fûtes révélée par un scandale : non pas celui de votre enlèvement par vos sauvages compatriotes, mais par un Ministre Français et qui plus est des Affaires Etrangères. Cet étrange Ministre, au mépris de la souveraineté de votre pays et du Brésil et?du nôtre, prêt à ruiner la France pour vous, s?était fort romantiquement lancé dans une équipée coûteuse et barbouzarde pour vous sauver, ne faisant que vous rendre encore plus précieuses pour vos geôliers. Il a évidemment échoué mais en France le ridicule ne tue pas : là où d?autres pays l?auraient licencié il fut promu Premier Ministre ! Alors votre épopée commença à prendre corps et en même temps les détails même intimes de votre vie furent révélés. On sut (et vous avez même confirmé que si c?était à refaire vous le referiez) les circonstances de votre enlèvement mais aussi comment vous êtes devenue française, comment vous avez plaqué ce petit fonctionnaire et vos enfants pour Bogota et le mirage d?une carrière flamboyante à laquelle vous étiez destinée naturellement, oligarchie oblige, on a appris votre caractère de chien, votre morgue etc. Bref tout de vous. Vous fûtes disséquée, expliquée, étalée sur la place publique. Cette folle équipée lançait aussi une campagne médiatique en votre faveur qui engageait vos enfants, votre ex qui tout en apparaissant pour ce qu?il était réellement se valorisait par une geste de cocu magnanime? Et alors Madame, de l?insignifiance scandaleuse d?un Ministre depuis, quand même, licencié par les Français, on est passé par degrés au scandale orchestré par votre famille et votre insignifiant premier mari et la pétulence récurrente de vos enfants. Pour vous arracher à la barbarie des FARC on négociait, encourageait, vantait les alliés des FARC : le gros UBU de Caracas et ces petits copains gauchistes révolutionnaires ici et là. Oui on médisait de votre propre Président démocratiquement élu, réélu et, horreur, appuyé par votre peuple pour le travail herculéen qu?il avait entrepris pour restaurer la souveraineté de votre pays, son économie, son peuple. Oui par amour pour vous, tous ces gens là qui, médias et gens de gauche et pauvres types de tout bord se sont ralliés et pour dénoncer votre pays et son Président, encenser les adorateurs de Castro, pourtant les ennemis de votre classe, bref ces gens là ont trahi la Colombie ou compromis la France: votre mère en tête, vos enfants derrière, votre ex et tutti quanti. Des manif, des colloques, des affiches , des discours ?toute un marigot de petits piranhas s?est mis à proliférer autour de vous , mentant, inventant, décriant?.petits tricheurs qui peu à peu ont fini par faire de vous une chèvre?et de plus une chèvre encombrante. Renseignez vous vous serez édifiée et peut-être reconsidérerez vous votre affirmation que « si c?était à refaire je le referais, à l?identique?. ». Mais cela n?était que l?écume. L?insolence de Villepin à l?égard de la France était provocatrice. Bien que ne figurant pas expressément dans le programme sarkozien vous avez naturellement incité le Président élu à faire mieux : recevoir le père Ubu , mépriser votre Président, se tromper et persister, coûteusement avec ses avions sanitaires, notre ministre baladeur, qui n?avait rien de mieux à faire que la navette, ses implorations lancées à un gangster bref tout une geste humanitaire alors que tant de gens souffrent en France et que vous êtes avant tout une femme politique colombienne qui avez compromis deux personnes par votre obstination que d?aucuns appellent entêtement.. On ne cessait de parler de vous du matin au soir jusqu?à l?écoeurement, l?indifférence. On vous disait in articulo mortis sans raison, on vous disait ci et ça et on décriait votre Président qui calmement creusait son sillon et marquait de plus en plus de points. Ah les coups de pieds au cul que méritent Mélanie et Lorenzo et leur digne géniteur Fabrice qui se prenait pour Del Dongo. Et comme la France qui n?a rien à faire d?autre pour masquer ces propres problèmes y allait de ses cocorico droitsdel?hommiste. Comprenez que nombre d?entre nous, français de naissance et non par mariage, soucieux de la France, de son état, de son avenir en avions assez de tout cela, rabâché ? Si vous saviez? Et voilà qu?un matin, sans crier gare, vous êtes revenue parmi nous par la grâce d?un Président intelligent et courageux?le vôtre bien sur. Le nôtre, obligé par ses mots à défaut d?actes a simplement exploité la situation aux frais des français encore et encore alors que tant d?autres qui le sont authentiquement restent prisonniers ici et là d?autres gangsters et avec un éclat que ceux qui l?ont été n?ont jamais connu. Vraiment vous n?êtes pas gênée? ? d?aller par exemple au Val de Grâce dans un cortège présidentiel de voitures, gardes du corps, motards, comme un chef d?ETAT ? et d?apprendre que vous êtes « miraculeusement » en excellent santé ce que vous auriez certainement appris à Bogota (au fait était ce vraiment nécessaire cette référence au miracle ou postulez vous à la béatification in vivo pour compromettre encore plus vos concitoyens)? Ferez vous le bilan de ce que vous avez coûté et pas seulement au plan financier à la France, à votre pays, à votre armée, au monde (et notamment sa pègre) ? simplement en refusant un convoi sécurisé pour, petitement créditée de 0 ;4 % des votes, aller délibérément avec votre directrice de campagne (tiens une victime collatérale, le fils de Madame Rojas) vous jeter dans la gueule du loup et vous faire « prendre bêtement aux pattes ». Non, rien dans votre frénésie médiatique (et certainement sans anticiper les conséquences traumatiques qu?auront exacerbé votre sur-médiatisation que vous avez acceptée) ne montre la moindre gêne. Vous vous êtes coulée dans cette posture victimaire héroïque qui paie?pour combien de temps. Tous ces gens-là finalement qu?ont-ils été?peut être grâce à vous (qu?ils ont surexploitée y compris financièrement) un instant eux-mêmes c?est-à-dire le triomphe d?une médiocrité souveraine qu?exploitent dans vergogne les politiciens en proie au désarroi d?un monde qu?ils ne contrôlent plus. Mais n?en êtes vous pas vous-même? J?attends de vous de toutes autres déclarations si vous en avez le courage?politique quand vous serez enfin consciente de tout le mal dont vous êtes la cause?depuis que vous quittâtes le domicile conjugal pour vous précipiter dans une carrière politique à Bogota, digne héritière d?une oligarchie dont votre pays comme tant d?autres en Amérique latine hispanique sont victimes historiques. La doulce France comme vous dites où voudriez terminer vos jours vous dit Madame aussi son dégoût. A vous de montrer que vous êtes autre chose qu?un petit produit mondain. Enfin ! Oui reposez vous, encaissez le choc et parlez enfin vrai?cela témoignera du changement opéré par m?épreuve et de votre épaisseur humaine réelle. Alors on vous pardonnera le reste.. si en plus vous nous le demandez. Gabriel Fradet 6 juillet 2008 PS ne croyez pas que nous ne sommes pas conscients, certains par expérience, de ce que vous avez enduré et que nous ne nous réjouissons pas de la libération d?otages, de la vôtre entre autres.
Auteur : francocolombien
Email : francocolombien@gmail.com
Date de publication : 07/07/08 - 12:02
"MESSAGE DE PAIX"
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aujourd'hui honneur à Ingrid Betancourt

Ingrid Betancourt
The Associated Press - 07/07/08 à PM - 569 mots
MONDE
Ingrid Betancourt: “le président Uribe doit aussi rectifier certaines choses” “ il faut laisser à l’autre l’espace de respect et de tolérance pour qu’il garde la face et pour qu’il puisse à un moment donné accepter de parler avec celui qu’il haït, l’ennemi qu’il combat”.
Le président colombien Alvaro Uribe “doit aussi rectifier certaines choses”, “changer ce vocabulaire radical, extrémiste, de haine”, a déclaré lundi sur RFI Ingrid Betancourt, en confirmant que, par crainte d’un acte de vengeance des FARC, elle ne se rendrait pas en Colombie pour la marche prévue le 20 juillet en faveur des otages.
S’agissant des rumeurs de rançon versée en échange de sa libération, Ingrid Betancourt pense que “peut-être il y a eu, à un plus haut niveau, une infiltration”, “il y a eu quelqu’un qui, quelque part, leur a envoyé une information fausse qu’ils ont crue”. Donc, a-t-elle ajouté, “probablement, oui, il y a eu quelqu’un qui a reçu de l’argent, en tout cas ce n’était pas les gens qui étaient avec nous”.
Tout en saluant l’adresse et les “ficelles” du président Uribe, l’ex-otage franco-colombienne a estimé qu’il devait “rectifier” le tir, au moins dans son discours.
“Le président Uribe a été très adroit, très fort, et il a beaucoup de ficelles dans sa politique de sécurité nationale”, a reconnu l’ex-sénatrice lors d’une émission spéciale sur Radio France Internationale, radio qui lui a transmis de nombreux messages de soutien durant sa détention.
Mais, a-t-elle ajouté, “le président Uribe -non seulement le président Uribe mais la Colombie entière- doit aussi rectifier certaines choses”, “on est arrivé au moment où il faut changer ce vocabulaire radical, extrémiste, de haine, de mots très forts qui blessent intimement l’être humain”.
Ingrid Betancourt a appelé le président Uribe à donner “à l’autre l’espace de respect et de tolérance pour qu’il garde la face et pour qu’il puisse à un moment donné accepter de parler avec celui qu’il haït, l’ennemi qu’il combat”.
L’ex-sénatrice a par ailleurs confirmé que, par mesure de prudence et sur les conseils de sa famille, elle avait décidé de ne pas se rendre en Colombie pour participer à la marche du 20 juillet.
“J’aurais voulu, mais j’ai ma famille qui m’a fait toute une (rire), enfin on s’est réuni, ils ne sont pas tellement d’accord, ils ont peur. Ils pensent qu’ils ont le droit de donner leur avis parce qu’ils ont beaucoup lutté. Mes enfants ont même dit que, s’il fallait mourir, ils viendraient avec moi mourir en Colombie”, a-t-elle dit.
“Donc, non, je pense qu’il faut être intelligent, ce n’est peut-être pas le moment de rentrer, les FARC ont pris un coup terrible, ils pourraient avoir envie de se venger ou de faire quelque chose pour redorer leur blason”, a-t-elle expliqué. “Il vaut mieux être prudent. (…) On peut faire les choses très bien d’ici.”
Concernant son avenir personnel, Ingrid Betancourt n’a pas exclu de reprendre une carrière politique en Colombie, mais a jugé cette hypothèse prématurée à ce stade. Les bons sondages, “ça me donne envie de servir la Colombie de tout mon coeur mais je crois que c’est trop tôt pour parler de ces choses là, on ne sait même pas quelles vont être les règles du jeu”. En outre, a-t-elle ajouté, le président Uribe “en voudrait bien un troisième (mandat), s’il réussit, pourquoi pas?” AP
"NOEL SAEZ",l'homme de l'ombre
d’investigation
depuis http://jacquesthomet.unblog.fr/2008/07/
NOEL SAEZ AVAIT VU UN EMISSAIRE DES FARC AVANT LA LIBERATION D’INGRID
Noël Saez
07 juillet 2008
(avec lepoint.fr)
Noël Saez, l'un des deux émissaires chargés par la France, la Suisse et l'Espagne d'établir des contacts avec les Farc en vue de la libération des otages en Colombie, a confirmé dimanche avoir rencontré la guérilla juste avant la libération d'Ingrid Betancourt. L'ex-consul de France en Colombie s'est par ailleurs refusé à tout commentaire sur les accusations contre son homologue suisse Jean-Pierre Gontard que Bogota soupçonne d'avoir été porteur de la guérilla marxiste de quelque 500.000 dollars.
Noël Saez et Jean-Pierre Gontard sont parvenus le samedi 28 juin en “zone Farc” aux confins du Pacifique et des contreforts de la cordillère des Andes, près de la frontière équatorienne, soit à quelque 400 kilomètres du lieu où a été libérée Ingrid Betancourt quelques jours plus tard. Là, ils se sont entretenus avec “un homme de confiance d'Alfonso Cano, le nouveau numéro un des Farc, à sa demande”, a expliqué Noël Saez. L'homme a demandé “d'attendre quelques jours” une réponse d'Alfonso Cano à des propositions concernant les termes d'un éventuel accord sur les otages.
Jugeant ce délai trop long pour des raisons de sécurité, les émissaires sont repartis sans réponse, selon l'ex-consul de France en Colombie. Ils ont regagné Bogota le 30 juin, soit deux jours avant le déclenchement de l'opération de libération d'Ingrid Betancourt et de 14 autres otages. Selon des sources proches du dossier, les autorités colombiennes “ont attendu que les émissaires soient rentrés pour déclencher l'opération afin d'éviter des représailles à leur encontre”.
L'émissaire suisse “apparaît dans les courriers de Raul Reyes “
Le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a reconnu vendredi être à l'origine des informations de la presse colombienne faisant état de cette mission afin de rendre plus crédible le piège que l'armée était en train de tendre aux guérilleros. Selon une source proche de la présidence française qui a requis l'anonymat, Juan Manuel Santos “a communiqué sur nos émissaires avec notre accord”.
Noël Saez a par ailleurs indiqué que le président Nicolas Sarkozy lui avait demandé de “continuer son travail”, précisant qu'il fallait “attendre un peu avant de se rendre de nouveau dans la jungle afin de laisser la tension retomber”. Ce dernier, diplomate retraité de 66 ans, ainsi que Jean-Pierre Gontard négocient depuis plusieurs années en vue d'obtenir un “accord humanitaire” qui permettrait d'échanger les otages dits “politiques” contre quelque 500 guérilleros emprisonnés. Après la libération d'Ingrid Betancourt et de 14 autres otages, dont trois Américains, il reste “25 otages dits échangeables, dont 3 civils et 22 militaires et policiers”. “On travaille aussi avec les Farc pour obtenir une libération unilatérale des otages”, a-t-il détaillé.
Dans un entretien publié dimanche par le quotidien El Tiempo , le ministre colombien de la Défense a souligné qu'un émissaire désigné par la Suisse pour négocier la libération des otages de la guérilla colombienne a été “porteur” de 500.000 dollars des Farc. Pour preuve, il avance des documents trouvés dans l'ordinateur du dirigeant Raul Reyes. “Ce monsieur [Jean-Pierre] Gontard va devoir expliquer pourquoi il apparaît dans les courriers de Raul Reyes comme le porteur des 500.000 dollars saisis aux Farc au Costa Rica”, déclare Juan Manuel Santos. Néanmoins, le chef de la diplomatie colombienne s'est refusé à donner davantage de précisions. “Je ne peux pas dire un mot de plus”, déclare-t-il dans les colonnes d' El Tiempo .
En mars, après la mort du numéro deux des Farc, Raul Reyes, dans une attaque de l'armée colombienne contre un campement de la guérilla en territoire équatorien, les autorités costaricaines avaient saisi dans une ferme près de San José 480.000 dollars, qu'un couple avait indiqué avoir reçus de la guérilla. Selon le gouvernement colombien, le lieu où se trouvait l'argent figurait dans l'ordinateur de Reyes.
