14 juillet 2008
DEFILE:14 juillet 2008/DES DIZAINES DE DIRIGEANTS A LA CONCORDE
14 juillet: des dizaines de dirigeants à la Concorde, l'ONU à l'honneur
AFP - il y a 35 minutes
PARIS (AFP) - Le défilé militaire du 14 juillet a commencé lundi matin à Paris, avec l'arrivée à l'Arc de Triomphe du président Nicolas Sarkozy alors que plusieurs dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement d'Europe et du pourtour méditerranéen avaient pris place à la Concorde.
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De Bachar al-Assad (Syrie) à Ehud Olmert (Israël), de Silvio Berlusconi (Italie) à Jose Luis Rodriguez Zapatero (Espagne), les invités, qui la veille avaient porté sur les fonts baptismaux l'Union pour la Méditerranée, avaient été accueillis par le président du Sénat Christian Poncelet, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et celui de la Défense Hervé Morin.
Comme le veut la tradition, le chef de l'Etat a descendu les Champs-Elysées à bord d'un command-car aux côtés de Jean-Louis Georgelin, chef d'Etat-major des armées, saluant la foule massée de part et d'autre de la "plus belle avenue du monde".
A la veille du grand défilé, Nicolas Sarkozy et son ministre de la Défense Hervé Morin ont adressé dimanche un message d'apaisement aux militaires secoués par les vives critiques du chef de l'Etat après le drame de Carcassonne où des civils avaient été blessés lors d'une opération portes-ouvertes dans la caserne.
"En tant que chef des armées et au nom de tous nos compatriotes, je vous assure de toute mon estime et mon amitié et je vous renouvelle ma confiance dans vos capacités à exécuter vos missions quotidiennes et à construire notre défense de demain", a déclaré M. Sarkozy dans un "message aux armées".
"Comme vous et comme tous les Français, j'ai été profondément meurtri et choqué par le drame de Carcassonne", poursuit le chef de l'Etat et des armées, dans ce message adressé à chacun des 271.000 militaires des trois armes (terre, air et mer).
"Un tel événement n'engage pas la confiance que j'ai dans nos armées ni celle que les Français leur témoignent", souligne encore M. Sarkozy, même si, dit-il, l'incident de Carcassonne rappelle que "le métier des armes (...) exige en permanence rigueur et réflexion".
Le 29 juin à Carcassonne, 17 personnes, dont quinze civils et plusieurs enfants, avaient été blessés par un sergent qui avait ouvert le feu "par erreur" à balles réelles lors d'une démonstration du 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa). Le président Sarkozy aurait fustigé l'"amateurisme" de l'unité, selon des propos qui lui ont été attribués, provoquant la colère de l'armée.
Lundi avant le début du défilé, le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, a assuré sur RTL que le "malentendu" né entre les militaires et le président Sarkozy était "derrière nous".
Le Premier ministre François Fillon ne doit pas assister lundi au défilé place de la Concorde pour raisons médicales, mais Nicolas Sarkozy a convié la quarantaine de dirigeants ayant participé la veille à Paris au baptême de l'Union pour la Méditerranée, dont le controversé président syrien Bachar al-Assad. Six absences sont annoncées (Algérie, Tunisie, Belgique, Luxembourg, République tchèque, Slovaquie).
Inédite aussi, la présence, à la tête du défilé terrestre, de deux contingents de Casques bleus, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon étant l'"invité d'honneur" du président Nicolas Sarkozy. Les soldats de la paix s'élanceront après le défilé aérien ouvert à 10h45 par la Patrouille de France.
Dans la tribune, aux côtés du couple présidentiel, devrait également prendre place Ingrid Betancourt, douze jours après avoir été arrachée aux Farc par l'armée colombienne.
L'acteur Kad Merad ("Bienvenue chez les Ch'tis!"), incarnera ce 14 juillet en déclamant des extraits du Préambule de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.
Au chapitre militaire, deux premières: sept "paras" devaient, si la météo le permet, clore le défilé par un saut sur la place de la Concorde, et deux MiG, l'un roumain, l'autre slovène -avions de l'ex-pacte de Varsovie- se mêleront à la parade aérienne.
Deuxième du mandat de Nicolas Sarkozy, organisée deux semaines après le début de la présidence française de l'UE, cette parade militaire - 4.000 soldats, 65 avions, une trentaine d'hélicoptères - se déroule sur fond de malaise des armées.
Celles-ci attendent avec inquiétude la traduction, dans les casernes, des 54.000 suppressions d'emploi prévues par le Livre blanc de la Défense.
Reportée à plusieurs reprises depuis le 19 juin, l'annonce de la carte militaire par le ministre Hervé Morin est prévue avant la fin juillet
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