Fondation Ingrid Betancourt pour les Libertés et les Droits de l'Homme

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme-Article premier: Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

27 juillet 2008

BORDEAUX 2008:"MUGABE GO OUT"

Sommet de Bordeaux: l'UE soutient l'Afrique du Sud dans sa médiation au Zimbabwe

Le président Nicolas Sarkozy (c), son homologue sud-africain Thabo Mbeki (g) et le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso, le 25 juillet 2008 à Bordeaux

© 2008 AFP (Patrick Bernard)

Le président Nicolas Sarkozy (c), son homologue sud-africain Thabo Mbeki (g) et le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso, le 25 juillet 2008 à Bordeaux

L'Union européenne a apporté, vendredi à Bordeaux, son soutien à l'Afrique du Sud dans sa médiation "courageuse" au Zimbabwe, "seule voie possible dans l'immédiat" pour sortir le pays de la crise dans laquelle il est plongé depuis la réélection controversée de Robert Mugabe.

L'UE et l'Afrique du Sud tenaient leur premier sommet, dans la capitale girondine, en présence des présidents français Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen, sud-africain Thabo Mbeki et de la Commission européenne Jose Manuel Barroso.

Ce sommet de quelques heures, écourté par M. Sarkozy en raison de l'arrivée en France du candidat démocrate à la présidence des Etats Unis, M. Barack Obama, a été dominé par la question zimbabwéenne. Bruxelles a voté mardi de nouvelles sanctions contre Harare. La médiation de Prétoria pour rapprocher les points de vue de Robert Mugabe et de son opposition est très critiquée.

"Moi, je ne parlerai pas à M. Mugabe parce que j'ai un jugement très sévère sur ce qu'il a fait, mais on ne peut pas reprocher au président Mbeki d'être médiateur et de parler avec les parties", a affirmé M. Sarkozy, lors d'une conférence de presse commune avec MM. Mbeki et Barroso.

Robert Mugabe a été réélu le 27 juin lors d'un simulacre de présidentielle, et après de multiples violences dans son pays, ce qui avait poussé le chef de l'opposition Morgan Tsvangirai à se retirer de la course.

Une large part de la communauté internationale juge "illégitime" sa réélection.

Le président français Nicolas Sarkozy (d) et son homologue sud-africain Thabo Mbeki, le 25 juillet 2008 à Bordeaux

© 2008 AFP (Patrick Bernard)

Le président français Nicolas Sarkozy (d) et son homologue sud-africain Thabo Mbeki, le 25 juillet 2008 à Bordeaux

Selon M. Sarkozy, "il y a un accord (au sein de l'UE) pour soutenir la médiation courageuse du président Mbeki".

Pour l'UE, "ce qui s'est passé est inacceptable, la médiation de Thabo Mbeki doit être soutenue parce qu'il n'y a pas d'autre voie possible dans l'immédiat, il faut (lui) donner un peu de temps mais pas trop de temps", a dit M. Sarkozy.

De son côté, le président sud-africain a estimé que les parties au Zimbabwe devaient "arriver rapidement à un accord". "Je suis très reconnaissant à l'UE pour son soutien", a-t-il ajouté. Il a précisé que lors de ses discussions avec MM. Sarkozy et Barroso, "on n'a pas parlé des sanctions" envers Harare.

Interrogé sur l'éventualité du départ de Robert Mugabe du pouvoir, le président Mbeki a éludé: "la question doit être décidée par les Zimbabwéens eux-mêmes".

Dans une déclaration commune, "l'UE a rappelé qu'elle souhaitait voir former un gouvernement de transition" au Zimbabwe, et indiqué qu'elle était "prête à prendre de nouvelles mesures en l'absence d'évolution positive".

La question du Soudan et du Darfour (ouest), ravagé depuis 2003 par une guerre civile, a également été abordée.

Par la voix de M. Sarkozy, Bruxelles et Pretoria ont appelé "le président soudanais (Omar) el-Béchir à faire les gestes et les efforts nécessaires pour que la communauté internationale comprenne qu'il a reçu le message qui lui a été adressé par le procureur général" de la Cour pénale internationale.

Luis Moreno-Ocampo a demandé le 14 juillet aux juges d'émettre un mandat d'arrêt contre le président soudanais, qu'il accuse de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au Darfour.

Autres sujets discutés: l'approfondissement du "partenariat stratégique" entre l'UE et l'Afrique du Sud, le réchauffement climatique ou encore l'immigration.

Enfin, M. Mbeki a salué la "grande initiative de la Commission européenne", que représente à ses yeux la proposition de Bruxelles de débloquer un milliard d'euros pour l'agriculture et les cultures vivrières dans les pays en voie et développement.

Dernière mise à jour le: Samedi 26 Juillet 2008, 22:18

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SOMMET:BORDEAUX 2008/WATER FOR AFRICA

Le président Nicolas Sarkozy (c), son homologue sud-africain Thabo Mbeki (g) et le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso, le 25 juillet 2008 à Bordeaux

Posté par VINCENT PORTIER à 03:29 - EVENEMENT - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Président Alvaro Uribe:"Le Leader Maximo"

   

Même en France, avec Ingrid Betancourt
Clameur mondiale contre les FARC: Alvaro Uribe superstar

Regardez cette photo,Monsieur le Président Alvaro Uribe léve le doigt vers le ciel avec au second plan,jésus sur la croix.Comme s'il voulait dire aux Farcs,"je ne craint pas les hommes,je ne craint que Dieu"


LatinReporters.com

A nouveau plus de 4 millions de manifestants en Colombie

Analyse de Christian GALLOY,
directeur de LatinReporters.com

MADRID, lundi 21 juillet 2008 - Comme déjà le 4 février dernier, plus de 4 millions de Colombiens et des centaines de milliers de citoyens de 90 villes du monde ont réclamé dimanche la liberté des quelque 3.000 otages encore séquestrés en Colombie par la guérilla marxiste des FARC, ainsi que par d'autres groupes de terroristes ou de délinquants. Acclamé même à Paris, où 10.000 manifestants entouraient Ingrid Betancourt, le président colombien Alvaro Uribe a été, politiquement parlant, la star de ce 20 juillet historique.
(LatinReporters.com)

Preuve en est l'accord signé ce même 20 juillet, jour de la fête nationale colombienne, par le président Uribe avec ses homologues de deux grands pays voisins, le Péruvien Alan Garcia et surtout le Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, figure de proue la plus respectée de la nouvelle gauche latino-américaine.

Les trois chefs d'Etat ont coprésidé le défilé militaire à Leticia, ville de l'Amazonie colombienne où se touchent les trois frontières. Il y ont signé l'accord coordonnant leur combat frontalier contre le trafic d'armes, de munitions, d'explosifs et de stupéfiants. Les militaires de Colombie, du Brésil et du Pérou renforceront leur présence au long des autoroutes naturelles que sont les rivières amazoniennes utilisées par la guérilla narco-marxiste des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) pour s'approvisionner ou se mettre à l'abri.

La veille à Bogota, lors de ses entretiens avec le président Lula, Alvaro Uribe avait obtenu des garanties stratégiques lui permettant d'annoncer l'adhésion de la Colombie au Conseil de défense sud-américain que veut lancer le Brésil dans le cadre de l'Union des nations sud-américaines (Unasur), créée officiellement le 23 mai dernier à Brasilia par les 12 pays du sous-continent.

Ces garanties sont la règle du consensus (permettant un éventuel veto de la Colombie ou de tout autre pays) pour la prise de décision au sein du Conseil de défense; la reconnaissance uniquement des forces institutionnelles de chaque pays signataire et le rejet statutaire des groupes pratiquant la violence, quelle que soit son origine.

Pour autant que ces garanties soient ratifiées par les autres membres de l'Unasur, la guérilla colombienne ne pourrait plus espérer la moindre reconnaissance institutionnelle de la part de l'un quelconque des 12 pays d'Amérique du Sud. La France et la Suisse, ex-médiatrices inutiles et desavouées par Bogota pour déviances pro-FARC, en prendront sans doute note.

Que ce triomphe politique soit avalisé par des icônes de la gauche régionale telles que le président brésilien Lula et la présidente chilienne Michelle Bachelet, consultée téléphoniquement par MM. Lula et Uribe en sa qualité de présidente en exercice de l'Unasur, en dit long sur la capacité de manoeuvre internationale retrouvée par Alvaro Uribe après la libération mondialement applaudie, le 2 juillet par l'armée colombienne, d'Ingrid Betancourt, de trois Américains et de 11 policiers et militaires colombiens, tous séquestrés par les terroristes des FARC pendant plusieurs années.

"Je suis très heureux de cette libération. Je crois que c'est une conquête des droits de l'homme, des citoyens, quelque chose d'extraordinaire... On doit commencer à comprendre que la façon la plus facile d'arriver au pouvoir est de se présenter aux élections" déclarait à Bogota le président Lula.

Cette invitation aux FARC à abandonner la lutte armée pour la voie démocratique est depuis plusieurs semaines lancée à la guérilla par quasi tous les leaders de la gauche latino-américaine, y compris les socialistes radicaux Hugo Chavez (Venezuela), Evo Morales (Bolivie) et Rafael Correa (Equateur).

La célèbre vedette colombienne Shakira, qui chanta l'hymne national aux côtés des trois présidents réunis à Leticia, ajouta cet argument à l'adresse des FARC: "Libérez-vous. Vous vous séquestrez vous-mêmes dans les ténèbres de la jungle."

Même son de cloche à Paris. "Voyez la main tendue par le président Uribe, comprenez que c'est terminé les bains de sang, le moment est venu d'abandonner les fusils et de les remplacer par des roses" a lancé dimanche aux FARC Ingrid Betancourt.

Entourée sur l'esplanade du Trocadéro par dix mille personnes, dont peut-être une majorité de Colombiens, elle remercia encore le président Alvaro Uribe pour sa libération et insista en s'adressant directement au nouveau chef suprême des FARC, Alfonso Cano: "Regarde cette Colombie, accepte la main tendue par le président Uribe, déposez les armes et relâchez les otages".

La foule scanda maintes fois "Uribe! Uribe!". "Merci Uribe" disaient des pancartes en français. Les grands médias de l'Hexagone ont reconnu que des millions de Colombiens se sont mobilisés pour la liberté, contre les enlèvements et contre les FARC.

En février, les mêmes médias firent la fine bouche, réduisant parfois à quelques milliers de personnes une mobilisation similaire. Ingrid Betancourt était alors encore séquestrée. Le président vénézuélien Hugo Chavez était présenté comme la clef de sa libération et certains n'hésitaient pas à dépeindre Alvaro Uribe comme le responsable du drame des otages vu son passé supposé de "fasciste paramilitaire".

Pareille espèce de supercherie, téléguidée par le Quai d'Orsay, les comités Betancourt et la famille de la célèbre ex-otage, conduira-t-elle un jour à désigner le symbole de la nouvelle démocratie espagnole, l'actuel roi Juan Carlos, comme l'un des responsables des centaines de milliers de morts imputables au soulèvement militaire et à la dictature de Franco, aux principes de laquelle le souverain, alors jeune prince, jura solennellement fidélité?

Compte tenu de circonstances héritées et souvent non souhaitées, Juan Carlos Ier et Alvaro Uribe, qui a démonté avec d'inévitables aléas les grandes structures du paramilitarisme colombien, ont chacun, dans leur pays respectif, plus contribué à la démocratie que la plupart de leurs adversaires.

Sur un flanc de la tribune d'où parlait Ingrid Betancourt, au Trocadéro, une banderole clamant "Accord humanitaire maintenant" prouvait qu'à Paris on reste à la traîne au moment d'évaluer la situation en Colombie. Si Alvaro Uribe tend à nouveau aujourd'hui les bras aux FARC, c'est à l'évidence, sans besoin de le dire, pour que cette guérilla négocie une défaite plus ou moins honorable et les termes de sa reddition. Un "accord humanitaire", qui risquerait d'oxygéner politiquement les FARC pour ne libérer qu'une poignée seulement d'otages parmi des centaines ou des milliers d'autres, n'est plus à l'ordre du jour à Bogota.

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NEWS:FARCS/"LA DEBACLE"

Une ONG lui aurait servi de couverture
La responsable présumée des FARC en Espagne arrêtée près de Madrid
Liens entre l'ETA et la guérilla colombienne toujours sous enquête

MADRID / BOGOTA, dimanche 27 juillet 2008 - Responsable présumée en Espagne de la guérilla marxiste colombienne des FARC, avec responsabilités organiques en Europe, l'Espagnole Maria Remedios Garcia Albert a été arrêtée le 26 juillet à San Lorenzo del Escorial, à 50 km au nord-ouest de Madrid. Une ONG lui aurait servi de couverture. Les FARC sont considérées comme terroristes par l'Union européenne.(LatinReporters.com)

La détenue, âgée de 57 ans, est accusée d'appartenance à bande armée. Dans un communiqué, le ministère espagnol de l'Intérieur indique que l'arrestation, dans le cadre d'une action baptisée "Opération Cali", a été effectuée en coordination et avec la collaboration de la police colombienne. Le communiqué utilise l'expression "organisation terroriste" pour se référer aux FARC ( Forces armées révolutionnaires de Colombie).

La Colombie avait mis à la disposition des autorités espagnoles les données disponibles dans les ordinateurs de Raul Reyes, l'ex-nº2 des FARC abattu le 1er mars dernier par l'armée colombienne dans un camp de la guérilla au nord de l'Equateur, pays voisin de la Colombie. Maria Remedios Garcia Albert est la destinataire ou l'expéditrice de nombreux courriers électroniques retrouvés dans ces ordinateurs.

Jusqu'il y a peu membre du secrétariat de l'ONG OSPAAAL (Organisation de solidarité avec les peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine; www.ospaaal.org), Maria Remedios Garcia Albert utilisa cette fonction pour s'impliquer activement depuis l'an 2000 dans des activités d'appui et de collaboration avec les FARC, affirme le communiqué officiel espagnol.

Elle offrit couverture et appui logistique en Espagne à des dirigeants de la guérilla colombienne, dont Raul Reyes lui-même et Ovidio Salinas Perez, alias Juan Antonio Rojas, membre de la commission internationale de la guérilla. En 2007, elle participa à diverses réunions avec de hauts dirigeants des FARC dans des camps de la guérilla en Colombie.

Toujours selon le ministère espagnol de l'Intérieur, Maria Remedios Garcia Albert disposa de diverses quantités d'argent qu'elle devait, sur ordre direct de Raul Reyes, faire parvenir à d'autres responsables des FARC en Europe. Elle servait aussi d'agent de liaison avec des représentants de la guérilla sur le Vieux continent, principalement en Suisse et en Suède.

Au domicile de la détenue, la police a saisi notamment un ordinateur contenant une abondante information sur les activités des FARC.

A Bogota, le directeur de la police colombienne, le général Oscar Naranjo, a affirmé que Maria Remedios Garcia Albert appartenait à la commission internationale des FARC et que son interpellation marque le début d'une série d'arrestations de personnes liées à cette guérilla en Europe.

Collaboration FARC-ETA

Des sources policières espagnoles prétendent que l'Opération Cali ne serait pas liée au dossier de la collaboration entre les FARC et l'organisation indépendantiste basque ETA. L'ETA figure également sur la liste européenne d'organisations terroristes.

A Bogota, 24 heures avant l'arrestation en Espagne de Maria Remedios Garcia Albert, le procureur général colombien Mario Iguaran affirmait à la presse avoir pu identifier, grâce aux ordinateurs de Raul Reyes, des responsables de l'entrée et de la circulation en Espagne d'argent découlant du narcotrafic des FARC.

Mario Iguaran comparaissait devant les journalistes accompagné de Javier Zaragoza, procureur en chef de l'Audience nationale, l'instance pénale espagnole compétente en matière de terrorisme.

"Nous espérons prêter aux autorités colombiennes toute l'aide nécessaire pour éviter le financement de cette organisation terroriste [les FARC]" affirmait M. Zaragoza, après avoir indiqué que les autorités espagnoles n'ignorent pas que l'argent obtenu par les FARC avec la drogue "se meut à travers l'Europe".

Le procureur espagnol était venu à Bogota pour y recevoir la documentation dont dispose la Colombie sur la collaboration entre les séparatistes basques de l'ETA et la guérilla colombienne.

FARC et ETA ont conclu "un accord terroriste" a affirmé le procureur général colombien Mario Iguaran, s'appuyant "non seulement sur le contenu des ordinateurs [de Raul Reyes], mais aussi sur l'information des autorités espagnoles".

Il a ajouté que "parmi les 35.000 archives des ordinateurs de Raul Reyes, 111 mentionnent une relation ETA-FARC, avec des mots clés tels que Espagne, Navarre, Batasuna et des noms de personnes".

Toujours selon Mario Iguaran, ces archives ont permis de détecter "la présence de membres de l'ETA dans des camps des FARC" et la possibilité que "l'ETA réalise des attentats et des enlèvements" à la demande de la guérilla.




© LatinReporters.com - Amérique latine - Espagne
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NEWS:FARCS "MODE D 'EMPLOI"

Un journalisme d’investigationLE NON D’IVAN MARQUEZ A LA FRANCE ET A URIBE

Voici la traduction en français par Colibri, que nous remercions une fois de plus!

Entretien avec Iván Márquez, du secrétariat des FARC
Vendredi 25 juillet 2008

Les agences Anncol et ABP Noticias présentent à leurs lecteurs la transcription des réponses apportées par le Commandant Iván Márquez, membre du secrétariat de l’Etat-major central des FARC-Armée du peuple, aux questions du journaliste William Parra de Telesur, sur différents thèmes relatifs à la réalité de la confrontation politique et sociale que connaît la Colombie.

Q : en premier lieu, que représente la mort du commandant Manuel Marulanda Vélez et comment la disparition de leur chef historique a-t-elle été digérée par les FARC ?

R : elle représente l’absence douloureuse d’un être indispensable ; du bâtisseur de l’Armée du Peuple ; du stratège de la Campagne bolivarienne pour la Nouvelle Colombie ; du commandant légendaire, artisan de la conception tactique, opérationnelle et stratégique des FARC et de la guerre de guerrillas mobiles ; du dirigeant politique de l’insurrection …. Manuel Marulanda Vélez – comme dans les vers de Neruda – ‘n’est pas mort. Il est au milieu de la poudre, debout, tel une mèche allumée’. Il continue à combattre depuis les montagnes rebelles de l’éternité. Il demeure vivant dans les fusils des guerrilleros des FARC, dans le Plan stratégique, dans la Plateforme bolivarienne pour la Nouvelle Colombie, et dans l’aspiration collective à la Grande Patrie et au Socialisme, qui sont comme un immense drapeau au vent. Devant notre Commandant en chef, sur l’autel de la patrie, nous avons juré de vaincre, et nous vaincrons. Comment digérons-nous cette absence? En réaffirmant notre détermination à lutter. En renforçant notre cohésion. En nous ancrant dans nos principes. En empoignant avec davantage de force le livre et les fusils du bouclier invincible de la guerrilla des FARC.

Q : de votre point de vue, quel est le principal héritage laissé par Manuel Marulanda Vélez au pays ?

R : d’avoir jeté les bases du Nouveau Pouvoir avec la construction d’une armée populaire bolivarienne, cohérent dans ses structures, organisé autour du Plan Stratégique, déterminé de manière irréversible à prendre le pouvoir pour le peuple. Manuel Marulanda Vélez est un exemple de conviction, de persévérance et de lutte acharnée. Jamais nous ne serons inférieurs à la foi déposée par les peuples de Notre Amérique dans la lutte de résistance des FARC. Leurs manifestations impressionnantes de solidarité nous font nous exclamer, comme le Libérateur Simón Bolívar que ‘notre résolution est imperturbable : l’indépendance, sinon rien’.

Q : pourriez-vous nous dresser un brève portrait de Manuel Marulanda Vélez ?

R : je travaille en ce moment à un portrait de lui intitulé ‘Manuel Marulanda Vélez, le héros insurgé de la Colombie de Bolívar’. Pour le moment, je ne trouve à répondre à votre demande qu’en vous citant les vers épiques et étincelants du poète Luis Vidales : ‘Je chante, Colombie, pour Manuel, le guerrillero/ C’est lui, Amérique latine, que je chante/ C’est lui, monde d’aujourd’hui, que je vous présente / Manuel est le père de la jungle colombienne / il est le berger de la paix dans le troupeau / Manuel est frère des fleuves et du vent / et là-bas où la montagne est plus libre / douce patrie vers le ciel, là-bas je le sens / dans sa louange la nuit illuminée / lâche sa fusillade d’étoiles / Les hautes terres propres l’ont vu colombien / et l’air pur fut doux à son sommeil / L’aigle qui passe est un tir d’arme à feu / chaque oiseau est comme un papier qui traverse le ciel / Pour lui parler de la patrie les arbres murmurent / et le tronc du palmier fait flamber sa bannière / pour indiquer que passe le guerrillero / Un moment ! lui dit l’aube limpide / et, sur un rocher de l’Ande américaine / elle fait de lui en pied une photo spectrale / Les arbres sont comme des escadres de son armée / en tant que défenseur du pauvre, proche parent du blé / il en est de lui comme de celui-là: quarante fois on l’a laissé pour mort / et quarante fois il est demeuré vivant.

Q : le commandant Marulanda est mort à un mauvais moment pour les FARC : le mois de mars a été très dur pour l’organisation insurgée ; vous avez perdu non seulement Raúl Reyes et Iván Ríos… Quel commentaire vous inspirent les circonstances qui ont caractérisé ce moment de mars si triste ?

R : nous autres révolutionnaires nous ne choisissons pas le moment de notre mort, mais en quelque endroit que la mort nous surprenne, qu’elle soit la bienvenue, comme dit le Che, pour autant –et ça, c’est moi qui le dis – que notre cri de lutte, de lutte pour la paix et la justice sociale, notre cri d’indépendance, de socialisme et Grande Patrie, parvienne à une oreille réceptive. La lutte que nous livrons est une lutte menée jusqu’à ses ultimes conséquences, car, ‘dans une révolution, si elle est sincère, on triomphe ou on meurt’. Les dénouements douloureux sont prévisibles dans toute confrontation, et à plus forte raison si l’on affronte un ennemi doté d’un grand pouvoir de feu, qui a amené la guerre au stade de la dégradation et qui bénéficie de l’appui entier des technologies militaires de pointe et des dollars que lui fournit le gouvernement des Etats-Unis dans le cadre de sa stratégie spoliatrice de domination et d’asservissement. Mais nous pouvons affirmer, malgré le triomphalisme médiatique, que nous sommes en train de sortir de l’horrible nuit de mars forts d’une expérience nouvelle et avec un horizon clair afin de continuer la bataille pour la paix, la justice sociale, la démocratie véritable et la dignité.

Q : pour beaucoup, ces coups reçus, ces morts, laissent les FARC dans une situation difficile. Plusieurs analystes considèrent que cette guerrilla est pratiquement vaincue sur le plan militaire ? Ont-ils raison ?

R : ils ne connaissent pas les FARC. Ils prennent leurs désirs pour la réalité et se bernent avec leurs propres illusions. Les FARC, ce n’est pas une armée de jeunes bleus. Il leur arrive, aux FARC, la même chose qu’à Bolívar, qui croissait dans l’adversité. La fin de la fin des FARC, on en parle depuis l’attaque de Marquetalia en mai 1964. En 44 ans, ils ont lancé toutes sortes de plans et d’opérations militaires pour les annihiler, et ils n’y ont pas réussi.. D’abord le plan LASO, acronyme anglais qui signifie Opération latino-américaine de sécurité, avec pour objectif d’empêcher l’émergence d’un nouveau Cuba sur le continent ; tel était le but de l’opération Marquetalia. Ensuite, ils ont mis sur pied l’opération Sonora qui cherchait à vaincre militairement les FARC dans la Cordillère centrale, mais ils n’ont pas intégré le fait qu’ils combattaient les guerriers de Manuel. Ensuite, ils ont lancé l’opération Centaure ou Maison verte, mais les agresseurs ont dû s’en retourner la queue entre les jambes à Tolemaida, où les attendaient leurs mentors et instructeurs nord-américains. Ces agressions ont été suivies, comme autant de vagues, par les plans Thanatos, Destructor 1, Destructor 2 et le plan Colombie. Et, parallèlement à cela, ils ont déclenché l’horreur du paramilitarisme, stratégie criminelle de contre-insurrection de l’Etat qui cherchait à détruire à travers les massacres, les fosses communes et les tronçonneuses ce qu’il tenait pour les bases sociales de la guerrilla. Et maintenant, avec le Plan patriote conçu par les stratèges du Commandement sud de l’armée des Etats-Unis, avec l’utilisation de technologies militaires sophistiquées, de satellites, d’avions et de drones, avec des troupes qui dépassent les 400 000 soldats et des milliers de conseillers et de mercenaires gringos, avec l’aide militaire de Washington sous forme de dizaines d’hélicoptères et de milliards de dollars sur la période la plus récente, ils aspirent, dans un effort désespéré, à vaincre l’insurrection et le mécontentement populaire. Ni le feu, ni les bombes des opérations militaires des oligarchies et de l’empire, ni les marches manipulées ne parviendront à désarticuler la résistance et la lutte pour une Colombie Nouvelle, bolivarienne. La lutte armée est toujours à l’ordre du jour en Colombie, et ce parce que les problèmes politiques, économiques et sociaux qui l’ont motivée n’ont pas disparu. En 1984, avec l’accord de La Uribe, nous avons essayé la lutte par le voie électorale, mais l’alternative politique que nous proposions, l’Union patriotique, a été balayée à coups de feu. A 5 000 s’est élevé le nombre de morts du fait de l’intransigeance du régime santandériste qui opprime la Colombie. C’est pour cela qu’aujourd’hui nous luttons clandestinement à travers le Mouvement Bolivarien pour la Nouvelle Colombie. Dans les FARC, il y a des gens avec des principes. Nous sommes des indiens courageux. On ne nous séduit pas avec le chant des sirènes. Nous sommes prêts pour engager le combat, avec le pas des vainqueurs, prêts pour la bataille d’Ayacucho du XXième siècle, à laquelle nous convions tous les peuples de Notre Amérique. Pour paraphraser Bolivar, nous sommes comme le soleil, dardant nos rayons de toutes parts.

Q : que pouvez-vous nous dire de la version du président Uribe et du ministre de la défense de Colombie, Jaun Manuel Santos, qui insistent sur le fait que le commandant Marulanda n’est pas mort des suites d’un arrêt cardiaque, mais de peur ou du fait de bombardements intensifs ?

R : avec des idées pareilles, aussi bien le président Uribe que le ministre de la défense Santos, témoignent d’une ânerie aussi incroyable qu’extraordinaire. Seul un imbécile pourrait avaler le fait que le guerrillero légendaire, qui a fait front durant 60 ans à 17 gouvernements et, durant ce laps de temps, à tous les Etats-majors des Forces armées officielles, puisse mourir de peur. La prétention de ces benêts ne peut provoquer que l’hilarité et l’indignation. Comme l’a dit le commandant Manuel lui-même : ‘on ne peut tuer personne avec une rafale de mots’.

Q: comment a été décidée la désignation d’Alfonso Cano comme chef suprême des FARC et quels changements cela suppose-t-il dans la définition de la conduite de l’organisation ?

R : cela pose la continuité des plans. Et, pour ce qui est de la façon dont a été désigné Alfonso comme nouveau commandant des FARC, je dois dire que cela s’est fait à l’unanimité le 27 mars, lorsque nous avons appris la malheureuse nouvelle du décès du Commandant en chef. Ce même jour, nous avons pris également la décision de différer l’annonce de cette information pour la faire coïncider avec le 44ème anniversaire des FARC. L’ensemble de l’Etat-major central, du secrétariat et des combattants des FARC sont unis de manière inébranlable autour du commandant Alfonso Cano.

Q : beaucoup d’analystes et de commentateurs assurent qu’avec l’arrivée du commandant Cano s’ouvrent de nouvelles possibilités pour engager une négociation, et se présente une nouvelle possibilité pour l’échange humanitaire et la paix ? Quel jugement portez-vous sur ces affirmations ?

R: les politiques de FARC sont déjà définies et déterminées par nos Conférences nationales et les Plénums de l’Etat-major central. Il y a une ligne tactique et stratégique qui est élaborée collectivement. La paix a toujours été notre principal objectif stratégique, et, de ce point de vue, nous nous retrouvons avec le Libérateur pour qui ‘l’insurrection s’annonce avec un esprit de paix ; elle résiste au despotisme car celui-ci détruit la paix ; et elle ne prend les armes que pour obliger ses ennemis à la paix’.

______________________________

A suivre…


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LA RESPONSABLE DES FARC EN ESPAGNE A ETE ARRETEE PRES DE MADRID

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26 JUILLET 2008

La police espagnole a arrrêté à San Lorenzo de El Escorial, au nord-ouest de Madrid, “la responsable de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) en Espagne”, de nationalité espagnole. 

A Bogota, le directeur de la police colombienne, le général Oscar Naranjo, a indiqué samedi que cette interpellation marquait le commencement d'une série d'arrestations de personnes liées à la guérilla des Farc en Europe.
“Cette arrestation est le début d'une série d'arrestations qui auront lieu en Europe, surtout de personnes ayant des liens avec les Farc”, a déclaré le général Naranjo à la radio RCN de Bogota.
Selon le directeur de la police, la capture de Garcia Albert, qui, selon lui fait partie de la “commission internationale des Farc”, découle de l'exploitation d'informations retrouvées dans l'ordinateur du numéro deux de la guérilla, Raul Reyes, tué au cours d'une opération de l'armée colombienne en Equateur le 1er mars dernier.
“Nous espérons (de nouvelles arrestations) grâce à l'exploitation des données qui se trouvent dans l'ordinateur de Reyes qui contient un nombre significatif de noms de personnes résidant à l'étranger, certaines Européennes et d'autres Colombiennes”, a ajouté le général Naranjo.
Le chef de la police colombienne a précisé que cette arrestation était “le fruit d'une collaboration étroite entre les polices de Colombie et d'Espagne” dans le cadre de la lutte antiterroriste.

Selon la police, Maria Remedios Garcia Albert, alias “Irene” (photo)', qui “détient également des responsabilités au niveau européen” et qui est chargée de recueillir des fonds pour la guérilla colombienne, est accusée “d'appartenance à une organisation armée”. Mme Garcia Albert, âgée de 57 ans, se trouvait en possession “de diverses quantités d'argent” qu'elle devait faire parvenir aux représentants des Farc en Europe. Toujours selon la même source, elle “offrait une couverture et un appui logistique en Espagne à de hauts dirigeants de cette organisation terroriste, tels Luis Edgar Devia Silva, alias 'Raul Reyes', et Ovidio Salinas Perez, alias 'Juan Antonio Rojas'”. Raul Reyes, tué en mars lors d'un raid de l'armée colombienne, était le numéro deux des Farc. Elle était aussi chargée de faire la liaison avec des représentants de la guérilla colombienne installés principalement en Suisse et en Suède. 


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LE COMMANDANT IVAN MARQUEZ REJETTE L’OFFRE DE LA FRANCE DE DONNER L’ASILE POLITIQUE AUX FARC ET REFUSE DE NEGOCIER AVEC ALVARO URIBE

26 juillet 2008 Interviewé par les agences ABP et ANNCOL, bras politiques des FARC, Ivan Marquez contredit la récente disposition du chef de la guérilla, Alfonso Cano, à négocier avec Alvaro Uribe. Les déclarations opposées dans l’état-major de la guérilla traduisent l’extrême malaise d’une organisation en pleine déliquescence. Rappelons que Marquez s’abrite au Venezuela avec Rodrigo Granda et Jésus Santrich. Voici les extraits de cette interview : -         sur l’offre de Paris de recevoir les guérilleros libérés comme réfugiés politiques : « cette option constitue une offense à la dignité des guérilleros des FARC. Les vrais combattants n’échangent pas les montagnes de la patrie ni leurs convictions contre un déracinement humiliant ». -         sur une négociation avec le président colombien: « avec Uribe la paix n’est qu’une chimère. La solution politique du conflit n’est possible qu’avec un autre gouvernement, et davantage encore si c’est le résultat d’un grand accord national (…), un nouveau gouvernement dont l’objectif de paix le conduirait à ramener l’armée dans ses casernes et à renvoyer les gringos à la maison ».-         sur l’opération Jaque : « tout le travail a été réalisé par deux traîtres, à leur tour trahis par les généraux et le gouvernement ». La entrevista en castellano :

Entrevista a Iván Márquez del secretariado de las FARC

viernes, 25 de julio de 2008
Las agencias ANNCOL y ABP Noticias presentan a sus lectores la trascripción de las respuestas dadas por el Comandante Iván Márquez, integrante del Secretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP, a preguntas planteadas por el Periodista William Parra de TELESUR, sobre diversos temas referidos a la realidad de la confrontación política y social que se desenvuelve en Colombia. En primer lugar, ¿qué significa la muerte del comandante Manuel Marulanda Vélez y cómo ha sido asimilada por las FARC la desaparición de su líder histórico? Significa la ausencia dolorosa de un imprescindible; del constructor del Ejército del Pueblo; del estratega de la Campaña Bolivariana por la Nueva Colombia; del legendario comandante, artesano de la concepción táctica, operacional y estratégica de las FARC y de la guerra de guerrillas móviles; del conductor político de la insurgencia… Manuel Marulanda Vélez -como en los versos de Neruda- “no ha muerto. Está en medio de la pólvora, de pie, como mecha ardiendo”. Sigue combatiendo desde las montañas rebeldes de la eternidad. Sigue vivo en los fusiles de los guerrilleros farianos, en el Plan Estratégico, en la Plataforma Bolivariana por la Nueva Colombia y en el anhelo colectivo de Patria Grande y Socialismo, que son una inmensa bandera al viento. Ante nuestro Comandante en Jefe, ante el altar de la patria, hemos jurado vencer, y venceremos. ¿Cómo asimilamos esta ausencia? Reafirmando nuestra determinación de lucha. Estrechando nuestra cohesión. Ratificándonos en nuestros principios. Empuñando con más fuerza el libro y los fusiles del imbatible escudo guerrillero de las FARC. Según su punto de vista ¿cuál es el mayor legado que ha dejado Manuel Marulanda Vélez al país? Haber sentado las bases para el Nuevo Poder con la construcción de un ejército popular bolivariano, cohesionado en sus estructuras, en torno al Plan Estratégico, irreversible en su propósito de toma del poder para el pueblo. Manuel Marulanda Vélez es ejemplo de convicción, de perseverancia y de lucha inclaudicable. Jamás seremos inferiores a la fe que han depositado los pueblos de Nuestra América en la lucha de resistencia de las FARC. Sus manifestaciones abrumadoras de solidaridad nos hacen exclamar con el Libertador Simón Bolívar que “es imperturbable nuestra resolución de independencia o nada”. 

¿Nos puede hacer una breve semblanza de Manuel Marulanda Vélez? Estoy trabajando una semblanza titulada MANUEL MARULANDA VÉLEZ el héroe insurgente de la Colombia de Bolívar. Por ahora sólo atino responder su requerimiento con los destellantes versos épicos del poeta Luis Vidales: “Canto Colombia a Manuel, el guerrillero/ es éste, América Latina, el que yo canto/ a éste, mundo de hoy, os lo presento/ Manuel es el padre de la selva colombiana/ es el pastor de la paz en el rebaño/ Manuel es hermano de los ríos y del viento/ y allá donde es más libre la montaña/ dulce patria hacia el cielo, allá lo siento/ En su loor la noche iluminada/ suelta su tiroteo de luceros/ Las altas tierras limpias lo vieron colombiano/ y el aire puro le fue dócil a su sueño/ El águila que pasa es un disparo/ cada ave es como un papel que cruza el cielo/ Para hablarle de patria los árboles susurran/ y el mástil de la palma flamea su bandera/ para indicar que pasa el guerrillero/ ¡Un momento! le dice la límpida mañana/ y sobre un risco del ande americano/ le saca una foto espectral de cuerpo entero/ Los árboles son como escuadras de su ejército/ por defensor del pobre, pariente próximo del trigo/ como a éste le sucede: que cuarenta veces lo han dejado muerto/ sólo para quedar cuarenta veces vivo. Murió el comandante Marulanda en un mal momento para las FARC; el mes de marzo fue muy duro para la organización insurgente; perdieron no sólo a Raúl Reyes y a Iván Ríos… ¿Qué comentario le merecen las circunstancias que caracterizaron este marzo de trances tan luctuosos? Los revolucionarios no escogemos un momento para morir, pero en cualquier lugar donde nos sorprenda la muerte, bienvenida sea, como dice el Che, siempre que éste, nuestro grito de lucha –y esto lo digo yo- de lucha por la paz con justicia social, de independencia, de Socialismo y Patria Grande, llegue a un oído receptivo. La lucha que libramos es hasta las últimas consecuencias por que “en una revolución se triunfa o se muere si es verdadera”. Los desenlaces dolorosos son previsibles en una confrontación y mucho más si se enfrenta a un enemigo con un gran poder de fuego, que ha llevado la guerra a la degradación y que tiene todo el respaldo de la tecnología militar de punta y los dólares que le proporciona el gobierno de los Estados Unidos en el marco de su expoliadora estrategia de predominio y subyugación. Pero podemos afirmar que pese al triunfalismo mediático, estamos saliendo de la horrible noche de marzo con nuevas experiencias y con un horizonte claro para continuar la pelea por la paz, la justicia social, la democracia verdadera y la dignidad. Para muchos, estos golpes, estas muertes, dejan a las FARC en difícil situación. Hay varios analistas que consideran que esta guerrilla está casi derrotada militarmente. ¿Están en lo cierto? No conocen a las FARC. Confunden el deseo con la realidad y se engañan con sus propias fantasías. Las FARC no son un ejército de soldados bisoños. A estas les sucede lo que a Bolívar, que se crecía en medio de la adversidad. Del fin del fin de las FARC están hablando desde el ataque a Marquetalia en mayo de 1964. En 44 años han lanzado todos los planes y operaciones militares para aniquilarlas, y no han podido… Primero, el Plan LASO, sigla en inglés que significa Operación Latinoamericana de Seguridad; el objetivo: impedir el surgimiento de una nueva Cuba en el continente, ese era el propósito de la Operación Marquetalia. Luego desplegaron la operación Sonora que buscaba derrotar militarmente a las FARC en la Cordillera Central, pero no tuvieron en cuenta que enfrentaban a los guerreros de Manuel. Después lanzaron la Operación Centauro o Casa Verde, pero los agresores tuvieron que regresar con el rabo entre las piernas a Tolemaida, donde los esperaban sus mentores e instructores norteamericanos. A estas agresiones le siguieron como oleadas los planes Thanatos, Destructor 1, Destructor 2, el Plan Colombia; y paralelamente a estos desataron el horror del paramilitarismo, criminal estrategia contrainsurgente del Estado que buscaba destruir lo que consideraban bases sociales de la guerrilla a través de las masacres, las fosas comunes y las motosierras. Y ahora con el Plan Patriota diseñado por los estrategas del Comando Sur del ejército de los Estados Unidos, con el uso de sofisticadas tecnologías militares, con satélites, con aviones y aparatos no tripulados, con un pie de fuerza que sobrepasa los 400 mil efectivos y miles de asesores y mercenarios gringos, con la “ayuda” militar de Washington con decenas de helicópteros y 10 mil millones de dólares en el último período, aspiran en un esfuerzo desesperado a derrotar a la insurgencia y el descontento popular. Ni el fuego, ni las bombas de las operaciones militares de las oligarquías y el imperio, ni las marchas manipuladas lograrán desarticular la resistencia y la lucha por una Colombia Nueva, bolivariana. La lucha armada en Colombia es vigente y tiene lugar porque los problemas políticos, económicos y sociales que la motivaron no han desaparecido. En 1984, con el Acuerdo de La Uribe, intentamos la lucha por la vía electoral, pero la alternativa política que planteamos, la Unión patriótica, fue barrida a tiros. Cinco mil fueron los muertos por la intransigencia del régimen santanderista que oprime a Colombia. Por eso ahora luchamos clandestinamente a través del Movimiento Bolivariano por la Nueva Colombia. En las FARC hay gente de principios. Somos indios bravos. No nos seducen con cantos de sirenas. Estamos listos para entrarle al combate, con paso de vencedores, al Ayacucho del siglo XXI, al cual convocamos a todos los pueblos de Nuestra América. Parafraseando a Bolívar: estamos como el sol; brotando rayos por todas partes.    ¿Qué nos puede decir de la versión del Presidente Uribe y del ministro de defensa de Colombia Juan Manuel Santos, quienes insisten en que el comandante Marulanda murió no como consecuencia de un paro cardiaco, sino por los intensos bombardeos o por susto? Con tal ocurrencia tanto el Presidente Uribe, como el ministro de defensa Santos, están haciendo uso de la más increíble como extraordinaria asnalidad. Sólo a un imbécil le podría caber en la cabeza que el legendario guerrillero que se enfrentó durante 60 años a 17 gobiernos y a todos los estados mayores de las fuerzas armadas oficiales en ese lapso, pudiera morir de susto. Esa pretensión de tontivanos sólo provoca hilaridad e indignación. Como dijo el mismo comandante Manuel: “a uno no lo pueden matar con disparos de palabras”. ¿Cómo se decidió la designación de Alfonso Cano como comandante máximo de las FARC y qué variaciones implica esta determinación en la conducción de la organización? Implica la continuidad de los planes. Y en cuanto a cómo se designó a Alfonso como nuevo comandante de las FARC, debo decir que por unanimidad el 27 de marzo, cuando nos enteramos de la infausta noticia del deceso del Comandante en Jefe. Ese mismo día tomamos la decisión también de posponer esta información hasta el 23 de mayo para hacerlo en el marco del 44 aniversario de las FARC. Todo el Estado Mayor Central, el Secretariado y los combatientes farianos rodean férreamente unidos al comandante Alfonso Cano. Muchos críticos  y analistas aseguran que con la llegada del comandante  Cano se abren nuevas posibilidades para iniciar una negociación; una nueva oportunidad para el intercambio humanitario y la paz. ¿Qué valoración le da a estas afirmaciones? Las políticas de las FARC ya están definidas, determinadas por nuestras Conferencias Nacionales y los Plenos del Estado Mayor Central. Hay una línea táctica y estratégica elaborada colectivamente. La paz ha sido siempre nuestro principal objetivo estratégico, y en esto coincidimos con el Libertador para quien “la insurrección se anuncia con el espíritu de paz, se resiste contra el despotismo porque éste destruye la paz, y no toma las armas sino para obligar a sus enemigos a la paz”. Los acontecimientos del 2 de julio que desembocaron en la liberación de 15 prisioneros parecieran indicar que los rescates militares son una solución al problema. ¿Que sucedió en las selvas del Guaviare? En el inesperado rescate de 15 prisioneros de guerra en las selvas del Guaviare, ni Uribe ni Santos, ni los generales Padilla ni Montoya son los héroes que se reclaman. En la pretendida operación sólo colocaron los helicópteros; todo el trabajo fue realizado por dos traidores, quienes a su vez resultaron traicionados por los generales y el gobierno. El suceso fue utilizado a fondo para echarle flores al Presidente, a los militares, a la política de Seguridad Democrática, y sobre todo, para tapar la escandalosa ilegitimidad e ilegalidad del segundo mandato del señor Uribe, surgido del delito de cohecho que favoreció su reelección inmediata. Buscaba el Presidente Uribe disimular su talante de desaforado dictador que ataca con todos los fuegos de su ira los fallos de la Corte que le son adversos. Actuando por fuera de su propio estado de derecho pretende derribar desde el Palacio de Nariño, con poderosas cargas explosivas, la independencia de la Corte. Ya tiene sometida la rama legislativa del poder público; ahora va por la jurisdiccional. A propósito de esta liberación del 2 de julio el comandante Fidel Castro ha dicho que las FARC jamás debieron capturar a Ingrid Betancurt y que tampoco debieron tener en las condiciones de la selva en prisión a los soldados y a los civiles que tenían las FARC, y esto lo señala como un acto de crueldad. ¿Qué opina sobre ese argumento del comandante? No quisiera exteriorizar sentimientos que provocan este tipo de posiciones. Solamente quiero decir que las FARC están en todo su derecho de buscar por todos los medios la libertad de los combatientes guerrilleros presos tanto en las cárceles del régimen como en las del imperio. Buscamos una salida que ponga término al sufrimiento del cautiverio de los prisioneros de las dos  partes contendientes. Hay que pensar también en la crueldad y en las cadenas que soportan los nuestros en las mazmorras del régimen uribista y en las del imperio, que son las mismas que padecen los 5 héroes cubanos y los miles de prisioneros violentados en sus derechos como ocurre en las cárceles de Abu Graih y de Guantánamo. Quiero agregar que en Colombia algunos dirigentes políticos son más militaritas y guerreristas que los propios militares. Muchos de ellos instrumentan y son protagonistas activos de la legislación de guerra y de la represión contra el pueblo de Colombia por cuenta del terrorismo de Estado. El presidente Uribe habla de cercos humanitarios sobre los posibles campamentos donde se encuentran los prisioneros de guerra. ¿Qué significado tiene para las FARC este anuncio; continúa la orden de no permitir el rescate a sangre y fuego? No existen cercos humanitarios, sino cercos militares. Lo de los cercos humanitarios es un engaño para dar la sensación de un control territorial que nunca ha existido. De por medio lo que existe es una orden infame del Presidente Uribe a sus generales de rescatar a sangre y fuego a los prisioneros, sin que importen las consecuencias. En estas circunstancias, cualquier desenlace fatal será responsabilidad del señor Uribe. El gobierno francés ha ofrecido recibir a  todos los miembros de las FARC que estén incluidos en el intercambio. ¿Si se concreta el intercambio, estarían las FARC dispuestas a dejar que los guerrilleros liberados, vayan a otro país? Ese planteamiento es de por sí una afrenta a la dignidad de los guerrilleros de las FARC. Los verdaderos combatientes no cambian las montañas de la patria ni sus convicciones por un humillante destierro en ultramar. Francia asumió el primero de julio la presidencia de la Unión Europea. ¿Por el interés de este país en el intercambio humanitario, las FARC pensarán la posibilidad de buscar el reconocimiento político, el reconocimiento de beligerancia y el retiro de su nombre de la lista de grupos terroristas? De hecho somos una fuerza beligerante a la espera de que quienes quieran coadyuvar a la paz de Colombia, hagan ese reconocimiento. Es una condición temporal mientras se resuelve el conflicto de legitimidades. El calificativo de terroristas no es más que una imposición del más grande terrorista que ha tenido la humanidad: el gobierno de los Estados Unidos.  Los medios hablan profusamente de unas FARC golpeadas política y militarmente, y diezmadas tanto en número de combatientes como en recursos económicos. Expresan los analistas que las FARC pasan por el peor momento de su historia; ¿Qué tan golpeadas están las FARC? En realidad lo que les preocupa es un eventual desencadenamiento de la inconformidad social con la existencia de una guerrilla bolivariana como las FARC, que ya ha completado el despliegue estratégico de su fuerza por todo el territorio nacional. Por eso el Plan patriota. Por eso el escalamiento de la intervención militar de los Estados Unidos en Colombia. Por eso la conversión de la base aérea de Tres Esquinas, en base militar estadounidense en la amazonía que codician. Si las FARC estuviesen resquebrajadas no estarían anunciando el traslado de la base de Manta para Colombia. Lo que se está resquebrajando es la podrida institucionalidad colombiana salpicada de sangre y cocaína, narco-paramilitarismo e ilegitimidad. ¿En los actuales momentos es posible que se pueda llegar a una negociación de paz con el gobierno Uribe? Con Uribe la paz no es más que una quimera. La solución política del conflicto sólo es posible con otro gobierno, y mucho más si es el resultado de un Gran Acuerdo Nacional en el que jueguen papel protagónico las fuerzas del cambio y el soberano que es el pueblo. Un nuevo gobierno que haciendo de la paz su objetivo cimero recoja las tropas en sus cuarteles y mande a los gringos para su casa. Cuál es la caracterización que las FARC tienen en este momento del gobierno de Uribe y de la situación de la institucionalidad colombiana en medio del aquelarre de la narco-para-política y otros escándalos más como el de la Yidis-política? Es un gobierno narco-paramilitar, ilegítimo e ilegal. Sólo lo sostiene el criminal apoyo del gobierno de Washington, el terrorismo de Estado, la manipulación de la opinión a través de campañas mediáticas, las masacres, el despojo de tierras, el desplazamiento forzoso, la motosierra, los fraudes y el cohecho. Estados Unidos necesita un régimen como el de Colombia, para utilizarlo como cabeza de playa para el asalto neoliberal al continente. Las FARC han dicho que el gobierno de Uribe Vélez es ilegal e ilegítimo. ¿Por qué entonces se mantiene, según lo difunde la prensa colombiana, en los más altos niveles de popularidad; por qué no cae este gobierno? Las encuestas no consultan el 70 por ciento de la población que se debate en la pobreza y en la miseria, ni a los más de 4 millones de desplazados por el terrorismo de Estado. No consultan al 50 por ciento de la población económicamente activa que sufre la angustia cotidiana del desempleo y del subempleo. No consultan a los sindicalistas perseguidos, ni a los indígenas violentados, ni a las negritudes olvidadas, ni a los estudiantes reprimidos. El 80 por ciento de la popularidad de Uribe es una farsa y es el resultado de la más asquerosa manipulación de la opinión. ¿Qué se puede esperar de la nueva generación de comandantes que ha asumido la conducción de las FARC: una línea militar más dura o por el contrario el arribo a la política total? Continuar el camino trazado por el inolvidable Comandante en jefe Manuel Marulanda Vélez, es decir, el de la política total, que es la lucha estratégica por la toma del poder por la vía de las armas y de la insurrección con lo que se llegaría a un gobierno revolucionario, o por la vía de las alianzas políticas hacia la instauración de un gobierno verdaderamente democrático, en consonancia con la Plataforma Bolivariana por la Nueva Colombia. Según los supuestos computadores incautados al comandante Raúl Reyes las FARC han sido financiadas por el gobierno del Presidente Hugo Chávez. ¿Qué hay de cierto en eso? Si eso hubiese sido así, ya habríamos tumbado a este gobierno títere de los Estados Unidos. Esa afirmación es un pretexto intervencionista. Lo que debe llamar la atención de Latinoamérica y el mundo son los 10 mil millones de dólares que la Casa Blanca ha aportado al gobierno terrorista de Uribe para masacrar al pueblo, desaparecerlo, despojarlo, desplazarlo… Colombia es el primer receptor de ayuda militar de los Estados Unidos en el hemisferio, y el tercer receptor en el mundo. Claro, el gobierno de Washington apoya de esta manera a su testaferro predilecto en la desestabilización de la región, pensando en la contención de la poderosa fuerza bolivariana que ya se ve venir en el horizonte de este siglo. Un tribunal de los pueblos debe conducir al banquillo de los acusados al imperio rapaz y violento que quiere seguir subyugando a los pueblos. ¿Financiaron las FARC la campaña presidencial de Rafael Correa en Ecuador? ¿Y con qué? Eso es un contrasentido. Son las FARC las que necesitan la acción del internacionalismo solidario de los pueblos del mundo. ¿Con todas las dificultades que se han presentado en torno al tema de la presencia guerrillera como excusa que ha generado la crisis diplomática entre Colombia y Ecuador ó Colombia y Venezuela, no se plantea la necesidad de un replanteamiento en la persistencia de esta forma de lucha, sobre todo cuando está latente la amenaza de Estados Unidos con el argumento de que actuará contra quienes consideren que apoyan el terrorismo? La lucha armada no está en cuestión. Las causas que la motivaron no se han modificado. Las oligarquías sólo quieren una paz que no toque sus privilegios, que no modifique las injustas estructuras políticas, económicas y sociales que han causado la pobreza pública. La estrategia de dominación de los Estados Unidos ya está trazada y el pretexto es lo de menos. Lo que los gringos quieren es el petróleo de Venezuela, el gas de Bolivia, las riquezas de la Amazonia, y la miseria para nuestros pueblos. Lo que se impone es la articulación de la resistencia a las políticas agresivas del imperio. Quiero recordar que en los fusiles guerrilleros de las FARC resisten los pueblos de Nuestra América. Y en cuanto a la pertinencia de la lucha armada, una reflexión del Libertador: “Aun cuando sean alarmantes las consecuencias de la resistencia al poder, no es menos cierto que existe en la naturaleza del hombre social un derecho inalienable que legitima la insurrección”. Mientras existan las FARC nadie podrá quitarle el fusil al Che. ¿La Guajira es de Venezuela como dice el Presidente Chávez? Sin duda, la Guajira pertenece a la Colombia de Bolívar y del primer precursor de la independencia de Nuestra América, el generalísimo Francisco de Miranda. Nuestro criterio es el mismo expuesto por el libertador a Páez: “Se me olvidó decir a usted que hemos pensado fundir juntas dos o tres mitades de los departamentos de Boyacá, Zulia y Barinas para que no haya más frontera de Venezuela ni de Nueva Granada, porque esta división es la que nos está matando, y por lo mismo debemos destruirla”. Una reafirmación final: Hemos jurado vencer, y Venceremos. 


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LES FARC LIBERENT 8 OTAGES ET LES REMETTENT AU CICR EN COLOMBIE

25 juillet 2008 Cette nouvelle rassurera tous ceux qui avaient redouté un rejet du CICR par la guérilla après la présence d’un logo de la Croix rouge internationale sur le gilet de l’un des 9 membres du commando dans l’Opération « Jaque ». “La libération est intervenue à la suite d'une demande adressée par les FARC au CICR”, révèle le CICR dans un communiqué, en précisant que la libération des otages avait eu lieu dans la région rurale d'Antioquia, dans le nord-ouest de la Colombie.“L'opération a été possible grâce au dialogue strictement confidentiel entre les parties concernées et à l'action humanitaire, neutre et indépendante du CICR”, a ajouté le Comité, en se déclarant “prêt à contribuer à la recherche de mécanismes en vue de la libération d'autres otages”.Ces otages avaient été enlevés par les Forces armées révolutionnaires de Colombie le 17 juillet dernier, alors qu'ils circulaient en bateau près de la localité de Riosucio, à 600 km au nord-ouest de Bogota.Aqui el Comunicado de Prensa del CICR :


Río Arquía, Antioquia
El CICR recibe de las FARC 8 civiles

El Comité Internacional de la Cruz Roja (CICR) recibió, ayer miércoles 23
de julio de 2008, en la zona rural del municipio de Vigía del Fuerte
(Antioquia) a 8 civiles que se encontraban en poder de la FARC-EP desde el
pasado 17 de julio de 2008.

La operación fue posible gracias a la interlocución confidencial y discreta
de las partes concernidas y bajo la acción humanitaria, neutral e
independiente del CICR

La liberación se realizó luego de una solicitud que las FARC cursó al CICR.

El CICR reitera su disponibilidad de apoyar la búsqueda de mecanismos para
obtener la liberación de otros rehenes, así como de los demás detenidos en
poder de los grupos armados.


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MES DOUTES SUR L’INTERVIEW D’ALFONSO CANO AU QUOTIDIEN ITALIEN LA REPUBBLICA

24 JUILLET 2008

Voici le résumé de ce présumé entretien du chef des FARC avec un certain Jordi Valle pour La Repubblica, traduit et publié par Courrier International.

AFFAIRE BETANCOURT • Le chef des FARC s’exprime sur la libération d’Ingrid Betancourt

Après avoir traversé la jungle colombienne jusqu’à une localité tenue secrète à la frontière avec l’Equateur, l’entrepreneur d’origine catalane Jordi Valle a rencontré Guillermo Léon Vargas, alias Alfonso Cano. C’est la première fois que le nouveau chef des Forces armées révolutionnaires de la Colombie (FARC) rencontre un journaliste depuis la spectaculaire libération de la sénatrice Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages aux mains des FARC, le 2 juillet dernier.

Accompagné d’un mystérieux Français dont il ne révèle que le prénom, “Jean” (et le fait qu’”il était à Paris lors de la rencontre entre Ingrid Betancourt et Nicolas Sarkozy”), Valle raconte dans Il Venerdì, le supplément du quotidien romain La Repubblica, que Cano laisse entendre que le fait que la libération des otages a eu lieu sans effusion de sang n’est pas le fruit du hasard. “J’imagine que les gens savent lire entre les lignes, que le fait qu’Ingrid était bien portante et la facilité avec laquelle s’est déroulée l’opération parle de lui-même.”

Cano insiste ensuite sur la “négociation”, considérée comme “fondamentale pour résoudre un problème - celui de la guérilla - qui dure depuis longtemps. Entre deux groupes politiques opposés, la négociation avant tout. La pacification du pays est déterminante pour l’avenir du peuple colombien.” Y aurait-il eu négociation et rançon ? demande Valle. “Un changement dans les méthodes de guerre”, réplique Cano, qui avoue toutefois que les FARC sont “peut-être un peu hors du temps, incapables de réagir à un encerclement toujours plus technologique. Mais nous sommes nombreux et savons nous protéger de l’œil électronique le plus pénétrant. Les branches de la forêt nous cachent.”

Cano ne cache pas son envie de parvenir à une issue négociée de la rébellion. “Un chef responsable de ses hommes cherche la négociation. Si toutes les parties la veulent.” Cano dément qu’il y ait eu, comme l’a affirmé la Télévision suisse romande, paiement d’une rançon, de même qu’il dit ne pas croire à la version des autorités colombiennes selon laquelle les otages ont été libérés sur ordre d’un homme imitant au téléphone la voix de Cano. “Je défie quiconque d’imiter ma voix. Personne ne peut me ressembler, du moins pour mes hommes.” Le “jefe” des FARC se demande enfin si un changement à le tête de l’Etat colombien ne serait pas souhaitable et imagine volontiers Ingrid Betancourt succéder au président Alvaro Uribe. “Elle a appris à connaître la Colombie et ses problèmes, et j’ai l’impression qu’à Paris elle a sollicité moins de fermeté avec les FARC et une négociation.”

Ma réaction:

J'ai les plus grands doutes sur la véracité de cet entretien. La radio W de Bogota, que je viens d'écouter, a parlé avec ce Jordi Valle, qui a rapidement coupé le téléphone. Ce n'est pas un entrepreneur, mais un employé du gaz qui aurait travaillé en Equateur dans la société Liquigaz, a-t-il dit. Je n'ai pu trouver le texte intégral dans le site du journal italien, mais la radio W l'a obtenu. Jordi Valle aurait rencontré Cano à Nueva Loja, une localité d'Equateur. C'est impensable! Le chef des FARC est pourchassé dans la région du défil de las Hermosas dans le centre de la Colombie. Jordi Valle publie aussi un entretien avec Alvaro Uribe qui aurait dit que “les USA ne sont pas prêts pour élire un noir à la présidence”. Or l'ambassade de Colombie à Rome a démenti et révélé que jamais Uribe n'avait reçu cet homme, qui apparaît donc comme un mythomane avéré.

La Repubblica se doit d'expliquer ce qu'il en est.

Posté par VINCENT PORTIER à 03:08 - NEWS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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