27 juillet 2008
NEWS:FARCS/"LA DEBACLE"
| Une ONG lui aurait servi de couverture La responsable présumée des FARC en Espagne arrêtée près de Madrid Liens entre l'ETA et la guérilla colombienne toujours sous enquête MADRID / BOGOTA, dimanche 27 juillet 2008 - Responsable présumée en Espagne de la guérilla marxiste colombienne des FARC, avec responsabilités organiques en Europe, l'Espagnole Maria Remedios Garcia Albert a été arrêtée le 26 juillet à San Lorenzo del Escorial, à 50 km au nord-ouest de Madrid. Une ONG lui aurait servi de couverture. Les FARC sont considérées comme terroristes par l'Union européenne.(LatinReporters.com) La détenue, âgée de 57 ans, est accusée d'appartenance à bande armée. Dans un communiqué, le ministère espagnol de l'Intérieur indique que l'arrestation, dans le cadre d'une action baptisée "Opération Cali", a été effectuée en coordination et avec la collaboration de la police colombienne. Le communiqué utilise l'expression "organisation terroriste" pour se référer aux FARC ( Forces armées révolutionnaires de Colombie). La Colombie avait mis à la disposition des autorités espagnoles les données disponibles dans les ordinateurs de Raul Reyes, l'ex-nº2 des FARC abattu le 1er mars dernier par l'armée colombienne dans un camp de la guérilla au nord de l'Equateur, pays voisin de la Colombie. Maria Remedios Garcia Albert est la destinataire ou l'expéditrice de nombreux courriers électroniques retrouvés dans ces ordinateurs. Jusqu'il y a peu membre du secrétariat de l'ONG OSPAAAL (Organisation de solidarité avec les peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine; www.ospaaal.org), Maria Remedios Garcia Albert utilisa cette fonction pour s'impliquer activement depuis l'an 2000 dans des activités d'appui et de collaboration avec les FARC, affirme le communiqué officiel espagnol. Elle offrit couverture et appui logistique en Espagne à des dirigeants de la guérilla colombienne, dont Raul Reyes lui-même et Ovidio Salinas Perez, alias Juan Antonio Rojas, membre de la commission internationale de la guérilla. En 2007, elle participa à diverses réunions avec de hauts dirigeants des FARC dans des camps de la guérilla en Colombie. Toujours selon le ministère espagnol de l'Intérieur, Maria Remedios Garcia Albert disposa de diverses quantités d'argent qu'elle devait, sur ordre direct de Raul Reyes, faire parvenir à d'autres responsables des FARC en Europe. Elle servait aussi d'agent de liaison avec des représentants de la guérilla sur le Vieux continent, principalement en Suisse et en Suède. Au domicile de la détenue, la police a saisi notamment un ordinateur contenant une abondante information sur les activités des FARC. A Bogota, le directeur de la police colombienne, le général Oscar Naranjo, a affirmé que Maria Remedios Garcia Albert appartenait à la commission internationale des FARC et que son interpellation marque le début d'une série d'arrestations de personnes liées à cette guérilla en Europe. Collaboration FARC-ETA Des sources policières espagnoles prétendent que l'Opération Cali ne serait pas liée au dossier de la collaboration entre les FARC et l'organisation indépendantiste basque ETA. L'ETA figure également sur la liste européenne d'organisations terroristes. A Bogota, 24 heures avant l'arrestation en Espagne de Maria Remedios Garcia Albert, le procureur général colombien Mario Iguaran affirmait à la presse avoir pu identifier, grâce aux ordinateurs de Raul Reyes, des responsables de l'entrée et de la circulation en Espagne d'argent découlant du narcotrafic des FARC. Mario Iguaran comparaissait devant les journalistes accompagné de Javier Zaragoza, procureur en chef de l'Audience nationale, l'instance pénale espagnole compétente en matière de terrorisme. "Nous espérons prêter aux autorités colombiennes toute l'aide nécessaire pour éviter le financement de cette organisation terroriste [les FARC]" affirmait M. Zaragoza, après avoir indiqué que les autorités espagnoles n'ignorent pas que l'argent obtenu par les FARC avec la drogue "se meut à travers l'Europe". Le procureur espagnol était venu à Bogota pour y recevoir la documentation dont dispose la Colombie sur la collaboration entre les séparatistes basques de l'ETA et la guérilla colombienne. FARC et ETA ont conclu "un accord terroriste" a affirmé le procureur général colombien Mario Iguaran, s'appuyant "non seulement sur le contenu des ordinateurs [de Raul Reyes], mais aussi sur l'information des autorités espagnoles". Il a ajouté que "parmi les 35.000 archives des ordinateurs de Raul Reyes, 111 mentionnent une relation ETA-FARC, avec des mots clés tels que Espagne, Navarre, Batasuna et des noms de personnes". Toujours selon Mario Iguaran, ces archives ont permis de détecter "la présence de membres de l'ETA dans des camps des FARC" et la possibilité que "l'ETA réalise des attentats et des enlèvements" à la demande de la guérilla. © LatinReporters.com - Amérique latine - Espagne
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NEWS:FARCS "MODE D 'EMPLOI"
Un journalisme d’investigationLE NON D’IVAN MARQUEZ A LA FRANCE ET A URIBE
Voici la traduction en français par Colibri, que nous remercions une fois de plus!
Entretien avec Iván Márquez, du secrétariat des FARC
Vendredi 25 juillet 2008
Les agences Anncol et ABP Noticias présentent à leurs lecteurs la transcription des réponses apportées par le Commandant Iván Márquez, membre du secrétariat de l’Etat-major central des FARC-Armée du peuple, aux questions du journaliste William Parra de Telesur, sur différents thèmes relatifs à la réalité de la confrontation politique et sociale que connaît la Colombie.
Q : en premier lieu, que représente la mort du commandant Manuel Marulanda Vélez et comment la disparition de leur chef historique a-t-elle été digérée par les FARC ?
R : elle représente l’absence douloureuse d’un être indispensable ; du bâtisseur de l’Armée du Peuple ; du stratège de la Campagne bolivarienne pour la Nouvelle Colombie ; du commandant légendaire, artisan de la conception tactique, opérationnelle et stratégique des FARC et de la guerre de guerrillas mobiles ; du dirigeant politique de l’insurrection …. Manuel Marulanda Vélez – comme dans les vers de Neruda – ‘n’est pas mort. Il est au milieu de la poudre, debout, tel une mèche allumée’. Il continue à combattre depuis les montagnes rebelles de l’éternité. Il demeure vivant dans les fusils des guerrilleros des FARC, dans le Plan stratégique, dans la Plateforme bolivarienne pour la Nouvelle Colombie, et dans l’aspiration collective à la Grande Patrie et au Socialisme, qui sont comme un immense drapeau au vent. Devant notre Commandant en chef, sur l’autel de la patrie, nous avons juré de vaincre, et nous vaincrons. Comment digérons-nous cette absence? En réaffirmant notre détermination à lutter. En renforçant notre cohésion. En nous ancrant dans nos principes. En empoignant avec davantage de force le livre et les fusils du bouclier invincible de la guerrilla des FARC.
Q : de votre point de vue, quel est le principal héritage laissé par Manuel Marulanda Vélez au pays ?
R : d’avoir jeté les bases du Nouveau Pouvoir avec la construction d’une armée populaire bolivarienne, cohérent dans ses structures, organisé autour du Plan Stratégique, déterminé de manière irréversible à prendre le pouvoir pour le peuple. Manuel Marulanda Vélez est un exemple de conviction, de persévérance et de lutte acharnée. Jamais nous ne serons inférieurs à la foi déposée par les peuples de Notre Amérique dans la lutte de résistance des FARC. Leurs manifestations impressionnantes de solidarité nous font nous exclamer, comme le Libérateur Simón Bolívar que ‘notre résolution est imperturbable : l’indépendance, sinon rien’.
Q : pourriez-vous nous dresser un brève portrait de Manuel Marulanda Vélez ?
R : je travaille en ce moment à un portrait de lui intitulé ‘Manuel Marulanda Vélez, le héros insurgé de la Colombie de Bolívar’. Pour le moment, je ne trouve à répondre à votre demande qu’en vous citant les vers épiques et étincelants du poète Luis Vidales : ‘Je chante, Colombie, pour Manuel, le guerrillero/ C’est lui, Amérique latine, que je chante/ C’est lui, monde d’aujourd’hui, que je vous présente / Manuel est le père de la jungle colombienne / il est le berger de la paix dans le troupeau / Manuel est frère des fleuves et du vent / et là-bas où la montagne est plus libre / douce patrie vers le ciel, là-bas je le sens / dans sa louange la nuit illuminée / lâche sa fusillade d’étoiles / Les hautes terres propres l’ont vu colombien / et l’air pur fut doux à son sommeil / L’aigle qui passe est un tir d’arme à feu / chaque oiseau est comme un papier qui traverse le ciel / Pour lui parler de la patrie les arbres murmurent / et le tronc du palmier fait flamber sa bannière / pour indiquer que passe le guerrillero / Un moment ! lui dit l’aube limpide / et, sur un rocher de l’Ande américaine / elle fait de lui en pied une photo spectrale / Les arbres sont comme des escadres de son armée / en tant que défenseur du pauvre, proche parent du blé / il en est de lui comme de celui-là: quarante fois on l’a laissé pour mort / et quarante fois il est demeuré vivant.
Q : le commandant Marulanda est mort à un mauvais moment pour les FARC : le mois de mars a été très dur pour l’organisation insurgée ; vous avez perdu non seulement Raúl Reyes et Iván Ríos… Quel commentaire vous inspirent les circonstances qui ont caractérisé ce moment de mars si triste ?
R : nous autres révolutionnaires nous ne choisissons pas le moment de notre mort, mais en quelque endroit que la mort nous surprenne, qu’elle soit la bienvenue, comme dit le Che, pour autant –et ça, c’est moi qui le dis – que notre cri de lutte, de lutte pour la paix et la justice sociale, notre cri d’indépendance, de socialisme et Grande Patrie, parvienne à une oreille réceptive. La lutte que nous livrons est une lutte menée jusqu’à ses ultimes conséquences, car, ‘dans une révolution, si elle est sincère, on triomphe ou on meurt’. Les dénouements douloureux sont prévisibles dans toute confrontation, et à plus forte raison si l’on affronte un ennemi doté d’un grand pouvoir de feu, qui a amené la guerre au stade de la dégradation et qui bénéficie de l’appui entier des technologies militaires de pointe et des dollars que lui fournit le gouvernement des Etats-Unis dans le cadre de sa stratégie spoliatrice de domination et d’asservissement. Mais nous pouvons affirmer, malgré le triomphalisme médiatique, que nous sommes en train de sortir de l’horrible nuit de mars forts d’une expérience nouvelle et avec un horizon clair afin de continuer la bataille pour la paix, la justice sociale, la démocratie véritable et la dignité.
Q : pour beaucoup, ces coups reçus, ces morts, laissent les FARC dans une situation difficile. Plusieurs analystes considèrent que cette guerrilla est pratiquement vaincue sur le plan militaire ? Ont-ils raison ?
R : ils ne connaissent pas les FARC. Ils prennent leurs désirs pour la réalité et se bernent avec leurs propres illusions. Les FARC, ce n’est pas une armée de jeunes bleus. Il leur arrive, aux FARC, la même chose qu’à Bolívar, qui croissait dans l’adversité. La fin de la fin des FARC, on en parle depuis l’attaque de Marquetalia en mai 1964. En 44 ans, ils ont lancé toutes sortes de plans et d’opérations militaires pour les annihiler, et ils n’y ont pas réussi.. D’abord le plan LASO, acronyme anglais qui signifie Opération latino-américaine de sécurité, avec pour objectif d’empêcher l’émergence d’un nouveau Cuba sur le continent ; tel était le but de l’opération Marquetalia. Ensuite, ils ont mis sur pied l’opération Sonora qui cherchait à vaincre militairement les FARC dans la Cordillère centrale, mais ils n’ont pas intégré le fait qu’ils combattaient les guerriers de Manuel. Ensuite, ils ont lancé l’opération Centaure ou Maison verte, mais les agresseurs ont dû s’en retourner la queue entre les jambes à Tolemaida, où les attendaient leurs mentors et instructeurs nord-américains. Ces agressions ont été suivies, comme autant de vagues, par les plans Thanatos, Destructor 1, Destructor 2 et le plan Colombie. Et, parallèlement à cela, ils ont déclenché l’horreur du paramilitarisme, stratégie criminelle de contre-insurrection de l’Etat qui cherchait à détruire à travers les massacres, les fosses communes et les tronçonneuses ce qu’il tenait pour les bases sociales de la guerrilla. Et maintenant, avec le Plan patriote conçu par les stratèges du Commandement sud de l’armée des Etats-Unis, avec l’utilisation de technologies militaires sophistiquées, de satellites, d’avions et de drones, avec des troupes qui dépassent les 400 000 soldats et des milliers de conseillers et de mercenaires gringos, avec l’aide militaire de Washington sous forme de dizaines d’hélicoptères et de milliards de dollars sur la période la plus récente, ils aspirent, dans un effort désespéré, à vaincre l’insurrection et le mécontentement populaire. Ni le feu, ni les bombes des opérations militaires des oligarchies et de l’empire, ni les marches manipulées ne parviendront à désarticuler la résistance et la lutte pour une Colombie Nouvelle, bolivarienne. La lutte armée est toujours à l’ordre du jour en Colombie, et ce parce que les problèmes politiques, économiques et sociaux qui l’ont motivée n’ont pas disparu. En 1984, avec l’accord de La Uribe, nous avons essayé la lutte par le voie électorale, mais l’alternative politique que nous proposions, l’Union patriotique, a été balayée à coups de feu. A 5 000 s’est élevé le nombre de morts du fait de l’intransigeance du régime santandériste qui opprime la Colombie. C’est pour cela qu’aujourd’hui nous luttons clandestinement à travers le Mouvement Bolivarien pour la Nouvelle Colombie. Dans les FARC, il y a des gens avec des principes. Nous sommes des indiens courageux. On ne nous séduit pas avec le chant des sirènes. Nous sommes prêts pour engager le combat, avec le pas des vainqueurs, prêts pour la bataille d’Ayacucho du XXième siècle, à laquelle nous convions tous les peuples de Notre Amérique. Pour paraphraser Bolivar, nous sommes comme le soleil, dardant nos rayons de toutes parts.
Q : que pouvez-vous nous dire de la version du président Uribe et du ministre de la défense de Colombie, Jaun Manuel Santos, qui insistent sur le fait que le commandant Marulanda n’est pas mort des suites d’un arrêt cardiaque, mais de peur ou du fait de bombardements intensifs ?
R : avec des idées pareilles, aussi bien le président Uribe que le ministre de la défense Santos, témoignent d’une ânerie aussi incroyable qu’extraordinaire. Seul un imbécile pourrait avaler le fait que le guerrillero légendaire, qui a fait front durant 60 ans à 17 gouvernements et, durant ce laps de temps, à tous les Etats-majors des Forces armées officielles, puisse mourir de peur. La prétention de ces benêts ne peut provoquer que l’hilarité et l’indignation. Comme l’a dit le commandant Manuel lui-même : ‘on ne peut tuer personne avec une rafale de mots’.
Q: comment a été décidée la désignation d’Alfonso Cano comme chef suprême des FARC et quels changements cela suppose-t-il dans la définition de la conduite de l’organisation ?
R : cela pose la continuité des plans. Et, pour ce qui est de la façon dont a été désigné Alfonso comme nouveau commandant des FARC, je dois dire que cela s’est fait à l’unanimité le 27 mars, lorsque nous avons appris la malheureuse nouvelle du décès du Commandant en chef. Ce même jour, nous avons pris également la décision de différer l’annonce de cette information pour la faire coïncider avec le 44ème anniversaire des FARC. L’ensemble de l’Etat-major central, du secrétariat et des combattants des FARC sont unis de manière inébranlable autour du commandant Alfonso Cano.
Q : beaucoup d’analystes et de commentateurs assurent qu’avec l’arrivée du commandant Cano s’ouvrent de nouvelles possibilités pour engager une négociation, et se présente une nouvelle possibilité pour l’échange humanitaire et la paix ? Quel jugement portez-vous sur ces affirmations ?
R: les politiques de FARC sont déjà définies et déterminées par nos Conférences nationales et les Plénums de l’Etat-major central. Il y a une ligne tactique et stratégique qui est élaborée collectivement. La paix a toujours été notre principal objectif stratégique, et, de ce point de vue, nous nous retrouvons avec le Libérateur pour qui ‘l’insurrection s’annonce avec un esprit de paix ; elle résiste au despotisme car celui-ci détruit la paix ; et elle ne prend les armes que pour obliger ses ennemis à la paix’.
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A suivre…
LA RESPONSABLE DES FARC EN ESPAGNE A ETE ARRETEE PRES DE MADRID
26 JUILLET 2008
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LE COMMANDANT IVAN MARQUEZ REJETTE L’OFFRE DE LA FRANCE DE DONNER L’ASILE POLITIQUE AUX FARC ET REFUSE DE NEGOCIER AVEC ALVARO URIBE
26 juillet 2008 Interviewé par les agences ABP et ANNCOL, bras politiques des FARC, Ivan Marquez contredit la récente disposition du chef de la guérilla, Alfonso Cano, à négocier avec Alvaro Uribe. Les déclarations opposées dans l’état-major de la guérilla traduisent l’extrême malaise d’une organisation en pleine déliquescence. Rappelons que Marquez s’abrite au Venezuela avec Rodrigo Granda et Jésus Santrich. Voici les extraits de cette interview : - sur l’offre de Paris de recevoir les guérilleros libérés comme réfugiés politiques : « cette option constitue une offense à la dignité des guérilleros des FARC. Les vrais combattants n’échangent pas les montagnes de la patrie ni leurs convictions contre un déracinement humiliant ». - sur une négociation avec le président colombien: « avec Uribe la paix n’est qu’une chimère. La solution politique du conflit n’est possible qu’avec un autre gouvernement, et davantage encore si c’est le résultat d’un grand accord national (…), un nouveau gouvernement dont l’objectif de paix le conduirait à ramener l’armée dans ses casernes et à renvoyer les gringos à la maison ».- sur l’opération Jaque : « tout le travail a été réalisé par deux traîtres, à leur tour trahis par les généraux et le gouvernement ». La entrevista en castellano :
| Entrevista a Iván Márquez del secretariado de las FARC |
| viernes, 25 de julio de 2008 |
| Las agencias ANNCOL y ABP Noticias presentan a sus lectores la trascripción de las respuestas dadas por el Comandante Iván Márquez, integrante del Secretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP, a preguntas planteadas por el Periodista William Parra de TELESUR, sobre diversos temas referidos a la realidad de la confrontación política y social que se desenvuelve en Colombia. En primer lugar, ¿qué significa la muerte del comandante Manuel Marulanda Vélez y cómo ha sido asimilada por las FARC la desaparición de su líder histórico? Significa la ausencia dolorosa de un imprescindible; del constructor del Ejército del Pueblo; del estratega de la Campaña Bolivariana por la Nueva Colombia; del legendario comandante, artesano de la concepción táctica, operacional y estratégica de las FARC y de la guerra de guerrillas móviles; del conductor político de la insurgencia… Manuel Marulanda Vélez -como en los versos de Neruda- “no ha muerto. Está en medio de la pólvora, de pie, como mecha ardiendo”. Sigue combatiendo desde las montañas rebeldes de la eternidad. Sigue vivo en los fusiles de los guerrilleros farianos, en el Plan Estratégico, en la Plataforma Bolivariana por la Nueva Colombia y en el anhelo colectivo de Patria Grande y Socialismo, que son una inmensa bandera al viento. Ante nuestro Comandante en Jefe, ante el altar de la patria, hemos jurado vencer, y venceremos. ¿Cómo asimilamos esta ausencia? Reafirmando nuestra determinación de lucha. Estrechando nuestra cohesión. Ratificándonos en nuestros principios. Empuñando con más fuerza el libro y los fusiles del imbatible escudo guerrillero de las FARC. Según su punto de vista ¿cuál es el mayor legado que ha dejado Manuel Marulanda Vélez al país? Haber sentado las bases para el Nuevo Poder con la construcción de un ejército popular bolivariano, cohesionado en sus estructuras, en torno al Plan Estratégico, irreversible en su propósito de toma del poder para el pueblo. Manuel Marulanda Vélez es ejemplo de convicción, de perseverancia y de lucha inclaudicable. Jamás seremos inferiores a la fe que han depositado los pueblos de Nuestra América en la lucha de resistencia de las FARC. Sus manifestaciones abrumadoras de solidaridad nos hacen exclamar con el Libertador Simón Bolívar que “es imperturbable nuestra resolución de independencia o nada”. ¿Nos puede hacer una breve semblanza de Manuel Marulanda Vélez? Estoy trabajando una semblanza titulada MANUEL MARULANDA VÉLEZ el héroe insurgente de la Colombia de Bolívar. Por ahora sólo atino responder su requerimiento con los destellantes versos épicos del poeta Luis Vidales: “Canto Colombia a Manuel, el guerrillero/ es éste, América Latina, el que yo canto/ a éste, mundo de hoy, os lo presento/ Manuel es el padre de la selva colombiana/ es el pastor de la paz en el rebaño/ Manuel es hermano de los ríos y del viento/ y allá donde es más libre la montaña/ dulce patria hacia el cielo, allá lo siento/ En su loor la noche iluminada/ suelta su tiroteo de luceros/ Las altas tierras limpias lo vieron colombiano/ y el aire puro le fue dócil a su sueño/ El águila que pasa es un disparo/ cada ave es como un papel que cruza el cielo/ Para hablarle de patria los árboles susurran/ y el mástil de la palma flamea su bandera/ para indicar que pasa el guerrillero/ ¡Un momento! le dice la límpida mañana/ y sobre un risco del ande americano/ le saca una foto espectral de cuerpo entero/ Los árboles son como escuadras de su ejército/ por defensor del pobre, pariente próximo del trigo/ como a éste le sucede: que cuarenta veces lo han dejado muerto/ sólo para quedar cuarenta veces vivo. Murió el comandante Marulanda en un mal momento para las FARC; el mes de marzo fue muy duro para la organización insurgente; perdieron no sólo a Raúl Reyes y a Iván Ríos… ¿Qué comentario le merecen las circunstancias que caracterizaron este marzo de trances tan luctuosos? Los revolucionarios no escogemos un momento para morir, pero en cualquier lugar donde nos sorprenda la muerte, bienvenida sea, como dice el Che, siempre que éste, nuestro grito de lucha –y esto lo digo yo- de lucha por la paz con justicia social, de independencia, de Socialismo y Patria Grande, llegue a un oído receptivo. La lucha que libramos es hasta las últimas consecuencias por que “en una revolución se triunfa o se muere si es verdadera”. Los desenlaces dolorosos son previsibles en una confrontación y mucho más si se enfrenta a un enemigo con un gran poder de fuego, que ha llevado la guerra a la degradación y que tiene todo el respaldo de la tecnología militar de punta y los dólares que le proporciona el gobierno de los Estados Unidos en el marco de su expoliadora estrategia de predominio y subyugación. Pero podemos afirmar que pese al triunfalismo mediático, estamos saliendo de la horrible noche de marzo con nuevas experiencias y con un horizonte claro para continuar la pelea por la paz, la justicia social, la democracia verdadera y la dignidad. Para muchos, estos golpes, estas muertes, dejan a las FARC en difícil situación. Hay varios analistas que consideran que esta guerrilla está casi derrotada militarmente. ¿Están en lo cierto? No conocen a las FARC. Confunden el deseo con la realidad y se engañan con sus propias fantasías. Las FARC no son un ejército de soldados bisoños. A estas les sucede lo que a Bolívar, que se crecía en medio de la adversidad. Del fin del fin de las FARC están hablando desde el ataque a Marquetalia en mayo de 1964. En 44 años han lanzado todos los planes y operaciones militares para aniquilarlas, y no han podido… Primero, el Plan LASO, sigla en inglés que significa Operación Latinoamericana de Seguridad; el objetivo: impedir el surgimiento de una nueva Cuba en el continente, ese era el propósito de la Operación Marquetalia. Luego desplegaron la operación Sonora que buscaba derrotar militarmente a las FARC en la Cordillera Central, pero no tuvieron en cuenta que enfrentaban a los guerreros de Manuel. Después lanzaron la Operación Centauro o Casa Verde, pero los agresores tuvieron que regresar con el rabo entre las piernas a Tolemaida, donde los esperaban sus mentores e instructores norteamericanos. A estas agresiones le siguieron como oleadas los planes Thanatos, Destructor 1, Destructor 2, el Plan Colombia; y paralelamente a estos desataron el horror del paramilitarismo, criminal estrategia contrainsurgente del Estado que buscaba destruir lo que consideraban bases sociales de la guerrilla a través de las masacres, las fosas comunes y las motosierras. Y ahora con el Plan Patriota diseñado por los estrategas del Comando Sur del ejército de los Estados Unidos, con el uso de sofisticadas tecnologías militares, con satélites, con aviones y aparatos no tripulados, con un pie de fuerza que sobrepasa los 400 mil efectivos y miles de asesores y mercenarios gringos, con la “ayuda” militar de Washington con decenas de helicópteros y 10 mil millones de dólares en el último período, aspiran en un esfuerzo desesperado a derrotar a la insurgencia y el descontento popular. Ni el fuego, ni las bombas de las operaciones militares de las oligarquías y el imperio, ni las marchas manipuladas lograrán desarticular la resistencia y la lucha por una Colombia Nueva, bolivariana. La lucha armada en Colombia es vigente y tiene lugar porque los problemas políticos, económicos y sociales que la motivaron no han desaparecido. En 1984, con el Acuerdo de La Uribe, intentamos la lucha por la vía electoral, pero la alternativa política que planteamos, la Unión patriótica, fue barrida a tiros. Cinco mil fueron los muertos por la intransigencia del régimen santanderista que oprime a Colombia. Por eso ahora luchamos clandestinamente a través del Movimiento Bolivariano por la Nueva Colombia. En las FARC hay gente de principios. Somos indios bravos. No nos seducen con cantos de sirenas. Estamos listos para entrarle al combate, con paso de vencedores, al Ayacucho del siglo XXI, al cual convocamos a todos los pueblos de Nuestra América. Parafraseando a Bolívar: estamos como el sol; brotando rayos por todas partes. ¿Qué nos puede decir de la versión del Presidente Uribe y del ministro de defensa de Colombia Juan Manuel Santos, quienes insisten en que el comandante Marulanda murió no como consecuencia de un paro cardiaco, sino por los intensos bombardeos o por susto? Con tal ocurrencia tanto el Presidente Uribe, como el ministro de defensa Santos, están haciendo uso de la más increíble como extraordinaria asnalidad. Sólo a un imbécil le podría caber en la cabeza que el legendario guerrillero que se enfrentó durante 60 años a 17 gobiernos y a todos los estados mayores de las fuerzas armadas oficiales en ese lapso, pudiera morir de susto. Esa pretensión de tontivanos sólo provoca hilaridad e indignación. Como dijo el mismo comandante Manuel: “a uno no lo pueden matar con disparos de palabras”. ¿Cómo se decidió la designación de Alfonso Cano como comandante máximo de las FARC y qué variaciones implica esta determinación en la conducción de la organización? Implica la continuidad de los planes. Y en cuanto a cómo se designó a Alfonso como nuevo comandante de las FARC, debo decir que por unanimidad el 27 de marzo, cuando nos enteramos de la infausta noticia del deceso del Comandante en Jefe. Ese mismo día tomamos la decisión también de posponer esta información hasta el 23 de mayo para hacerlo en el marco del 44 aniversario de las FARC. Todo el Estado Mayor Central, el Secretariado y los combatientes farianos rodean férreamente unidos al comandante Alfonso Cano. Muchos críticos y analistas aseguran que con la llegada del comandante Cano se abren nuevas posibilidades para iniciar una negociación; una nueva oportunidad para el intercambio humanitario y la paz. ¿Qué valoración le da a estas afirmaciones? Las políticas de las FARC ya están definidas, determinadas por nuestras Conferencias Nacionales y los Plenos del Estado Mayor Central. Hay una línea táctica y estratégica elaborada colectivamente. La paz ha sido siempre nuestro principal objetivo estratégico, y en esto coincidimos con el Libertador para quien “la insurrección se anuncia con el espíritu de paz, se resiste contra el despotismo porque éste destruye la paz, y no toma las armas sino para obligar a sus enemigos a la paz”. Los acontecimientos del 2 de julio que desembocaron en la liberación de 15 prisioneros parecieran indicar que los rescates militares son una solución al problema. ¿Que sucedió en las selvas del Guaviare? En el inesperado rescate de 15 prisioneros de guerra en las selvas del Guaviare, ni Uribe ni Santos, ni los generales Padilla ni Montoya son los héroes que se reclaman. En la pretendida operación sólo colocaron los helicópteros; todo el trabajo fue realizado por dos traidores, quienes a su vez resultaron traicionados por los generales y el gobierno. El suceso fue utilizado a fondo para echarle flores al Presidente, a los militares, a la política de Seguridad Democrática, y sobre todo, para tapar la escandalosa ilegitimidad e ilegalidad del segundo mandato del señor Uribe, surgido del delito de cohecho que favoreció su reelección inmediata. Buscaba el Presidente Uribe disimular su talante de desaforado dictador que ataca con todos los fuegos de su ira los fallos de la Corte que le son adversos. Actuando por fuera de su propio estado de derecho pretende derribar desde el Palacio de Nariño, con poderosas cargas explosivas, la independencia de la Corte. Ya tiene sometida la rama legislativa del poder público; ahora va por la jurisdiccional. A propósito de esta liberación del 2 de julio el comandante Fidel Castro ha dicho que las FARC jamás debieron capturar a Ingrid Betancurt y que tampoco debieron tener en las condiciones de la selva en prisión a los soldados y a los civiles que tenían las FARC, y esto lo señala como un acto de crueldad. ¿Qué opina sobre ese argumento del comandante? No quisiera exteriorizar sentimientos que provocan este tipo de posiciones. Solamente quiero decir que las FARC están en todo su derecho de buscar por todos los medios la libertad de los combatientes guerrilleros presos tanto en las cárceles del régimen como en las del imperio. Buscamos una salida que ponga término al sufrimiento del cautiverio de los prisioneros de las dos partes contendientes. Hay que pensar también en la crueldad y en las cadenas que soportan los nuestros en las mazmorras del régimen uribista y en las del imperio, que son las mismas que padecen los 5 héroes cubanos y los miles de prisioneros violentados en sus derechos como ocurre en las cárceles de Abu Graih y de Guantánamo. Quiero agregar que en Colombia algunos dirigentes políticos son más militaritas y guerreristas que los propios militares. Muchos de ellos instrumentan y son protagonistas activos de la legislación de guerra y de la represión contra el pueblo de Colombia por cuenta del terrorismo de Estado. El presidente Uribe habla de cercos humanitarios sobre los posibles campamentos donde se encuentran los prisioneros de guerra. ¿Qué significado tiene para las FARC este anuncio; continúa la orden de no permitir el rescate a sangre y fuego? No existen cercos humanitarios, sino cercos militares. Lo de los cercos humanitarios es un engaño para dar la sensación de un control territorial que nunca ha existido. De por medio lo que existe es una orden infame del Presidente Uribe a sus generales de rescatar a sangre y fuego a los prisioneros, sin que importen las consecuencias. En estas circunstancias, cualquier desenlace fatal será responsabilidad del señor Uribe. El gobierno francés ha ofrecido recibir a todos los miembros de las FARC que estén incluidos en el intercambio. ¿Si se concreta el intercambio, estarían las FARC dispuestas a dejar que los guerrilleros liberados, vayan a otro país? Ese planteamiento es de por sí una afrenta a la dignidad de los guerrilleros de las FARC. Los verdaderos combatientes no cambian las montañas de la patria ni sus convicciones por un humillante destierro en ultramar. Francia asumió el primero de julio la presidencia de la Unión Europea. ¿Por el interés de este país en el intercambio humanitario, las FARC pensarán la posibilidad de buscar el reconocimiento político, el reconocimiento de beligerancia y el retiro de su nombre de la lista de grupos terroristas? De hecho somos una fuerza beligerante a la espera de que quienes quieran coadyuvar a la paz de Colombia, hagan ese reconocimiento. Es una condición temporal mientras se resuelve el conflicto de legitimidades. El calificativo de terroristas no es más que una imposición del más grande terrorista que ha tenido la humanidad: el gobierno de los Estados Unidos. Los medios hablan profusamente de unas FARC golpeadas política y militarmente, y diezmadas tanto en número de combatientes como en recursos económicos. Expresan los analistas que las FARC pasan por el peor momento de su historia; ¿Qué tan golpeadas están las FARC? En realidad lo que les preocupa es un eventual desencadenamiento de la inconformidad social con la existencia de una guerrilla bolivariana como las FARC, que ya ha completado el despliegue estratégico de su fuerza por todo el territorio nacional. Por eso el Plan patriota. Por eso el escalamiento de la intervención militar de los Estados Unidos en Colombia. Por eso la conversión de la base aérea de Tres Esquinas, en base militar estadounidense en la amazonía que codician. Si las FARC estuviesen resquebrajadas no estarían anunciando el traslado de la base de Manta para Colombia. Lo que se está resquebrajando es la podrida institucionalidad colombiana salpicada de sangre y cocaína, narco-paramilitarismo e ilegitimidad. ¿En los actuales momentos es posible que se pueda llegar a una negociación de paz con el gobierno Uribe? Con Uribe la paz no es más que una quimera. La solución política del conflicto sólo es posible con otro gobierno, y mucho más si es el resultado de un Gran Acuerdo Nacional en el que jueguen papel protagónico las fuerzas del cambio y el soberano que es el pueblo. Un nuevo gobierno que haciendo de la paz su objetivo cimero recoja las tropas en sus cuarteles y mande a los gringos para su casa. Cuál es la caracterización que las FARC tienen en este momento del gobierno de Uribe y de la situación de la institucionalidad colombiana en medio del aquelarre de la narco-para-política y otros escándalos más como el de la Yidis-política? Es un gobierno narco-paramilitar, ilegítimo e ilegal. Sólo lo sostiene el criminal apoyo del gobierno de Washington, el terrorismo de Estado, la manipulación de la opinión a través de campañas mediáticas, las masacres, el despojo de tierras, el desplazamiento forzoso, la motosierra, los fraudes y el cohecho. Estados Unidos necesita un régimen como el de Colombia, para utilizarlo como cabeza de playa para el asalto neoliberal al continente. Las FARC han dicho que el gobierno de Uribe Vélez es ilegal e ilegítimo. ¿Por qué entonces se mantiene, según lo difunde la prensa colombiana, en los más altos niveles de popularidad; por qué no cae este gobierno? Las encuestas no consultan el 70 por ciento de la población que se debate en la pobreza y en la miseria, ni a los más de 4 millones de desplazados por el terrorismo de Estado. No consultan al 50 por ciento de la población económicamente activa que sufre la angustia cotidiana del desempleo y del subempleo. No consultan a los sindicalistas perseguidos, ni a los indígenas violentados, ni a las negritudes olvidadas, ni a los estudiantes reprimidos. El 80 por ciento de la popularidad de Uribe es una farsa y es el resultado de la más asquerosa manipulación de la opinión. ¿Qué se puede esperar de la nueva generación de comandantes que ha asumido la conducción de las FARC: una línea militar más dura o por el contrario el arribo a la política total? Continuar el camino trazado por el inolvidable Comandante en jefe Manuel Marulanda Vélez, es decir, el de la política total, que es la lucha estratégica por la toma del poder por la vía de las armas y de la insurrección con lo que se llegaría a un gobierno revolucionario, o por la vía de las alianzas políticas hacia la instauración de un gobierno verdaderamente democrático, en consonancia con la Plataforma Bolivariana por la Nueva Colombia. Según los supuestos computadores incautados al comandante Raúl Reyes las FARC han sido financiadas por el gobierno del Presidente Hugo Chávez. ¿Qué hay de cierto en eso? Si eso hubiese sido así, ya habríamos tumbado a este gobierno títere de los Estados Unidos. Esa afirmación es un pretexto intervencionista. Lo que debe llamar la atención de Latinoamérica y el mundo son los 10 mil millones de dólares que la Casa Blanca ha aportado al gobierno terrorista de Uribe para masacrar al pueblo, desaparecerlo, despojarlo, desplazarlo… Colombia es el primer receptor de ayuda militar de los Estados Unidos en el hemisferio, y el tercer receptor en el mundo. Claro, el gobierno de Washington apoya de esta manera a su testaferro predilecto en la desestabilización de la región, pensando en la contención de la poderosa fuerza bolivariana que ya se ve venir en el horizonte de este siglo. Un tribunal de los pueblos debe conducir al banquillo de los acusados al imperio rapaz y violento que quiere seguir subyugando a los pueblos. ¿Financiaron las FARC la campaña presidencial de Rafael Correa en Ecuador? ¿Y con qué? Eso es un contrasentido. Son las FARC las que necesitan la acción del internacionalismo solidario de los pueblos del mundo. ¿Con todas las dificultades que se han presentado en torno al tema de la presencia guerrillera como excusa que ha generado la crisis diplomática entre Colombia y Ecuador ó Colombia y Venezuela, no se plantea la necesidad de un replanteamiento en la persistencia de esta forma de lucha, sobre todo cuando está latente la amenaza de Estados Unidos con el argumento de que actuará contra quienes consideren que apoyan el terrorismo? La lucha armada no está en cuestión. Las causas que la motivaron no se han modificado. Las oligarquías sólo quieren una paz que no toque sus privilegios, que no modifique las injustas estructuras políticas, económicas y sociales que han causado la pobreza pública. La estrategia de dominación de los Estados Unidos ya está trazada y el pretexto es lo de menos. Lo que los gringos quieren es el petróleo de Venezuela, el gas de Bolivia, las riquezas de la Amazonia, y la miseria para nuestros pueblos. Lo que se impone es la articulación de la resistencia a las políticas agresivas del imperio. Quiero recordar que en los fusiles guerrilleros de las FARC resisten los pueblos de Nuestra América. Y en cuanto a la pertinencia de la lucha armada, una reflexión del Libertador: “Aun cuando sean alarmantes las consecuencias de la resistencia al poder, no es menos cierto que existe en la naturaleza del hombre social un derecho inalienable que legitima la insurrección”. Mientras existan las FARC nadie podrá quitarle el fusil al Che. ¿La Guajira es de Venezuela como dice el Presidente Chávez? Sin duda, la Guajira pertenece a la Colombia de Bolívar y del primer precursor de la independencia de Nuestra América, el generalísimo Francisco de Miranda. Nuestro criterio es el mismo expuesto por el libertador a Páez: “Se me olvidó decir a usted que hemos pensado fundir juntas dos o tres mitades de los departamentos de Boyacá, Zulia y Barinas para que no haya más frontera de Venezuela ni de Nueva Granada, porque esta división es la que nos está matando, y por lo mismo debemos destruirla”. Una reafirmación final: Hemos jurado vencer, y Venceremos. |
LES FARC LIBERENT 8 OTAGES ET LES REMETTENT AU CICR EN COLOMBIE
25 juillet 2008 Cette nouvelle rassurera tous ceux qui avaient redouté un rejet du CICR par la guérilla après la présence d’un logo de la Croix rouge internationale sur le gilet de l’un des 9 membres du commando dans l’Opération « Jaque ». “La libération est intervenue à la suite d'une demande adressée par les FARC au CICR”, révèle le CICR dans un communiqué, en précisant que la libération des otages avait eu lieu dans la région rurale d'Antioquia, dans le nord-ouest de la Colombie.“L'opération a été possible grâce au dialogue strictement confidentiel entre les parties concernées et à l'action humanitaire, neutre et indépendante du CICR”, a ajouté le Comité, en se déclarant “prêt à contribuer à la recherche de mécanismes en vue de la libération d'autres otages”.Ces otages avaient été enlevés par les Forces armées révolutionnaires de Colombie le 17 juillet dernier, alors qu'ils circulaient en bateau près de la localité de Riosucio, à 600 km au nord-ouest de Bogota.Aqui el Comunicado de Prensa del CICR :
Río Arquía, Antioquia
El CICR recibe de las FARC 8 civiles
El Comité Internacional de la Cruz Roja (CICR) recibió, ayer miércoles 23
de julio de 2008, en la zona rural del municipio de Vigía del Fuerte
(Antioquia) a 8 civiles que se encontraban en poder de la FARC-EP desde el
pasado 17 de julio de 2008.
La operación fue posible gracias a la interlocución confidencial y discreta
de las partes concernidas y bajo la acción humanitaria, neutral e
independiente del CICR
La liberación se realizó luego de una solicitud que las FARC cursó al CICR.
El CICR reitera su disponibilidad de apoyar la búsqueda de mecanismos para
obtener la liberación de otros rehenes, así como de los demás detenidos en
poder de los grupos armados.
MES DOUTES SUR L’INTERVIEW D’ALFONSO CANO AU QUOTIDIEN ITALIEN LA REPUBBLICA
24 JUILLET 2008
Voici le résumé de ce présumé entretien du chef des FARC avec un certain Jordi Valle pour La Repubblica, traduit et publié par Courrier International.
AFFAIRE BETANCOURT • Le chef des FARC s’exprime sur la libération d’Ingrid Betancourt
Après avoir traversé la jungle colombienne jusqu’à une localité tenue secrète à la frontière avec l’Equateur, l’entrepreneur d’origine catalane Jordi Valle a rencontré Guillermo Léon Vargas, alias Alfonso Cano. C’est la première fois que le nouveau chef des Forces armées révolutionnaires de la Colombie (FARC) rencontre un journaliste depuis la spectaculaire libération de la sénatrice Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages aux mains des FARC, le 2 juillet dernier.
Accompagné d’un mystérieux Français dont il ne révèle que le prénom, “Jean” (et le fait qu’”il était à Paris lors de la rencontre entre Ingrid Betancourt et Nicolas Sarkozy”), Valle raconte dans Il Venerdì, le supplément du quotidien romain La Repubblica, que Cano laisse entendre que le fait que la libération des otages a eu lieu sans effusion de sang n’est pas le fruit du hasard. “J’imagine que les gens savent lire entre les lignes, que le fait qu’Ingrid était bien portante et la facilité avec laquelle s’est déroulée l’opération parle de lui-même.”
Cano insiste ensuite sur la “négociation”, considérée comme “fondamentale pour résoudre un problème - celui de la guérilla - qui dure depuis longtemps. Entre deux groupes politiques opposés, la négociation avant tout. La pacification du pays est déterminante pour l’avenir du peuple colombien.” Y aurait-il eu négociation et rançon ? demande Valle. “Un changement dans les méthodes de guerre”, réplique Cano, qui avoue toutefois que les FARC sont “peut-être un peu hors du temps, incapables de réagir à un encerclement toujours plus technologique. Mais nous sommes nombreux et savons nous protéger de l’œil électronique le plus pénétrant. Les branches de la forêt nous cachent.”
Cano ne cache pas son envie de parvenir à une issue négociée de la rébellion. “Un chef responsable de ses hommes cherche la négociation. Si toutes les parties la veulent.” Cano dément qu’il y ait eu, comme l’a affirmé la Télévision suisse romande, paiement d’une rançon, de même qu’il dit ne pas croire à la version des autorités colombiennes selon laquelle les otages ont été libérés sur ordre d’un homme imitant au téléphone la voix de Cano. “Je défie quiconque d’imiter ma voix. Personne ne peut me ressembler, du moins pour mes hommes.” Le “jefe” des FARC se demande enfin si un changement à le tête de l’Etat colombien ne serait pas souhaitable et imagine volontiers Ingrid Betancourt succéder au président Alvaro Uribe. “Elle a appris à connaître la Colombie et ses problèmes, et j’ai l’impression qu’à Paris elle a sollicité moins de fermeté avec les FARC et une négociation.”
Ma réaction:
J'ai les plus grands doutes sur la véracité de cet entretien. La radio W de Bogota, que je viens d'écouter, a parlé avec ce Jordi Valle, qui a rapidement coupé le téléphone. Ce n'est pas un entrepreneur, mais un employé du gaz qui aurait travaillé en Equateur dans la société Liquigaz, a-t-il dit. Je n'ai pu trouver le texte intégral dans le site du journal italien, mais la radio W l'a obtenu. Jordi Valle aurait rencontré Cano à Nueva Loja, une localité d'Equateur. C'est impensable! Le chef des FARC est pourchassé dans la région du défil de las Hermosas dans le centre de la Colombie. Jordi Valle publie aussi un entretien avec Alvaro Uribe qui aurait dit que “les USA ne sont pas prêts pour élire un noir à la présidence”. Or l'ambassade de Colombie à Rome a démenti et révélé que jamais Uribe n'avait reçu cet homme, qui apparaît donc comme un mythomane avéré.
La Repubblica se doit d'expliquer ce qu'il en est.
16 juillet 2008
NEWS:"RÉGLEMENT DE COMPTE CHEZ LES FARCS"
LA GUERRE DES CHEFS A ECLATE AU SOMMET DES FARC MAIS AUCUN MEDIA NE S’EN EST RENDU COMPTE (SAUF CE BLOG)!en l'occurence le blog de Monsieur Jacques thomet et celui-ci
16 juillet 2008
J’ai du mal à y croire, mais les médias, y compris colombiens, sont tombés dans le panneau sans prendre du recul face à une présumée déclaration du secrétariat des FARC sur leur refus de négocier avec Alvaro Uribe et leur appel au président du Nicaragua Daniel Ortega. Publiée le 15 juillet, l'information est datée du…26 juin, une semaine avant l'opération ”Jaque” qui a permis la libération par la Colombie de 15 otages dont Ingrid .
Au même moment un texte signé POUR LA PREMIERE FOIS par Alfonso Cano, nouveau chef des FARC, a été publié par l’ABP, bras politique de la guérilla (Cf. ci-dessous). Ce document daté de « juin 2008 », donc avant l’opération « Jaque » comme le texte précédent sur le présumé refus par la guérilla de négocier, estime « toujours en vigueur » la proposition des FARC de rencontrer Alvaro Uribe pour déterminer les termes d’un accord, avec pour seule exigence la prise en compte, dans un éventuel échange entre otages et prisonniers, de trois chefs de la guérilla détenus aux USA.
Le document le plus récent est daté du 5 juillet. Il a été publié le 11 juillet par le secrétariat des FARC, révèle la volonté d’un accord avec le gouvernement colombien, et ne comporte aucune exigence préalable : ni un mini-Etat ni la libération des chefs rebelles détenus aux USA !
A l’évidence, il y a de l’eau dans le gaz au sommet des FARC. Jamais la guérilla n’a péché par de telles contradictions.
Je ne serais pas étonné par une nouvelle surprise, dans le genre de l’opération « Jaque ». L’appel à Daniel Ortega dans un même texte hostile à une négociation ne peut provenir que d’un secteur jusqu’au-boutiste de la guérilla. Je pense à Jorge Briceno, le « Mono Jojoy », chef militaire des FARC et principal criminel de guerre de cette guérilla. Après l’abandon des FARC par Hugo Chavez, qui mange désormais dans la main d’Uribe sous peine de la publication d’autres e-mails mortels pour lui dans les ordinateurs de Raul Reyes, le président nicaraguayen, violeur de la mineure « Zoilamerica » (cf. mon blog) mais toujours pas inculpé par la justice, est devenu le dernier appui des FARC.
Même Fidel Castro leur a demandé de libérer tous leurs otages. Alfonso Cano serait au bord de la reddition que je ne serais pas étonné. Il est cerné dans le canyon de la Delicias (les Délices !), au centre de la Colombie.
A suivre…
Voici les communiqués de la guérilla avant et après l’Opération Jaque, survenue le 2 juillet 2008, avec la libération de 15 otages dont Ingrid Betancourt :
:
- Le 26 juin (mais le texte est publié ce 15 juillet) - La guérilla des Farc refuse de négocier un accord de paix avec le gouvernement colombien du président Alvaro Uribe et demande à rencontrer le président du Nicaragua Daniel Ortega, selon un message diffusé mardi par la chaîne de télévision vénézuélienne Telesur.
“Sur ces affaires de guerre et de paix, nous souhaitons parler personnellement avec vous ou à vos émissaires”, indique le message adressé au président Ortega, daté du 26 juin dernier et signé par le secrétariat de l'état-major central des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
“Seul un nouveau gouvernement, véritablement démocratique, issu d'un grand accord national pourrait à nouveau emprunter la voie vers une solution politique au conflit social et armé que connaît la Colombie“, souligne le texte écrit avant la libération de 15 otages, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, le 2 juillet à la faveur d'une opération de l'armée colombienne.
- JUIN 2008 (sans autre précision) :
A los Combatientes y Luchadores por La Patria Grande y El Socialismo
Junio del 2008.
Camaradas del Estado Mayor Central, de los Estados Mayores de los Bloques y Frentes, de los Comandos Conjuntos, mandos de las redes urbanas, columnas, compañías, guerrillas, escuadras y comisiones, guerrilleras y guerrilleros, mandos y milicianos bolivarianos, militantes del Partido Comunista Clandestino e integrantes del Movimiento Bolivariano: reciban nuestro revolucionario saludo que extendemos a todos quienes trabajan junto a nosotros por una Nueva Colombia.
Durante la última semana del mes de mayo recibimos mensajes de solidaridad de todas las unidades farianas, donde destacan la gigantesca dimensión política y militar del Comandante Manuel Marulanda Vélez como uno de los más grandes revolucionarios de nuestra historia, y también reafirmando lealtad absoluta a su legado, a nuestro compromiso y objetivos de transformación revolucionaria y brindando total respaldo a las decisiones tomadas por la dirección de las FARC en esta coyuntura.
El 27 de marzo, luego del deceso del Camarada Manuel, acordamos que solo a partir del 23 de mayo informaríamos sobre ello a los mandos y guerrilleros, a los amigos y conocidos y, a la opinión, mientras decidíamos lo necesario para garantizar la continuidad de los planes en curso, como efectivamente ocurrió.
Redistribuimos funciones dentro del Secretariado y lo reajustamos al igual que al Estado Mayor Central, fortalecimos los Estados Mayores de los Bloques donde fue necesario, pasamos revista a la situación orgánica y al trabajo de masas, todo ello en medio de la permanente confrontación y cobijados con la indestructible coraza del secreto de los centenares de guerrilleros conocedores del fallecimiento de nuestro comandante en jefe.
Y así, entre otras decisiones, definimos al camarada Iván Márquez como jefe de las relaciones internacionales del Estado Mayor Central y al camarada Pablo Catatumbo como nuevo jefe del Movimiento Bolivariano por la Nueva Colombia.
Nuestro rico intercambio de opiniones frente a la actual situación ratificó el sagrado compromiso revolucionario de las FARC-EP, con su dirección a la cabeza, de mantener firme y muy en alto las banderas de la Nueva Colombia, la patria grande bolivariana y del socialismo; reafirmó la vigencia de todos nuestros planes político militares y de nuestra condición de combatientes de la paz democrática, es decir de la paz con justicia social, sin hambre, con empleo, techo, salud y educación para todos, con soberanía nacional y vigencia de una verdadera democracia política alejada de la violencia y de la corrupción administrativa.
Valga recordar que las FARC nacieron hace 44 años como una respuesta popular y revolucionaria al terror institucional y para institucional del Estado, a la vergonzosa intromisión gringa en nuestros asuntos internos, al despojo de las tierras y su acrecentada concentración en unas pocas manos, a las profundas injusticias sociales existentes y a la voraz corrupción de la oligarquía, realidades todas que hoy perduran multiplicadas para desgracia de nuestro pueblo.
Como revolucionarios queremos y luchamos la reconciliación de la familia colombiana y la construcción de un nuevo tejido social justo, pero la oligarquía, esa mezcla maldita de privilegiadas fortunas, inmensas haciendas, cunas de oro y poder político, no ha querido ni quiere compartir un ápice de sus privilegios con las mayorías del país. Por eso elude cualquier posibilidad sólida de acuerdos de paz.
Camaradas: insistiremos cuantas veces sea necesario sobre nuestra disposición de concretar un acuerdo humanitario que fije unas reglas claras alrededor de la población civil de obligatorio cumplimiento para las dos partes y que, ante todo, priorice la libertad de los camaradas extraditados Sonia, Simón, Iván Vargas y de todos los prisioneros de guerra de uno y otro lado.
Sin embargo, y no es un secreto, este gobierno no ha tenido el menor interés en concretarlo simplemente porque sería reconocer de facto, el estatus beligerante de una guerrilla revolucionaria a la que quiere satanizar. Por eso tanta disculpa, teorías absurdas, improvisaciones montajes, falsos positivos y temerarias órdenes de rescate que juegan con la vida de los prisioneros para satisfacción de los delirios de grandeza presidenciales.
Pensó el gobierno que las decisiones unilaterales de las FARC- EP cuando liberamos 6 prisioneros a comienzos del presente año, eran debilidad y no demostraciones innegables de la voluntad que nos acompaña.
A pesar de ello, nuestra propuesta de encontrarnos con el gobierno para precisar los términos de un acuerdo, continúa vigente así como la decisión de mantener comunicación y redoblar esfuerzos para que la reiterada generosidad de muchísimos gobiernos amigos de las soluciones políticas, finalmente logren hacer entender al régimen colombiano que negar el conflicto existente, tergiversar sus dimensiones y esconder su desgarradora realidad, no soluciona sino que agrava e incrementa los odios y las distancias.
Persistiremos en nuestros esfuerzos por alcanzar la paz democrática por las vías civilizadas del diálogo tal como lo hemos hecho desde hace 44 años, porque es nuestra concepción revolucionaria, porque así son nuestros principios. El levantamiento armado, la guerra de guerrillas, la clandestinidad y la actividad conspirativa responden básicamente a la violencia institucional que desde la muerte del Libertador Simón Bolívar ejercen los poderosos contra las mayorías que han luchado por libertad, tierra, trabajo, justicia, democracia y soberanía.
En la búsqueda de esos objetivos nunca desmayaremos. Nuestra palabra la respaldamos con la práctica diaria, en el crisol de la lucha cotidiana. Así nos lo enseñaron Bolívar, Manuel, Jacobo y todos los próceres y héroes de la historia patria. Hemos comprometido nuestra honra y vida en este empeño porque estamos seguros de la justeza y posibilidad real de materializar el sueño de una nueva Colombia. No nos arredran las dificultades, no nos amilanan las amenazas de la oligarquía que hemos escuchado toda la vida, no creemos en los llamados a la claudicación y a la indignidad, ni en los judas que aceptan las monedas de su oponente porque sobre esa moral nunca se construirá un mejor país, ni una sociedad pujante ni una familia solidaria. El valor a fundamentar como piedra angular debe ser el bien común sostenido sobre una ética transparente.
Camaradas: los caminos que conducen al incremento de la lucha popular en sus más variadas formas y a la conquista del poder, nunca han sido fáciles, ni en nuestro país ni en ninguna otra parte del mundo, ni ahora ni antes. Solo la profunda convicción en la victoria, en la justeza, validez y vigencia de nuestros principios y objetivos y un monolítico esfuerzo colectivo, garantizarán el triunfo. A los reaccionarios que hacen cuentas alegres con las FARC les informamos que la intensidad de la confrontación nos ha fortalecido, hemos estrechado vínculos con las comunidades, sus organizaciones y las luchas populares, elevado la disciplina y el respeto por la población civil e incrementado nuestra cualificación y aprendizaje. Han caído guerrilleros porque así es la lucha, pero también su generosa sangre derramada es evidencia de nuestro total compromiso con el pueblo, otros camaradas ya cubrieron la trinchera y muchos más continúan llegando a filas, así fueron también la gesta de nuestra independencia y todos los procesos liberadores de la humanidad donde se desataron los demonios de la guerra.
Somos una fuerza revolucionaria con la suficiente historia, solidez y consistencia para superar el fallecimiento de nuestro Comandante en jefe porque el mismo nos instrumentó y contribuyó en el esfuerzo colectivo de consolidación política y militar. El Secretariado, el Estado Mayor Central, los Estados Mayores de los Bloques y frentes, los comandos de todo nivel, los mandos y combatientes de las FARC-EP garantizaremos el triunfo.
Continuamos luchando por cumplir todos con los planes aprobados, manteniendo a fondo la práctica de la guerra de guerrillas móviles, incrementando nuestros nexos con la población civil y con el movimiento de masas que resiste la ofensiva del gran capital y de los terratenientes, intensificando el intercambio de opinión con todas las fuerzas interesadas realmente en las salidas políticas al conflicto y por alcanzar un gran acuerdo democrático y patriótico, ante el desmoronamiento de una institucionalidad fracturada irreversiblemente por el narcoparamilitarismo el autoritarismo totalitario y el arrodillamiento ante la Casa Blanca.
Debemos invitar a las comunidades a denunciar la agresión militar del gobierno, que tras la máscara de la confrontación con la guerrilla, masacra civiles para presentarlos como guerrilleros, arrasa labranzas, campos y bosques de reserva con los bombardeos, genera desplazamiento posibilitando el despojo de tierras y a aterrorizando a quienes protestan a través de la amenaza directa, la agresión y el crimen.
Y esforzarnos más por informar sobre los centenares de combates diarios que se libran en campos y ciudades porque el régimen esconde la terrible realidad de la guerra fratricida, de sus bajas y reveses, para transmitir un inexistente ambiente de control oficial en el territorio nacional.
También rechazar la patraña montada alrededor de los supuestos computadores y archivos del Comandante Raúl Reyes, como maniobra y macabra manipulación reeleccionista que busca lesionar a quienes no comparten la estrategia presidencial de la llamada seguridad democrática tras la que se esconde el papel de “cabeza de puente” asignado por el pentágono norteamericano a nuestro país en sus planes de agresión militar contra los pueblos de América Latina buscando recuperar su deteriorada hegemonía imperial.
La indignante decisión de levantar una base militar norteamericana en Colombia, las pretensiones de una segunda reelección, el cáncer de la narco para política que sumieron las instituciones en estado terminal y las propuestas consignadas en la Plataforma Bolivariana deben ser temas de encuentro y unidad, que alienten a los colombianos a la convergencia por la construcción colectiva y acordada de la paz.
Camaradas: la espada de Bolívar permanece desenvainada y en manos de todos aquellos que como nosotros, no descansaremos hasta lograr la justicia social, la democracia y la soberanía soportes verdaderos de la convivencia con que soñamos todos los colombianos.
Un fuerte apretón de manos para todos. .
Por el Secretariado,
Alfonso Cano.
- le 5 juillet (mais le texte a été publié le 11 juillet
1. La fuite des 15 prisonniers de guerre, mercredi dernier 2 juillet, a résulté directement de la conduite méprisable de Cesar et Enrique, qui ont trahi leur engagement révolutionnaire et la confiance dont ils avaient été investis.
2. Indépendamment d’un épisode tel que celui-ci, inhérent à toute confrontation politique et militaire faite de victoires et de revers, nous maintenons en vigueur notre politique tendant à concrétiser des échanges humanitaires qui permettent l’échange et en outre protègent les populations civiles des effets du conflit. Si le gouvernement devait persister dans la seule voie des opérations de sauvetage, il devrait assumer toutes les conséquences de sa décision téméraire et aventureuse.
3. La lutte pour la libération de nos combattants politiques prisonniers -et des autres - figurera toujours à l’ordre du jour des unités des FARC, et particulièrement de leur direction. Tous, nous les portons dans notre esprit et dans notre cœur.
4. En aucune partie du monde ni à aucun moment le chemin pour obtenir les transformations révolutionnaires n’a été facile, tout au contraire, et c’est pour cette raison que notre engagement se renforce avec chaque nouveau défi ou difficulté.
5. La paix que nécessite la Colombie doit être le résultat d’accords qui bénéficient à la majorité, elle ne sera pas la paix des tombeaux fondée sur la corruption, la terreur d’Etat, la félonie et la trahison. Les causes pour lesquelles luttent les FARC-Armée du peuple demeurent en place, le présent est à la lutte et l’avenir est à nous.
Secrétariat de l’Etat-major central des FARC-Armée du peuple
Montagnes de Colombie, le 5 juillet 2008
15 juillet 2008
NEWS:"OGM" INSPECTION CITOYENNE
OGM: inspection citoyenne de faucheurs dans un champ de maïs du Rhône AFP - Lundi 14 juillet, 21h43MARENNES (AFP) - Les faucheurs volontaires d'OGM ont organisé lundi, au dernier jour de leur assemblée générale, une "inspection citoyenne" dans des champs de maïs à Marennes (Rhône) pour détecter la présence éventuelle d'OGM et ont indiqué leur intention de multiplier ces actions. (Publicité) "Nous sommes dans ces champs de maïs car l'Etat ne fait pas son travail", a expliqué Jean-Luc Juthier du collectif du Rhône, qui a participé à l'opération avec une centaine de faucheurs venus de toute la France, ainsi que d'Espagne et d'Angleterre à l'occasion de l'AG qui se tenait à Grigny (Rhône) depuis samedi. "Les services régionaux de protection des végétaux (SRPV) (chargés des contrôles par l'Etat) n'ont pas les moyens humains de couvrir l'ensemble du territoire", a déclaré Christine Thaelen, du collectif de l'Aveyron. "Les militants sont donc légitimes pour le faire", a-t-elle estimé. Les faucheurs ont prélevé des feuilles de plants de maïs dans six parcelles choisies au hasard, avant de procéder à des tests rapides qui se sont tous révélés négatifs. La semaine dernière, pour la première opération de ce genre, trois parcelles d'OGM avaient été découvertes près de Montauban (Tarn-et-Garonne). Les faucheurs ont saisi la justice, et le président du tribunal de grande instance de Montauban, agissant en référé, a demandé vendredi que des prélèvements officiels soient effectués dans les champs incriminés. A travers ces "inspections citoyennes", les faucheurs soulignent le désengagement de l'Etat depuis la mise en place du moratoire sur les OGM. "Pendant les discussions sur la loi, les firmes ont continué à fabriquer des semences OGM", a rappelé François Dufour, du collectif de la Manche. "Or ces 200.000 tonnes en stock n'ont pas été détruites: où sont-elles passées ?", s'est-il interrogé
NEWS:Proche-Orient - Gilad Shalit serait toujours en vie
FRANCE:CONCLUSION DU 14 JUILLET 2008:
UNE "OTAGE LIBRE" PEU "EN SAUVER UN AUTRE"
Ingrid Betancourt "a été un exemple pour chacune et chacun d'entre nous", a souligné Nicolas Sarkozy. "Restez le plus longtemps possible en France, parce qu'en France vous êtes bien, vous êtes en sécurité et on vous aime", a-t-il lancé.
"Ingrid est libre, mais il y en a d'autres", a souligné le président français. "Le caporal (franco-israélien Gilad) Shalit, on va se mobiliser pour le faire sortir", a-t-il promis.
Président Nicolas Sarkozy 14 Juillet 2008
QUI EST LE CAPORAL Gilad Shalit:ZOOM ARRIÈRE
Gilad Shalit a été enlevé en juin 2006
Le chef du mouvement islamiste, Hamas, affirme que le soldat franco-israélien de 21 ans, enlevé en 2006 est bien traité.
Par ailleurs, il se dit prêt à reprendre les discussions avec le Fatah de Mahmoud Abbas.
- le 31/03/2008 - 15h54
"Gilad est toujours en vie et nous le traitons bien alors que les Israéliens traitent mal nos prisonniers et tout le monde le sait", a déclaré Khaled Mechaal, le chef en exil du Hamas dans une interview à la chaîne britannique Skynews.
Le caporal franco-israélien, Gilad Shalit, 21 ans, a été enlevé, le 25 juin 2006, en territoire israélien à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes armés palestiniens, dont le mouvement islamiste Hamas.
Unité palestinienne
Au mois d'avril 2007, le Hamas a fait parvenir à Israël, par l'intermédiaire de l'Egypte, une liste de 450 prisonniers dont il réclame la libération en échange de Gilad Shalit. Mais un responsable israélien avait alors répondu que la plupart de ces prisonniers avaient "du sang sur les mains", justifiant ainsi son refus de céder à la requête du mouvement islamiste. Mahmoud Zahar, l'un des chefs du Hamas, avait récemment surenchéri affirmant que Gilad Shalit ne serait libéré que si Israël acceptait "toutes les conditions".
Concernant le dialogue israélo-palestinien, Mahmoud Abbas, le chef de l'Autorité palestinienne a annoncé, lundi, qu'il rencontrerait son homologue israélien, Ehud Olmert, le 7 avril prochain.
Par ailleurs, le chef du Hamas semble prêt à reprendre les discussions avec le Fatah de Mahmoud Abbas. Il a explicitement invité le chef de l'Autorité palestinienne à se rendre à Gaza "pour parler directement et sans conditions" et pour "retrouver notre (leur) unité palestinienne".
Les mouvements Fatah et Hamas, en rupture totale depuis le coup de force des islamistes dans la bande de Gaza en juin dernier, ont accepté le 23 mars à Sanaa d'engager un dialogue en vue d'une réconciliation. Mais des désaccords étaient apparus au grand jour quelques heures à peine après l'annonce de cet accord.
(D'après agences)
14 juillet 2008
HONNEUR:"LEGION D'HONNEUR"pour "TOUS LES OTAGES"
EVENEMENT,CONCERT SE SOIR PLACE DES DROITS DE L'HOMME,DEVANT LE MONUMENT REALISÉ PAR MADAME MAREK ALTER,A LA MEMOIRE DE TOUS LES OTAGES DANS LE MONDE (Madame Betancourt si elle le peu sera également présente avec tous les artistes et prendra la parole pour l'occasion de ce concert "PAIX SANS FRONTIERE"/PAZ SIN FRONTERA.Le Concert sera précedé du FEU D'ARTIFICE donné par le Maire de Paris Monsieur Bertrand Delannoë pour clore les cérémonies officielles du 14 Juillet 2008.
LEGION D'HONNEUR:
HISTORIQUE: Bonaparte, en conseil d’État justifie cette institution : « Je vous défie de me montrer une république, ancienne ou moderne, qui savait se faire sans distinctions. Vous les appelez les hochets, mais c’est avec des hochets que l’on mène les hommes. »
AUJOURDHUI:
Monsieur le Président Nicolas Sarkozy remet la Légion d'honneur à Ingrid Betancourt
AP - il y a 2 heures 24 minutes
PARIS - Nicolas Sarkozy a remis lundi, dans les jardins de l'Elysée, l'insigne de CHEVALIER de la légion d'Honneur à Ingrid Betancourt, ex-otage des FARC libérée le 2 juillet après plus de six ans de captivité en Colombie.
"La République veut vous témoigner son admiration et sa reconnaissance", a déclaré le président de la République lors de la garden party à l'Elysée, faisant applaudir la famille et les enfants d'Ingrid Betancourt, "exceptionnels pendant ces longues années".
"Je suis bien consciente que je ne mérite pas cette distinction, mais elle me fait tellement plaisir", a déclaré Ingrid Betancourt, vêtue d'une robe sombre ornée d'une colombe. "En la portant, je porte toute votre affection ... toutes vos luttes pour ma libération", a-t-elle dit en demandant la poursuite des efforts pour les otages encore aux mains des FARC. "Mes compagnons d'infortune (...) restent encore là-bas", a-t-elle souligné "Je vous demande de penser à eux avec moi et de continuer la lutte".
Ingrid Betancourt "a été un exemple pour chacune et chacun d'entre nous", a souligné Nicolas Sarkozy. "Restez le plus longtemps possible en France, parce qu'en France vous êtes bien, vous êtes en sécurité et on vous aime", a-t-il lancé.
"Ingrid est libre, mais il y en a d'autres", a souligné le président français. "Le caporal (franco-israélien Gilad) Shalit, on va se mobiliser pour le faire sortir", a-t-il promis. AP
DESCRIPTION:
Description des 5 grades de la Légion d'Honneur:CHEVALIER grade1/OFFICIER grade 2/COMMANDEUR grade3/GRAND OFFICIER grade4/GRAND CROIX grade 5-
L’insigne est une étoile à cinq rayons doubles émaillés de blanc, les dix pointes boutonnées. L’étoile et les boutons sont en argent pour les chevaliers, en vermeil pour les officiers. Les rayons sont reliés par une couronne, d’argent ou de vermeil suivant le grade, émaillée de vert et composée de feuilles de chêne (à droite) et de laurier (à gauche) et dont les extrémités inférieures, entrecroisées, sont attachées par un nœud. Le centre de l’étoile présente un médaillon en or avec l’effigie de la République, entourée d’un cercle bleu, portant les mots : RÉPUBLIQUE FRANÇAISE. L’étoile est suspendue à une couronne, d’argent ou de vermeil suivant le grade, émaillée de vert et composée de feuilles de chêne (cette fois-ci à gauche) et de laurier (cette fois-ci à droite). Au revers, le médaillon d’or porte deux drapeaux tricolores avec l’inscription Honneur et Patrie en exergue ainsi que la date de création de l’ordre : 29 floréal An X.
L’insigne est suspendu à un ruban rouge peut-être hérité de l’ordre militaire de Saint-Louis. Il comporte une rosette pour les officiers. La dimension de l’insigne en vermeil des commandeurs, suspendu à une cravate, est de moitié plus grande que celle des deux premiers grades. La cravate de commandeur se porte toujours seul autour du cou (ce qui n’est pas le cas des autres cravates de commandeurs français : Mérite national, maritime, agricole, etc., qui peuvent être portés ensemble). Les grands officiers portent la croix d’officier mais aussi une plaque (vulgairement appelée « crachat ») sur le côté droit de la poitrine. Les grand’croix portent la même plaque, mais en vermeil, sur le côté gauche de la poitrine. Leur croix de vermeil, presque du double de celle des deux premiers grades, se porte en écharpe, suspendue à un large ruban rouge qui passe sur l’épaule droite.
En tenue civile, les chevaliers portent à la boutonnière un ruban rouge, les officiers une rosette rouge, les commandeurs une rosette rouge sur demi-nœud en argent, les grands officiers une rosette rouge demi-nœud moitié argent moitié or, et les grand’croix une rosette rouge sur demi-nœud en or. Le demi-nœud est vulgairement appelé « canapé ».
EVENEMENT,CONCERT SE SOIR PLACE DES DROITS DE L'HOMME,DEVANT LE MONUMENT REALISÉ PAR MADAME MAREK ALTER,A LA MEMOIRE DE TOUS LES OTAGES DANS LE MONDE (Madame Betancourt si elle le peu sera également présente avec tous les artistes et prendra la parole pour l'occasion de ce concert "PAIX SANS FRONTIERE"/PAZ SIN FRONTERA.Le Concert sera précedé du FEU D'ARTIFICE donné par le Maire de Paris Monsieur Bertrand Delannoë pour clore les cérémonies officielles du 14 Juillet 2008.
NEWS:"ET MOURMELON:RIEN?
EN CE 14 JUILLET 2008 ,UNE PAGE POUR"LES 1000 OTAGES DU 501e-503e RCC
Mourmelon (Marne) manifeste pour garder son régiment de chars de combat
AFP - il y a 1 heure 25 minutes
MOURMELON (AFP) - Plus d'un millier de personnes, dont plusieurs élus UMP, ont manifesté lundi à Mourmelon (Marne) pour le maintien du 501e-503e régiment de chars de combat (RCC), dont ils redoutent le transfert à Olivet, près d'Orléans en 2010, a constaté un photographe de l'AFP.
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Dans le cadre du plan de restructuration des armées annoncé par Nicolas Sarkozy, le ministre de la Défense Hervé Morin doit annoncer avant la fin juillet la nouvelle carte militaire, qui affectera "20 à 30 sites majeurs" sur toute la France.
Basé à Mourmelon depuis cent cinquante ans, le 501e-503e RCC qui participe au défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées, est doté de 80 chars Leclerc et de 1.256 hommes. Ses locaux s'étendent sur un total de 24.000 hectares de la commune.
"Ne nous laissez pas crever", "Mourmelonnie en deuil", "Ecoles menacées", "Sauvez nos emplois", pouvait-on lire sur des banderoles portées par des habitants de tous les âges.
Selon le maire de Mourmelon (5.000 habitants) Fabrice Loncol (app.UMP), interrogé par l'AFP, le régiment de Mourmelon fait partie des sites concernés et sera transféré à à Olivet, près d'Orléans en 2010, une information qu'il tient du chef d'Etat major de l'armée de terre.
"C'est la mort annoncée de la ville de Mourmelon, on a engagé la troisième bataille de la Marne, cela va être un vrai carnage", a déclaré M. Loncol estimant cette perte à "30 millions d'euros par an".
"On aura beau imaginer demain des compensations financières, cela n'est pas possible, on a pas de capacités à Mourmelon pour rebondir", a-t-il ajouté.
Selon le premier magistrat de la ville, "les gens sont tellement en colère que des habitants, des commerçants ont reporté leur départ en vacances pour venir manifester".
La manifestation a rassemblé entre 500 et 700 personnes selon la police, 1.500 selon les organisateurs. Plusieurs élus UMP dont Catherine Vautrin, ancienne ministre étaient présents. Parti de l'entrée du camp militaire, le cortège doit s'arrêter devant la mairie.
L'armée est le premier employeur de la ville et la dizième entreprise de la Marne. Les administrés de Mourmelon craignent surtout la fermeture d'écoles, de la poste, de la perception et des commerces.
"La Marne qui représente 0,9% de la population française va perdre plus de 8% des effectifs des 54.000 suppressions de postes prévues dans la défense si ce régiment était supprimé, et chez moi, c'est un drame!", a conclu le maire.
Le ministre Hervé Morin avait évoqué avec le maire, selon lui, le 29 avril le renforcement de la présence militaire à Mourmelon, d'où sa consternation et sa colère.
NEWS:"3 MILLIARDS D'EUROS DÈS DEMAIN POUR LES ARMÉES" MINISTRE DE LA DEFENSE
"87 % DES FRANCAIS FONT CONFIANCES AUX ARMÉES FRANCAISES" SODAGE JUILLET 2008
Déclaration de Monsieur Herve Morin Ministre de la Défense
Selon Hervé Morin, la modernisation du ministère est rendue nécessaire par "une évolution des menaces et des risques, l’état très difficile des finances du pays depuis vingt-cinq ans et la situation propre de nos armées".
Modifier les schémas dépassés
La réorganisation du ministère est un moyen de modifier les schémas dépassés hérités de la Guerre froide, a précisé le ministre. La réforme prévoit, notamment, la création d’un service interarmées (air, terre et mer) de soutien doté d’un budget unique et placé sous la seule autorité de l’état-major des armées (EMA). L’EMA va ainsi coordonner les services chargés de l’alimentation, de l’habillement, des ressources humaines ou encore de la santé.
Quatre-vingt-dix nouvelles bases seront créées et deviendront la formation administrative centrale de la défense.
Définir un concept global pour la France
L’émergence de nouveaux pôles régionaux, les effets de la mondialisation, les attentats du 11 septembre, la prolifération des armes de destruction massive et le développement de la cybercriminalité ont entraîné un bouleversement de l’ordre international. Le visage de la défense française s’est également modifié avec la fin de la conscription et la professionnalisation de l’armée. L’une des priorités du quinquennat : mettre en œuvre une loi de programmation militaire adaptée à cette nouvelle donne française, européenne et internationale.
Nicolas Sarkozy a souhaité, dans cette perspective, voir rédiger un Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Le chef de l’Etat a installé, le 1er août, une commission de réflexion. Celle-ci rendra ses propositions en mars 2008, avec un point d’étape réalisé début janvier.
Le premier conseil de modernisation des politiques publiques s’est réuni le 12 décembre. Une centaine de mesures ont été présentées : une première pierre a été posée pour la réforme, en profondeur, du ministère de la Défense. Ainsi :
la conduite des programmes d’armement sera rénovée avec l’installation auprès du ministre d’un comité d’investissement ;
le secrétariat général pour l’armement sera recentré sur des fonctions transversales : finances, ressources humaines et fonctions juridiques ;
l’autorité du chef d’Etat-major (Cema) sur les états-majors des différentes armées (air, terre...) est renforcée ;
un "Pentagone français" regroupera, dans le quartier "Balard" du XVe arrondissement de Pa
12 juillet 2008
NEWS:HISTORIQUE/"LE MIRACLE Nicolas Sarkozy"
Sarkozy scelle l'établissement "historique" de relations Syrie-Liban
Par Philippe ALFROY et Nadège PULJAK AFP - il y a 28 minutes
PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy a annoncé samedi à Paris l'ouverture prochaine, qu'il a qualifiée d'"historique", de relations diplomatiques entre la Syrie et le Liban, à l'issue d'un entretien avec leurs deux présidents Bachar al-Assad et Michel Sleimane.
Cette annonce est intervenue à la veille du baptême de l'Union pour la Méditerranée (UPM), voulue par le président français mais pour lequel il a enregistré un défection de taille: celle du roi du Maroc Mohammed VI, qui sera remplacé par son frère, le prince Moulay Rachid.
Au terme d'un marathon diplomatique minutieusement réglé, Nicolas Sarkozy a lui-même annoncé devant la presse, à l'Elysée, que la Syrie et le Liban avaient décidé l'ouverture croisée d'ambassades, plus de soixante ans après leur indépendance.
"Je voudrais dire combien pour la France, c'est un progrès historique que la volonté du président Bachar al-Assad d'ouvrir une représentation diplomatique au Liban, et que le Liban ouvre une représentation diplomatique en Syrie", a déclaré Nicolas Sarkozy en présence de ses deux homologues et de l'émir du Qatar, Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani.
"Vous comprendrez que pour nous, Bernard Kouchner et moi, cette annonce, cette confirmation, cette volonté est absolument historique", a insisté le président français, manifestant sa satisfaction.
Les présidents syrien et libanais ont confirmé la nouvelle. "Notre position est qu'il n'existe aucun problème pour l'ouverture d'ambassades entre la Syrie et le Liban (...) nous examinerons cette question dans un avenir très proche", a indiqué Bachar al-Assad. Michel Sleimane a assuré que Damas et Beyrouth allaient "se concerter pour mettre cet accord en oeuvre le plus tôt possible".
Immédiatement après cette annonce, le président Sarkozy a annoncé qu'il se rendrait à Damas en "septembre". Ce voyage, évoqué depuis plusieurs jours par son entourage, met un terme à la quarantaine imposée par la communauté internationale, et la France, après l'assassinat en février 2005 de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri.
Une enquête internationale a mis en cause le rôle des services secrets syriens dans l'attentat qui a coûté la vie à M. Hariri, même si Damas a toujours nié y avoir été mêlé.
La visite du président Assad à Paris et sa présence annoncée au défilé du 14 juillet lundi, ont suscité un tollé. Sept mois après la visite très controversée à Paris du colonel Mouammar Kadhafi, gauche et ONG ont dénoncé l'accueil de cet autre "dictateur".
Nicolas Sarkozy a assuré devant la presse avoir évoqué avec son homologue syrien "de façon très franche la question des droits de l'Homme". "Nous avons encouragé le président Bachar al-Assad à faire des pas supplémentaires dans cette direction", a-t-il déclaré.
Les deux hommes n'ont par contre pas évoqué la question du tribunal international sur l'assassinat de Rafic Hariri car "c'est un sujet qui n'est pas négociable, pas discutable", a assuré l'Elysée.
Le premier secrétaire du PS François Hollande a regretté qu'ait été ainsi "occultée" cette exigence. "Je veux croire que la visite de Nicolas Sarkozy à Damas permettra de rectifier cet oubli", a-t-il ajouté.
M. Sarkozy a aussi salué "le développement des pourparlers pour l'instant indirects entre la Syrie et Israël" et s'est déclaré prêt, à la demande du président Assad, à jouer "aux côtés des Etats-Unis" le rôle de "parrain" une fois que ces négociations seraient directes.
UMP-UPM
Nicolas Sarkozy doit poursuivre dimanche matin ses consultations diplomatiques, en recevant le Premier ministre turc Recip Tayyip Erdogan puis le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
NEWS:SCANDALE DIPLOMATIQUE SUITE:REALPOLITIK BOUFFONNE
MONDE / AMÉRIQUES
SUITE DES "FALCONNERIES DE LA DIPLOMATIE FRANCAISE ET DE SES SERVICES"(SUITE DU DOSSIER A DECHARGE POUR LE PRESIDENT ALVARO URIBE VELEZ CONTRE LES"COUACS"DE LA DIPLOMATIE FRANCO-SUISSE
OU:
COMMENT LA DGSE A FAILLI ANNONCER LA MORT DE MADAME INGRID BETANCOURT
'20 MILLIONS POUR SA MORT (FARCS),500 MILLIONS POUR SA VIE(CHIRAC 2003),"LES FARCS SONT DEVENUS FOUS"
SUIVI DE "UNE ENQUETE DE EL TIEMPO SUR LE ROLE DE SAEZ ET GONTARD CHEZ LES FARC
NÉCROLOGIE / mardi 8 juillet par PIERRE SIRAMY
VERSION IMPRIMABLE
RECOMMANDER À UN ENNEMI
La veille de l’annonce de la libération d’Ingrid Betancourt, les services secrets ont failli diffuser une note annonçant son décès. Le document, provenant de la cellule chargée de suivre l’affaire de l’otage des FARC, est resté dans un coffre. Le récit exclusif de « Bakchich ».
Le 1er juillet 2008, en fin de journée, un haut cadre de la DGSE a sauté au plafond. Le chef du Service d’Exploitation du Renseignement (SER), Jean-Pierre Boucher, venait de recevoir une note explosive. Le SER est l’un des trois services de la direction du renseignement des services secrets français. Boucher est celui qui supervise toutes les notes qui sont destinées aux plus hautes autorités de l’État. Notamment aux « quatre grands », comme on dit dans le jargon de la Piscine : l’Élysée, le Premier ministre, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, destinataires des documents les plus sensibles. Jean-Pierre Boucher a, ce soir-là, saisi son paquet de cigarettes, des Marlboro Light, et s’est précipité vers la fenêtre pour en griller une. Depuis qu’il est interdit de fumer dans les locaux de l’administration, que ne faut-il pas faire. L’hiver, pour éviter d’avoir froid, l’homme met sa casquette et se penche, à la limite de la chute, pour tirer sur son mégot.
La DGSE, une culture du renseignement
© Pakman
Le fameux document provenait de la discrète cellule chargée de suivre l’état d’avancement de la libération d’Ingrid Betancourt, mise en place après l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Élysée en mai 2007. Ancien représentant de la DGSE à Mexico et « grand spécialiste » des affaires latino-américaines, le responsable de cette fameuse cellule (à laquelle a été donnée un pseudonyme quasi-breton) venait de commettre un papier dans lequel il pronostiquait la mort de l’otage des FARC. Jean-Pierre Boucher avait la note sous les yeux.
APRÈS L’ANNONCE PRÉMATURÉE DE LA MORT DU ROI FAHD, PAS QUESTION D’UNE AUTRE BAVURE
D’un coup lui sont revenus en tête les conseils de son supérieur hiérarchique, Patrick Perrichon. En substance : « Attention, quand on parle d’un décès, il faut être certain de son coup… ». Perrichon, l’adjoint du directeur du renseignement de la DGSE, savait manier ce genre d’information. Il avait eu, dans le passé, l’expérience d’un remplaçant qui, pendant ses congés, avait laissé passer un papier sur la mort du roi Fahd d’Arabie Saoudite. Décès intervenu finalement… sept ans plus tard. Pas question d’une autre « bavure ».
Le document en main, Jean-Pierre Boucher a donc cherché à avoir une discussion avec son patron, mais celui-ci était déjà parti. Il décida alors que la fiche attendrait le lendemain et rangea les projets de diffusion dans son coffre.
Le jour suivant, le chef du SER n’avait pas encore fait passer la note dans le circuit hiérarchique quand, au soir de ce mercredi 2 juillet, les informations en boucle annoncèrent la libération d’Ingrid Betancourt… Boucher a stoppé opportunément la diffusion de la note, qui se serait avérée dévastatrice. La DGSE a sauvé la face… de justesse.
À lire ou relire sur Bakchich :
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Notre ignorance a sauvé Ingrid Betancourt
Alors que la France entière se félicite de la libération d’Ingrid Betancourt, Bakchich s’est rapproché de quelques spécialistes des forces spéciales pour mieux comprendre l’opération. En effet, la rumeur commence à prendre le pas sur la joie. Le train (…)
Voyage en barbouzerie (I) : la DGSE, les Farc et Betancourt jouent à cache-cache
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EXPLOSIF: UNE ENQUETE DE EL TIEMPO SUR LE ROLE DE SAEZ ET GONTARD CHEZ LES FARC
13 juillet 2008
- TRADUCTION LIBRE de COLIBRI
________________________ - LE GOUVERNEMENT PENSE QUE LE MEDIATEUR SUISSE AURAIT MEME SERVI JUSQU’A ENVOYER DE L’ARGENT A DES MEMBRES DES FARC EN SUISSE
- Entre autres, il a transporté dans ses poches diplomatiques 2 000 dollars pour Ómar Zabala, alias ‘Lucas Gualdrón’, principal représentant de FARC en Suisse.
Pour le gouvernement Uribe, Jean-Pierre Henri Gontard, l’émissaire envoyé en Colombie par les gouvernements français et suisse pour effectuer une médiation avec les FARC, s’est tellement rapproché d’elles qu’il a fini par leur suggérer des ‘actions politiques’ pour négocier avantageusement. - Un courrier de 2002, signé par ‘Juan Antonio’ (pseudonyme), indique que l’émissaire suisse les avait prévenus que l’arrivée au poste de premier ministre français de Dominique de Villepin – ami d’Íngrid Betancourt- constituait le moment pour engager ‘des actions politiques et augmenter la division d’avec les Etats-Unis’ sur le sujet de l’exclusion des FARC de la liste des organisations terroristes. Pour des représentants du gouvernement Uribe, il est clair que ces instructions de Gontard allaient au-delà de sa mission.
- ‘Il allait jusqu’à prêter le papier à en-tête de l’Institut universitaire d’études du développement dont il était sous-directeur, pour que ‘Reyes’ écrive des messages à Calmy-Rey, qui possède un intérêt marqué pour la cause guerrillera’, indique un haut fonctionnaire de l’exécutif.
- Cette inclinaison de Calmy-Rey est mise en évidence par une analyse de ‘Gualdrón’ lui-même, en date de 2006: ‘la droite et l’extrême-droite, actuellement représentées au sein du gouvernement suisse, exercent des pressions sur la ministre qui, malgré son rôle comme représentante de son pays, montre une certaine sensibilité à l’égard de notre cause (…) Elle fait partie, si l’on veut, de la fraction la plus à gauche des socialistes’.
- Tout ceci, affirme-t-on à Bogota, expliquerait pourquoi Calmy-Rey s’est montrée si réservée au moment de commenter le succès de l’opération ‘Mise en échec’, tandis que son gouvernement, après les protestations de la Colombie contre Gontard, s’est empressé de préciser que ni ses actions ni ses déclarations n’engageaient la Suisse.
- Voyage à Créteil
- Mais il y a un autre point qui inquiète la Colombie et qui justifiera certainement que celle-ci pose quelques questions très bientôt à la Suisse et à la France : la réinstallation de membres de la famille de ‘Reyes’ et de ‘’Simón Trinidad’’ à Créteil, une petite ville proche de Paris.
- Il est déjà totalement certain qu’en février 2007, Gontard et Nöel Saez – l’émissaire français – ont aidé une fille de ‘Reyes’ (psychologue clinicienne de profession) et son époux cubain à obtenir des visas, des emplois et des aides de France. Et, un an auparavant, il l’avait fait avec des proches de ‘Trinidad’.
A cela s’ajoute la preuve d’une médiation, ou d’une tentative de médiation du Suisse dans au moins trois enlèvements réalisés par les FARC en association avec la bande des Chauves, ainsi que l’intention manifeste de Gontard de convenir de rencontres avec le Secrétariat dans le dos de la Colombie.
Mi-2007, ‘Reyes’ écrivait que le Suisse lui avait fait savoir qu’il allait se risquer à entreprendre le voyage jusqu’à son campement sans en informer le gouvernement. Bien plus, il indiquait qu’il suggérait de le faire à travers le Pérou, où il se rend régulièrement. - La confiance perdue du Palais
- Jusqu’à il y a 35 jours, Jean-Pierre Henri Gontard était le bienvenu à la Casa de Nariño [NDT : siège de la Présidence colombienne]. Le Suisse de 57 ans, bon vivant et parlant couramment l’espagnol, entrait facilement dans le pays et connaissait non seulement du calendrier avec cette guerrilla, mais également des détails des avancés à la Pyrrhus avec l’ELN.
- C’est pour cela qu’aucune autorité n’a prêté une attention particulière au fait qu’il se soit rendu à quatre reprises en Colombie entre avril et juillet dernier. Et qu’à son compteur du nombre d’entrées dans le pays il ait enregistré près de 30 voyages depuis 2001, au moment où il a débuté comme médiateur dans le Caguán, au temps d’Andrés Pastrana.
- Les choses ont radicalement changé lorsqu’est parvenu entre les mains du président Uribe un document ne dépassant pas dix pages. S’y trouve décrite la proximité atteinte par Gontard – conseiller personnel de la ministre suisse des affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey – avec les FARC, et transcrits les durs qualificatifs employés par le Suisse à propos d’Uribe.
- ‘Selon Jean-Pierre, Uribe, en tant que cow-boy fasciste, est plus disposé à les écouter que Pastrana (…) Il (Gontard) sait que le secrétaire de l’ONU (tout indique qu’ils parlent de Kofi Annan) n’apprécie pas Uribe. Du fait de ses positions guerrières, il le considère comme tout-puissant et ignorant, comme un propriétaire terrien ordinaire ou un cow-boy’
- Médiateur pur-sang ?
- Mais en France et en Suisse, il existe une autre lecture de ces épisodes, selon laquelle il s’agit d’une attaque du gouvernement Uribe contre un médiateur autorisé, pour freiner ceux qui insistent pour négocier avec les FARC.
C’est par exemple ce que pense Daniel Pécaut, analyste politique expert des FARC et directeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris.
Dans une conversation avec El Tiempo, Pécaut a fait part de son impression selon laquelle le gouvernement colombien – qui n’a jamais vu favorablement la perspective d’un échange humanitaire – souhaite profiter au maximum du succès mondialement reconnu de l’opération ‘Mise en échec’ pour prévenir qu’il n’acceptera plus aucune pression. - ‘Au-delà du cas de Gontard, il s’agit d’un avertissement à la France et à la Suisse afin qu’elles n’insistent pas pour s’impliquer dans les processus de négociation avec les FARC’, affirme Pécaut, ajoutant que Gontard a toujours joué de manière ouverte – avec l’aval du gouvernement colombien – un rôle de facilitateur sur le sujet de l’échange humanitaire, et, de manière plus spécifique, à la recherche de la libération d’Ingrid, aux côtés de l’émissaire français et, parfois, de l’émissaire espagnol.
- Ce qu’il y a de certain, c’est que cet incident fait également ressortir le palmarès du négociateur suisse, qui a accompli des missions en Afrique, en Asie, au Vietnam, au Pakistan, au Bangladesh, au Moyen-Orient, au Cameroun, au Burundi, au Congo, en Côte-d’Ivoire et au Nigéria. Mais d’autres saisissent l’occasion pour rappeler qu’une partie des 240 millions d’euros que la Suisse investit pour des opérations de médiation internationale a fini par financer son aventure en Colombie.
- Concrètement, le voyage effectué par le Suisse en Colombie, le 2 juillet dernier, pour mettre au point un rendez-vous avorté avec ‘Alfonso Cano’, nouveau chef des FARC, sera le dernier, du moins en qualité de médiateur.
- Les affaires Muramatsu, Novartis et le cas espagnol
- Le scandale à propos de Gontard a éclaté dimanche dernier, avec la dénonciation du le fait qu’en 2001, le Suisse, après avoir joué un rôle de médiateur dans la libération de deux employés de Novartis contre une rançon de 500 000 dollars, avait lui-même convoyé cette somme au Costa Rica. Mais cela ne semble pas être le seul cas.
- En 2002, il s’est renseigné à propos d’un industriel japonais (apparemment Chikao Muramatsu), enlevé par un gang de policiers, ‘Les Chauves’ et en 2006 d’un Espagnol, enlevé dans le Darién. En outre, il a aidé les FARC à contacter Daniel Leandri, un ancien policier ami de Ramón Rodríguez Chacín, qui a réalisé des missions secrètes en Colombie, Andreas Von Heide, homme d’affaires suédois, Maurice Lemoine, du Monde diplomatique et Ricardo Pescia, du gouvernement suisse.
