Fondation Ingrid Betancourt pour les Libertés et les Droits de l'Homme

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme-Article premier: Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

01 août 2008

PORTRAIT:RADOVAN KARADZIC/L'OURS DES BALKANS

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Radovan Karadžić "L'OURS DES BALKANS"

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Pour les articles homonymes, voir Karadžić.

Radovan Karadžić
Radovan Karadžić le 3 mars 1994
Radovan Karadžić le 3 mars 1994
Nom (sr) Радован Караџић
Naissance 19 juin 1945
Nationalité Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine
Origine  Yougoslavie
Occupation ex-président de la République serbe de Bosnie
Accusé de crimes de guerre et de génocide à deux reprises
Formation Psychiatre

Radovan Karadžić (alphabet cyrillique serbe: Радован Караџић; 19 juin 1945 - ) est un poète, psychiatre de formation et un homme politique de la république serbe de Bosnie. Il est le dirigeant des Serbes de Bosnie durant la guerre de Bosnie et accusé de crimes de guerre et de génocide à deux reprises : pour avoir orchestré le siège de Sarajevo, pour avoir organisé le massacre d'environ 8 000 Musulmans au cours du massacre de Srebrenica et dans d'autres régions de Bosnie Herzégovine. Après plusieurs années de fuite, son arrestation est annoncée par la présidence serbe et confirmée par le Tribunal pénal international le 21 juillet 2008.

Sommaire

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Portrait [modifier]

Radovan Karadžić a été qualifié de manières très diverses par de nombreux médias. Selon un récent article rétrospectif du Soir de Bruxelles, il serait un mauvais psychiatre, impatient: « instable, faible et rancunier », et « ambitieux »[1]. Interpol parle de « comportement flamboyant », etc...

Vie politique [modifier]

Né dans la ville de Petnjica (municipalité de Šavnik) au Monténégro, il passe son enfance à Niksic, près de la frontière avec la Bosnie puis arrive en 1960, à Sarajevo où il poursuit des études de médecine. En juin 1968, il prononce des discours nationalistes serbes à la faculté de philosophie de Sarajevo. Le 19 juillet 1971, il devient docteur en médecine et il se spécialise dans la psychiatrie et tout particulièrement le traitement des névroses et de la dépression. De 1974 à 1975, il étudie à l'Université Columbia de Manhattan, New York. En mars 1977, il travaille au Centre pour l’éducation des adultes "Duro Dakovic," de Sarajevo. De 1979 à 1992, il exerce au service de psychiatrie de l’hôpital d’Etat de Sarajevo. En 1981, il construit des maisons à Palé. En 1983-1984, il devient psychologue du club de football l’étoile rouge de Belgrade. En 1984-1985, Il fait 11 mois de la détention préventive pour détournement de fonds publics. Le 26 septembre 1985, il est condamné à 3 ans de prison mais la sentence n’est pas appliquée.

En juillet 1990, il est co-fondateur du parti démocratique serbe SDS (Srbska Demokratska Stranka) en Bosnie-Herzégovine dont le but est de rassembler la communauté serbe et de protéger ses intérêts. Après l'éclatement de la Yougoslavie en 1991, le 27 mars 1992, il devient Président du Conseil de sécurité nationale de la République serbe de Bosnie ("Republika Srpska"), le 12 mai 1992, il est membre de la présidence à trois de la République serbe, puis du 17 décembre 1992 au 19 juillet 1996, président unique de la République serbe. Il est accusé d'avoir ordonné le nettoyage ethnique des Bosniaques et des Croates lors de cette guerre.

Inculpé de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité depuis le 25 juillet 1995 et le 16 novembre 1995 par le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, Radovan Karadzic quitte sa maison de Pale une nuit de 1997 et prend la fuite. Il est recherché par les forces de l'ONU présentes en Bosnie-Herzégovine. L'avis de recherche d'Interpol indique notamment crimes contre l'humanité, atteintes graves à la convention de Genève (1949), meurtre, et génocide, en particulier pour ce qui concerne le massacre de Srebrenica. Pour sa défense, ses partisans affirment qu'il n'est pas plus coupable que n'importe quel leader politique en temps de guerre. Le fait d'avoir été en fuite durant 13 ans lui a donné une importante réputation chez certains Serbes de Bosnie.

La cavale ou la seconde vie de Karadžić [modifier]

De 1996 à juillet 2008, Karadžić modifie en profondeur son apparence physique. Lors de son arrestation à Belgrade, le ministre de la Justice serbe exhibe, en fin d'interview, le portrait de Dragan Dabic[2], son nom de substitution[3] : la presse serbe le surnomme le Père Noël, barbe blanche et cheveux longs attachés sur le haut de son crâne[4]. Devenu spécialiste de médecine alternative[5], il participe à plusieurs conférences et est employé par une clinique privée où il gagne bien sa vie. Il a aussi écrit plusieurs articles dans le magazine Zdrav Zivot (en français la « vie saine »). Lors d'une conférence de Dragan Dabic dans la ville de Kikinda, se trouvait au premier rang l'une de ses camarades d'école, Olga Bajsinski (pendant 4 ans) ; elle dit qu'elle n'avait pas reconnu Karadzic. Durant sa seconde vie, il eut aussi une femme, Mila[6].

n:

Wikinews propose des actualités concernant « L'arrestation de Radovan Karadzic ».

Le 21 juillet 2008, à 23h18, la chaîne d'informations Al Jazeera annonce sa capture par les forces spéciales serbes en territoire serbe[7]. Cette arrestation aurait été rendue possible par la volonté du nouveau gouvernement serbe sous la présidence de Boris Tadić, élu par l'Assemblée nationale le 7 juillet 2008. Le 22 juillet 2008, l'arrestation de Radovan Karadžić est officiellement déclarée après une longue cavale de 13 années. Il a été transféré le 30 juillet 2008 vers le centre de détention du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.

Famille [modifier]

Radovan Karadžić est l’aîné de trois enfants. Son père, Vuko, est un tchetnik, résistant royaliste et nationaliste serbe, durant la Seconde guerre mondiale qui a été blessé puis emprisonné pendant 5 ans par les partisans de Josip Broz Tito. En 1964, Radovan Karadžić épouse une camarade de promotion, Liljana (née à Savnik). Deux enfants naîtront de leur union : Sonia, (née le 22 mai 1967 à Sarajevo) et Alexandre (né le 14 mai 1973 à Sarajevo).

Notes et références [modifier]

  1. Journal Le Soir du 23 juillet 2008, article en page 3: « Portrait - L'"impatient" incapable d'écouter les patients ».
  2. Site non officiel sur le Dr. Dragan Dabic
  3. Radovan Karadzic arrêté en Serbie sous une identité usurpé il existait bien un Dabic qui avait fuit la Croatie, La Tribune du 22 juillet 2008
  4. Photo de Radovan Karadžić
  5. Radovan Karadzic arrêté par les services secrets serbes, 20 Minutes du 22 juillet 2007
  6. Karadzic tente de retarder son transfèrement devant la justice internationale à La Haye
  7. War criminal' Karadzic arrested, Al Jazeera, 22 juillet 2008

Voir aussi [modifier]

Article connexe [modifier]

Liens externes [modifier]

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Radovan_Karad%C5%BEi%C4%87 »

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29 juillet 2008

PORTRAIT:"HU JINTAO"LE TIGRE CHINOIS

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Monsieur Hu Jintao "Le 8 ème Président Chinois""The White Tiger""Le Tigre Blanc"

Le programme de Monsieur Hu Jintao est d'obtenir une « société harmonieuse »

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Hu Jintao en 2004.

Hu Jintao est un nom chinois ; le nom de famille, Hu, précède donc le prénom.

Mandat
15 mars 2003 - {{{fin mandat1}}}
Depuis le 15 mars 2003
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Élu(e) le15 mars 2003
Réélu(e) le15 mars 2008
Parti politiqueParti communiste chinois
Premier(s) ministre(s)Wen Jiabao
PrédécesseurJiang Zemin
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Autres fonctions
Secrétaire général du Parti communiste chinois
Mandat
15 novembre 2002 - aujourd'hui
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Président de la République{{{président de la république1}}}
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Monarque{{{monarque1}}}
Gouverneur général{{{gouverneur1}}}
Premier ministre{{{premier ministre1}}}
Gouvernement{{{gouvernement1}}}
PrédécesseurJiang Zemin

Président de la Commission militaire centrale du Parti communiste chinois
Mandat
19 septembre 2004 - aujourd'hui
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PrédécesseurJiang Zemin

Mandat
-
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Premier ministre{{{premier ministre3}}}
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Mandat
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Gouverneur général{{{gouverneur4}}}
Premier ministre{{{premier ministre4}}}
Gouvernement{{{gouvernement4}}}

Biographie
Nom de naissance{{{nom naissance}}}
Naissance21 décembre 1942
Jiangyan, Drapeau de la République populaire de Chine Chine
NationalitéChinoise
Conjoint(s)Liu Yongqing
Enfant(s)
DiplôméUniversité Qinghua
ProfessionHomme politique
Occupations{{{occupation}}}
Résidence(s)
Religion{{{religion}}}
Signature{{{signature}}}

Présidents de la République populaire de Chine

Hu Jintao [en chinois 胡锦涛 Hú Jǐntāo] (né le 21 décembre 1942 à Jixi, Anhui, à environ 300 km à l’ouest de Shanghai) est un homme politique chinois, secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) depuis 2002 et président de la République populaire de Chine depuis le 15 mars 2003, réélu le 15 mars 2008 pour un mandat de 5 ans.

Désigné par Deng Xiaoping comme successeur de Jiang Zemin, Hu Jintao est principalement connu en Occident pour la répression sanglante des émeutes de 1989, alors qu'il était administrateur de la région autonome du Tibet.

En mai 2008, le Time le classe sixième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde.[1]

Biographie

Né dans une famille de commerçants du centre de l'Anhui, Hu Jintao effectue ses études dans le département d’hydro-électricité à l’université Qinghua de Pékin. Il adhère au parti communiste en 1964 et alterne ensuite des séjours dans la capitale et dans les régions pauvres de l’Ouest. Instructeur politique à son université entre 1965 et 1968 — en pleine Révolution culturelle — il fait un premier séjour au Gansu en 1968 et un deuxième en 1974.

Hu y est très apprécié de Song Ping, secrétaire du Comité provincial et « conservateur » influent à Pékin, qui devient son protecteur et l'envoie en stage à l’École centrale du parti vers 1980-81. Lors du XIIe Congrès du parti (septembre 1982), Hu Jintao devient — avant l’âge de 40 ans — membre suppléant du Comité central et premier Secrétaire national de la Ligue des Jeunesses communistes.

Apprécié par Zhao Ziyang, le nouveau chef réformiste du parti, Il est nommé secrétaire du PCC au Tibet — qui connaît des troubles depuis 18 mois — en décembre 1988. Il y conduira une répression brutale, ce qui lui a valu le surnom de « boucher de Lhassa ». Il est responsable de la répression politique sévère du début de l'année 1989 au Tibet. Selon la BBC, il pourrait avoir été impliqué en 1989 dans la mort inattendue du 10e Panchen Lama, le deuxième plus haut dirigeant religieux du Tibet.[2] Quelque mois plus tard, selon Tang Daxian, un journaliste chinois dissident, la police chinoise à Lhassa a reçu des ordres de Pékin du Général Li Lianxiu pour provoquer un incident. Etonnamment, les démonstrations pacifiques se sont soldées par la mort de 450 Tibétains en 1989.[3]

À l’automne de 1992, Deng Xiaoping s’intéresse à lui de près et décide de le propulser vers le sommet. Désigné par Deng comme le « noyau de la quatrième génération de dirigeants », Hu Jintao est nommé membre du Comité permanent du Bureau politique du PCC et du Secrétariat du Comité central, nominations sanctionnées par le XIVe Congrès du parti en octobre 1992.

Dans sa marche vers le sommet, Hu Jintao a été nommé en outre président de l’École centrale du Parti (en octobre 1993), vice-président de la République (mars 1998) et premier vice-président de la Commission militaire centrale (en 1999).

Il est élu président de la République populaire de Chine le 15 mars 2003 et est réélu pour 5 ans le 15 mars 2008[4] par l'Assemblée nationale populaire.

Son programme politique

République populaire de Chine

Armoiries de la Chine
Cet article fait partie de la série sur la
politique de la Chine,
sous-série sur la politique.

voirdisc.mod.

Portail politique - Portail national

Le programme de Hu Jintao est d'obtenir une « société harmonieuse » pour la quelle il a développé avec son équipe le concept de développement scientifique. En effet, les inégalités sociales se creusent toujours entre les classes et entre les régions entrainant une multiplication des manifestations sociales. Afin de préserver la paix sociale, il a fait supprimer tout impôt pesant sur les paysans, déjà dans la misère. Il semble également vouloir faire rentrer le système hospitalier dans le giron public. Cependant, le gouvernement central a beaucoup de mal à faire appliquer ces décisions aux gouvernements de provinces, dirigés par des gouverneurs puissants et de plus en plus autonomes.

Hu Jintao et la liberté de la presse

Depuis décembre 2005, trois des journaux les plus libres ont connu des purges au sein de leur direction tandis qu’une dizaine de journalistes et cyberdissidents ont été arrêtés par la police politique. Le Président, également chef du Parti communiste et de l’armée, a personnellement exigé l’arrestation de Zhao Yan, collaborateur du New York Times, et Ching Cheong, journaliste d’investigation hongkongais. L'Association « Reporters sans frontières » signale qu'en 2004 Hu Jintao avait déclaré publiquement son admiration pour le modèle cubain de contrôle de la presse : propagande, Internet filtré et journalistes étrangers surveillés.

L'épidémie de pneumonie atypique de 2002

Une des premières crises rencontrées durant son mandat fut l'épidémie de pneumonie atypique qui apparu en Chine en 2002 et se transforma en épidémie mondiale. La Chine accusant de lourdes critiques internationales lui reprochant de couver l'épidémie et de ne pas réagir avec les mesures appropriées, il décida de renvoyer de nombreux hommes politiques dont le maire de Pékin, Meng Xuenong et le ministre de la santé. Le licenciement de Meng Xuenong fut parfois perçu comme un façon de diminuer l'influence au sein du parti de son prédécesseur, Jiang Zemin, auquel Meng était lié. Hu Jintao s'attela à rendre la Chine plus transparente aux yeux des organisations mondiales de la santé.

Voir aussi [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. (en) "Hu Jintao", Time, mai 2008
  2. BBC NEWS | Asia-Pacific | Profile: Hu Jintao
  3. Chinese Said to Kill 450 Tibetans in 1989
  4. "Hu Jintao réélu président de la Chine pour cinq ans", AFP

commons:Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Hu Jintao.

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Hu_Jintao »

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PORTRAIT:"YOUSSEF CHAHINE"المصير, Al-Massir

Près de 1.500 personnes viennent dire adieu à Youssef Chahine au Caire

La pensée a des ailes.

Nul ne peut arrêter son envol.

المصير, AlMassirDialogue du film Le Destin


Image:Youssef Chahine in Cairo 1986.jpg

Youssef Gabriel Chahine in_Cairo_1986

28/07/2008 13h07

LE CAIRE (AFP) - Près de 1.500 personnes étaient rassemblées lundi dans une église du Caire pour faire leurs adieux au plus célèbre des cinéastes égyptiens, Youssef Chahine, décédé dimanche à l'âge de 82 ans.

Des centaines de vedettes et responsables politiques se sont entassés dans l'église catholique romane de la Résurrection, dans le centre du Caire, tandis que des centaines d'autres personnes se trouvaient à l'extérieur pour accueillir le cercueil du cinéaste, enveloppé dans un drapeau égyptien.

Son ancien disciple et réalisateur Khaled Youssef, qui a co-réalisé son dernier film "Le chaos" en 2007, portait le cercueil, parmi d'autres.

Parmi les célébrités figuraient les plus grands noms du cinéma égyptien, longtemps considéré comme le "Hollywood" des pays arabes, tandis que de hauts responsables du PND (Parti national démocrate, au pouvoir), qui a souvent fait les frais des films de Chahine, ont également assisté à la cérémonie.

Des représentants d'autres partis politiques étaient également présents, ainsi que des dizaines de journalistes, selon un correspondant de l'AFP.

Après cet hommage, le cinéaste doit être enterré dans le caveau familial à Alexandrie (nord), ville où il est né.

Youssef Chahine est décédé dimanche à l'aube à l'hôpital militaire de Maadi, dans la banlieue du Caire, après avoir passé six semaines dans le coma à la suite d'une hémorragie cérébrale.

Les hommages ont afflué à l'annonce de la mort de "l'un des cinéastes les plus importants du monde, et pas seulement du monde arabe", de l'avis de Nour el-Chérif, acteur égyptien.

En France, où les réactions ont été nombreuses, le président Nicolas Sarkozy a salué "un fervent défenseur de la liberté d'expression" qui a "cherché, tout au long de sa vie, à travers l'image, à dénoncer la censure, le fanatisme et l'intégrisme".

Né en 1926, le réalisateur, scénariste et producteur, avait obtenu en 1997 le Prix du cinquantième anniversaire du Festival de Cannes pour l'ensemble de son oeuvre

Youssef Chahine, de son nom complet Youssef Gabriel Chahine (يوسف جبريل شاهين), né le 25 janvier 1926 à Alexandrie et mort le 27 juillet 2008 au Caire, est un réalisateur, acteur, scénariste et producteur égyptien de réputation internationale[1]. Il réalisa 40 films et documentaires.

Biographie

Chahine est né dans une famille chrétienne d'Égypte à Alexandrie le 25 janvier 1926. Il commence ses études au collège Saint-Marc puis rejoint Victoria College où il obtient son baccalauréat. À 21 ans, il quitte son Égypte natale pour aller étudier le cinéma au Pasadena Playhouse dans les environs de Los Angeles. À son retour, trois ans plus tard, l'occasion lui est donnée, grâce à Alvise Orfanell, de réaliser son premier film, Papa Amin.

Il est invité pour la première fois au Festival de Cannes en 1951, pour son film Le fils du Nil. En 1954, il lance la carrière d'acteur d'Omar Sharif dans son film Le démon du désert. Mais le film qui allait marquer sa carriére à jamais fut Gare centrale, en 1958, chef-d'oeuvre qui lui permit d'entrer au Panthéon des plus grands cinéastes du 20éme siecle.

En 1992, il s'essaie également au théatre avec l'adaptation du Caligula d'Albert Camus, donné à la Comédie-Française.

Fréquemment confronté à la censure, Youssef Chahine ne cesse néanmoins de dénoncer la bêtise et l'intégrisme, tout en multipliant les choix stylistiques, du mélodrame chanté (J'ai quitté ton amour avec Farid El Atrache) à la reconstitution historique (Adieu Bonaparte) ou à l'évocation autobiographique (Alexandrie pourquoi).

En juin 2008, le réalisateur est victime d'une hémorragie cérébrale qui le plonge dans le coma[2]. Il est alors hospitalisé à l'hôpital américain de Neuilly avant d'être rapatrié en Égypte. Youssef Chahine meurt le 27 juillet 2008 au Caire[1].

Filmographie

Théâtre [modifier]

Distinctions [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. abc Mort du cinéaste égyptien Youssef Chahine (7sur7)
  2. Youssef Chahine dans le coma, Allociné, 16 juin 2008

Liens externes [modifier]

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21 juillet 2008

PORTRAIT:BRONISLAW GEREMEK "L'EUROPEEN"

Disparition d'un grand européen : Bronislaw Geremek

Depuis le Blog de Pierre Albertini

Image:Bronislaw Geremek.jpg


Bronislaw Geremek

L'Europe, la Pologne et la France ont perdu un grand ami. Homme de réflexion et d'action, Geremek, opposant résolu au bloc soviétique, fut successivement conseiller de Solidarnosc puis ministre des Affaires étrangères, enfin député européen.

J'ai eu la chance de l'entendre et de le lire souvent. Ses discours comme ses écrits témoignaient d'une grande connaissance des réalités européennes qu'il expliquait avec simplicité comme seuls les grands savent le faire. Humaniste, défenseur acharné de la liberté, il a payé de sa personne : emprisonné, interné sous Jaruzelski, il refuse encore de se plier à la loi de "décommunisation" voulue par les frères Kaczynski au pouvoir dans son pays. La Cour constitutionnelle de Pologne finira par lui donner raison      

                                                       Pierre Albertini

Bronisław Geremek était un professeur d'histoire et homme politique polonais, né à Varsovie le 6 mars 1932 et mort le 13 juillet 2008 près de Lubień (à Nowy Tomyśl, Pologne).

Biographie [modifier]

Juif rescapé du ghetto de Varsovie dont il a réussi à échapper en 1943[1], Bronislaw Geremek entre en 1950 au Parti ouvrier unifié polonais (communiste, au pouvoir) et y restera jusqu'en 1968.

Il étudie en France en 1956-57, à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Fin 1962, il prend la direction du Centre de civilisation polonaise qui vient d’être créé à la Sorbonne, qu'il conservera jusqu'en 1965. Dans ces années-là, il rejoint le courant dit « révisionniste » du Parti communiste français.

A l'époque marxiste convaincu, il prend toutefois ses distances avec les partis communistes quand les chars soviétiques mettent fin au printemps de Prague. De 1965 à 1980, il enseigne à l’université de Varsovie. Passé dans l’opposition et devenu membre du Comité de défense des ouvriers (KOR), il assiste aux grandes grèves de Gdansk en 1980 et rejoint le mouvement syndical Solidarność. Il y incarne le collectivisme autogestionnaire antistalinien. Il se lie aux milieux intellectuels catholiques et devient conseiller personnel de Lech Wałęsa. Á la suite du coup d’État du général Jaruzelski en 1981, il est emprisonné durant deux ans et demi[2]

En 1989, lors de l'effondrement des régimes communistes d'Europe centrale, il devient député au Parlement polonais (Sejm) et ministre des Affaires étrangères de 1997 à 2000 et, en parallèle, président de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe en 1998. Il est député européen depuis le 20 juillet 2004.

Après avoir été élu aux élections européennes de juin 2004 sous les couleurs de son parti, l’Union des libertés (Pologne) (UW), il présente sa candidature au poste de président du Parlement européen. Soutenue par les Libéraux et les Verts pour sa portée emblématique, sa candidature dérangeait la droite et la gauche du Parlement. Finalement, le 20 juillet 2004, c'est le socialiste Josep Borrell qui est élu avec 388 voix ; Geremek a obtenu 208 voix (alors que l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe ne compte que 88 membres et les Verts qui le soutenaient 42 députés).

Ses activités politiques ne l’empêchent pas d'exercer un rôle important au sein du Collège d'Europe de Bruges et de Natolin : le campus polonais, créé en 1993 dans un ancien château près de Varsovie, sur le modèle de celui de Bruges qui prépare des étudiants en fin d'études, de nationalités différentes, aux carrières européennes. Il y dirige une chaire de la Civilisation européenne. En 1992-93, il assure au Collège de France un cours sur l'« Histoire sociale, exclusions et solidarité ».

Il a obtenu le Prix international Charlemagne d'Aix-la-Chapelle.

D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il est membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe.

Depuis 2004, il est vice-président du Conseil de surveillance de la Fondation pour l'innovation politique.

En 2006, il succède au professeur Henri Rieben comme président de la Fondation Jean-Monnet pour l'Europe. À ce titre, il préside à de régulières manifestations au siège de fondation à Lausanne, telle la remise de la médaille d'or à l'ancien chancelier allemand Helmut Kohl, le 25 janvier 2007.

En avril 2007, il refuse de se conformer à la loi de la lustration, imposant aux personnalités publiques de déclarer leurs éventuelles anciennes activités avec la police secrète communiste. Il est en conséquence menacé d'être déchu de son mandat de député européen. Bronisław Geremek avait pourtant lui-même voté une loi similaire qui date du 11 avril 1997 (sous le gouvernement de centre-gauche de Włodzimierz Cimoszewicz) et avait même signé sa déclaration en 2002 (obligatoire tous les 5 ans), précisant qu'il n'avait pas collaboré avec les services secrets. Au moment où il est venu étudier puis travailler en France, les services polonais exigeaient des ressortissants polonais quittant légalement le territoire qu'ils collaborent avec les services secrets, mais il est possible que cette collaboration n'ait jamais été effective.

La position de refus de Bronisław Geremek contre la nouvelle loi de lustration porte sur la procédure qui fait intervenir un institut indépendant dépositaire des archives de la police secrète, au lieu de reposer sur des procédures judiciaires plus habituelles, censées mieux garantir les libertés individuelles et les droits de la défense. De nombreuses personnalités et mouvements politiques européens ont apporté leur soutien à Bronisław Geremek. Mais certains membres, comme le britannique Daniel Hannan, le soupçonnent d'avoir voulu instrumentaliser la situation pour monter le parlement contre la coalition de droite au pouvoir.

Le 11 mai 2007, la Cour constitutionnelle de la Pologne a rejeté la majeure partie de cette nouvelle loi, et notamment la clause qui aurait obligé près de 700 000 personnes à signer des déclarations certifiant qu'elles n'avaient jamais collaboré avec les services secrets de l'ancien régime.

Il se tue dans un accident de voiture le 13 juillet 2008 dans l'ouest de la Pologne, près de Lubien[3].

L'Europe de l’Atlantique à l’Oural [modifier]

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« Il est très important de « penser l’Europe » sans se préoccuper des frontières géographiques. En cherchant au contraire à définir l’Europe comme un continent ouvert, dont le trait principal est le respect de la liberté. Le respect de l’individu – les droits de l’homme – et aussi le respect de l’économie de marché. Et le tout fait un ensemble ouvert, c’est-à-dire qu’un peuple, un pays, une société peuvent aspirer à adhérer à l’Europe à condition justement d’accepter cette définition européenne et de la réaliser. Je pense en particulier à la Russie. Pourquoi séparer la Russie de l’Europe ? En fait, je suis assez pessimiste, car je pense que des structures de longue durée sépareront longtemps la Russie de l’Europe. Mais, au XIXe siècle, l’ouverture vers l’Europe avait une importance capitale pour l’évolution interne de la Russie de l’époque. C’était une avancée vers l’Occident. Alors pourquoi ne pas introduire maintenant le critère défini plus haut ? Il y a en Russie ceux qui voudront s’ouvrir vers l’Europe des libertés – sociales, politiques, économiques – et ceux qui ne le voudront pas. Mais que ce choix reste ouvert ! »
    —
Georges Duby, Passions communes. Entretiens avec Philippe Sainteny

Bibliographie [modifier]

  • Les Marginaux parisiens aux XIVe et XVe siècles, Flammarion (1976)
  • La Potence et la pitié. L'Europe des pauvres, du Moyen Age à nos jours, Gallimard (1987)
  • Les Fils de Caïn. L'image des pauvres et des vagabonds dans la littérature européenne, Flammarion (1991)
  • Passions communes, Seuil (1992) (ISBN 2-02-013410-1)
  • Regards sur la France, ouvrage collectif, Seuil (1992) (ISBN 978-2-02-057273-6)

Références [modifier]

  1.  Décès de Bronislaw Geremek, sur le site de France Soir.
  2. Hélène Despic-Popovicet Maja Zoltowska, Bronislaw Geremek, une vie de Solidarité avec la Pologne, in Libération, 14/07/2008, article en ligne 
  3.  « L'ancien dissident polonais Bronislaw Geremek est mort », LeMonde.fr avec Agence France-Presse, 13 juillet 2008

Liens externes [modifier]

Intervention Colloque : Trajectoires de l’Europe, unie dans la diversité depuis 50 ans. Mars 2007.

  • Interview de Bronislaw Geremek au sujet de la construction européenne sur European NAvigator (réalisée le 11 juin 2008).
  • Entretien et portraits de Bronislaw Geremek par Ariane Laroux dans Portraits Parlés aux éditions de l'Age d'Homme

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19 juillet 2008

PORTRAIT:"Barak Obama":L'avenir de "l'Homme"

16.07.08 - 3281

L'Europe vote Obama

Le candidat démocrate à la présidentielle américaine suscite l’engouement sur notre continent. Décryptage à l’heure de sa tournée.

Barack Obama, le 4 février 2008, à Boston.

Barak Obama en campagne

Par Jean-Claude Guillebaud.La Vie

Dans quelques jours, plusieurs pays d’Europe accueilleront Barack Obama, le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine. Il devrait être reçu le 25 juillet à l’Élysée, comme l’avait été, le 21 mars dernier, son adversaire républicain, John McCain. Au cours de l’été, le jeune sénateur de l’Illinois – il a 47 ans – devrait également se rendre en Allemagne et en Grande-Bretagne, puis au Proche-Orient. Concernant l’Europe, cette première rencontre est tout sauf ordinaire. Barack Obama bénéficie en effet sur le vieux continent d’une popularité toute particulière. Il y dispose de nombreux cercles de supporters et bénéficie de la bienveillance à peu près unanime de la presse. En France aussi bien qu’en Allemagne, en Italie ou en Espagne, l’opinion a succombé à l’«obamania». C’est peu de dire que l’Europe a d’ores et déjà voté massivement démocrate. À bien réfléchir, cet a priori favorable dépasse largement le cadre politique, au sens étroit du terme. La portée historique de cette inclination européenne est sans précédent depuis la sympathie affichée en 1961 – année de naissance de Barack Obama – pour le jeune John Fitzgerald Kennedy, alors âgé de 44 ans et qui, lui aussi, menait campagne pour le parti démocrate.

Il faut reconnaître que la symbolique, cette fois, est encore plus puissante. À cela trois séries de raisons qui paraissent s’emboîter les unes dans les autres, comme des poupées gigognes. Toutes ne tiennent pas à la couleur de la peau du jeune Obama, né à Honolulu d’une mère américaine, d’ascendance cherokee, et d’un père kényan. Les faveurs dont bénéficie chez nous Obama tiennent d’abord, par contraste, au désastre qu’aura été la présidence brouillonne et aventuriste de George W. Bush. Les Européens espèrent fermement la victoire du candidat démocrate, c’est-à-dire une réorientation moins unilatéraliste, moins arrogante, moins militariste de la politique américaine.

L’enlisement américain en Irak et en Afghanistan
, l’immobilisme au Proche- Orient et le dangereux bellicisme à l’égard de l’Iran ne sont pas seuls en cause. À l’exception de Nicolas Sarkozy et de Sylvio Berlusconi, les Européens ne se sont jamais reconnus dans le conservatisme crispé de l’administration Bush sur des sujets comme la ratification du protocole de Kyoto qui vise à limiter l’émission de gaz à effet de serre), l’encouragement au maintien de la peine de mort dans de nombreux États ou les entorses, sur le territoire américain, aux droits de l’homme et à la liberté d’expression, sous le prétexte de lutter contre le terrorisme. Sur ce dernier point, la détention sans jugement de centaines de prisonniers à Guantanamo est le plus criant sujet de discorde. Sur toutes ces questions et quelques autres, une alternance  démocrate à Washington permettrait à l’Europe et à l’Amérique de renouer des relations moins soupçonneuses.

Mais on reste là sur un terrain classiquement politique.
Or, tout le monde sait que la popularité d’Obama recouvre bien autre chose. Les Européens pressentent, avec quelque raison, que l’arrivée d’un jeune métis à la Maison-Blanche marquerait un tournant dans l’histoire américaine elle-même. Aux yeux du monde entier, les États-Unis ne seraient plus les mêmes. Définitivement. Cette élection prendrait vite l’allure d’un séisme symbolique de grande ampleur. Les Européens y subodorent déjà, quarante ans après sa mort, une revanche posthume du pasteur Martin Luther King, ardent défenseur des droits de la communauté noire américaine, et qui fut assassiné en avril 1968 à Memphis (Tennessee) par un tueur blanc.

Or, dans les années 1960, la croisade de Martin Luther King
ne visait pas seulement les discriminations raciales. Elle avait un fort contenu social. À travers les Noirs, c’était aussi les pauvres, les laissés-pour-compte du «rêve américain», les habitants des ghettos que le pasteur King entendait défendre. En 1968, quelques mois avant son assassinat, il avait d’ailleurs préparé une «marche des pauvres» sur Washington. Quarante ans après, dans une Amérique en crise, plus inégalitaire qu’elle ne l’a jamais été et peuplée de millions de «travailleurs pauvres», dans une Amérique où les prisons n’ont jamais été aussi remplies (notamment de Noirs), l’élection de Barack Obama pre n d r a i t va l e u r rédemptrice. Elle serait vécue, audedans comme au-dehors, comme un retour de l’espérance.

Ce n’est pas tout. L’Amérique n’apparaîtrait plus comme la superpuissance qui morigène et «donne des leçons» à la Terre entière, au besoin à coups de bombes, mais celle qui donne l’exemple sur la question raciale. Un avocat de couleur à la Maison- Blanche préfigurerait, en quelque sorte, l’arrivée future d’un politicien beur à l’Élysée, d’un Germano-Turc à la chancellerie allemande ou d’un Pakistano-Britannique au 10 Downing Street, résidence du Premier ministre anglais. Comme à plusieurs reprises dans son histoire, l’Amérique incarnerait une « nouvelle frontière », une marche en avant.

Une métamorphose qui interviendrait à un moment particulièrement opportun. Ces dernières années, l’impopularité de l’Amérique à travers le monde a atteint un seuil rarement égalé depuis la guerre du Vietnam dans les années 1960 et 1970. Ladite hostilité ne se réduit pas à ce fameux «antiaméricanisme» que dénoncent frénétiquement les néoconservateurs d’Europe ou d’ailleurs. Une enquête américaine de l’institut Pew Global Attitudes Project – menée en juillet 2007 dans 47 pays sur plusieurs continents – montrait que l’impopularité de l’Amérique ne cessait d’augmenter. On notait que même les États du Moyen- Orient qui avaient toujours été des alliés de l’Amérique la voyaient à présent de façon négative. On peut parier qu’en termes d’image, de perception globale, l’arrivée de Barack Obama à la présidence aurait donc un effet cataclysmique. Au bon sens du terme.

Mais il existe un troisième niveau d’interprétation, qui renforce souterrainement la faveur spontanée qu’accordent les Européens au candidat démocrate. Obama, on l’a dit, n’est pas «noir» à proprement parler. On veut dire par là qu’il n’est pas lui-même descendant d’esclave, membre à part entière de la communauté noire des États-Unis. Il est, par son père, d’origine africaine. C’est, au sens continental et racial, un «métis». Cette identité donne à son ascension une signification spécifique. Si, demain, un métis devenait l’homme le plus puissant du monde, alors le symbole viserait la modernité elle-même.


Après quatre siècles durant lesquels cette modernité s’est confondue avec l’hégémonie de l’Occident blanc, nous entrons dans une ère historique radicalement différente. Le monde «nouveau» qui naît sous nos yeux est sans doute porteur de menaces mais plus encore de promesses. Il correspond à l’émergence d’une modernité «autre». Une modernité qui ne coïncide plus avec l’Occident comme ce fut le cas depuis la fin du XVIe siècle. Une longue séquence historique s’achève et la stricte hégémonie occidentale prend fin. Nous sommes en marche vers une modernité métisse. Au sens le plus prometteur du terme.

Deux malentendus nous empêchent de prendre la mesure de l’événement.
On annonce un «choc» des civilisations, alors même que c’est d’une rencontre progressive qu’il s’agit. On s’inquiète d’une aggravation des différences entre les peuples, quand les influences réciproques n’ont jamais été aussi fortes. Le discours dominant est trompeur. En réalité, au-delà des apparences, les grandes «civilisations» sont en marche les unes vers les autres. Pourrait-il y avoir plus éclatante illustration de ce prodigieux rendez-vous historique que l’installation d’un séduisant Afro-Américain à la Maison- Blanche ?      



Le chouchou des français
À la question «En qui, de McCain et d’Obama, avez-vous le plus confiance pour agir le mieux dans l’intérêt du monde ?», ce sont les Français qui se montrent à 84 % les plus enthousiastes pour Obama. Devant les Allemands (82 %), les Anglais (74 %) et les Espagnols (72 %). Selon le même sondage, publié à la mi-juin, par l’institut de recherche Pew Research Center, basé aux États-Unis, ce sont encore les Français qui se montrent les plus optimistes (à 77 %) sur l’évolution de la situation internationale en lien avec une possible élection d’Obama à la présidence américaine. Mais l’«obamania» se retrouve également dans d’autres parties du monde : Australie, Japon, Brésil, Tanzanie et... Kenya.   

Un démocrate qui se recentre ?
Après avoir mené une campagne des primaires à la fois très engagée et sans concessions face à Hillary Clinton – on se souvient notamment de son magnifique discours sur la question raciale le 8 mars à Philadelphie –, Barack Obama est-il en train de se recentrer ? Notamment pour conquérir les électeurs républicains modérés, déçus par George Bush mais effrayés par sa réputation de « sénateur radical». À l’origine de ce questionnement, plusieurs revirements du candidat démocrate sur la peine de mort (il a critiqué la récente décision de la Cour suprême l’interdisant pour les viols d’enfants), la possession d’armes à feu (il n’a rien dit sur une autre décision de la Cour suprême réaffirmant ce droit constitutionnel), les écoutes téléphoniques dans le cadre de la lutte contre le terrorisme (après avoir voté contre, il se dit désormais pour) et surtout l’Irak. Alors que, contrairement à Hillary Clinton, Barack Obama avait voté contre l’engagement américain en Irak et qu’il avait axé sa campagne sur une promesse de retrait des « troupes de combat», il affirme désormais qu’il peut « affiner sa position» après avoir obtenu « plus d’informations» de la part des militaires. La gauche démocrate s’en inquiète alors que, pour la première fois, des éditorialistes américains critiquent son côté « girouette». Ainsi, le New York Times s’interroge : «Y aurait-il un “docteur Obama”, aux principes élevés, et un “fast Eddie Obama”, aux tactiques rouées ?»   

Un parcours éclair

4 août 1961 Naissance à Honolulu (Hawaï).
1961 à1971 Il vit en Indonésie.
1983 Diplômé de sciences politiques et de relations internationales à l’université Columbia de New York.
1985 Travailleur social à Chicago.
1990 Diplômé de droit à Harvard (Boston).
1992 Mariage avec Michelle Robinson, juriste de profession. Ils auront deux filles.
1996 Élu au Sénat de l’Illinois.
2004 Élu au Sénat des États-Unis.
Février 2007 Déclare sa candidature à l’élection présidentielle de 2008.
Juin 2007 Remporte les primaires démocrates face à Hillary Clinton.
18 juillet 2008 Début de sa tournée européenne (Londres, Berlin et Paris le 25).
4 novembre 2008 Élection présidentielle qui l’opposera au républicain John McCain.

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17 juillet 2008

PORTRAIT:"MON PÈRE CE HÉROS"histoire d'un Homme au dessus de tous soupçon.

PORTRAIT: "VIE ET OEUVRE" de Monsieur  Gabriel Betancourt,père de Madame Ingrid Betancourt,et homme de bien.

Betancur Mejía Gabriel
Gabriel Betancur Mejía.

Pour sa fille Ingrid et nos amis hispaniques vous trouverez en bas de page sa biographie en version originale

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Quand la petite Ingrid est venue au monde le 25 Décembre  1961 ,son père,alors Directeur adjoint de l'UNESCO,donnera à sa fille un prénom profondément juste et plein de l'amour qu'il portait à ce nouvelle être,ce prénom en scandinave vient de Ing, nom d'un dieu nordique et rîda, chevalier libérateur.

En France,sa traduction est
"Fille de Héros" et il se prononce

"Ingrid"  elle a deux fêtes le 02 juillet dans la mémoire des Hommes  et le 2 septembres sur le Calendrier Grégorien

Je lui dédie le portrait de cette homme, je sais qu'il est resté dans ses prières et dans son coeur par delà la mort et la vie dans la solitude de la jungle Colombienne ... Gabriel Betancur est mort le 23 mars 2002...1 mois après la dernière visite de sa fille...Peut être pour entendre et répondre à ses prières... Paix à son âme...         
  Vincent Portier

PORTRAIT:
Gabriel Betancourt Mejía1, né à Bogotá le 27 avril 1918 et mort dans la même ville le 23 mars 2002 est un homme politique et diplomate colombien, qui fut notamment ministre de l'Éducation. Il est le père de la politicienne colombienne Íngrid Betancourt et est le promoteur du crédit éducatif en Colombie.Familles [modifier]

Gabriel Betancourt, est le père d´Ingrid Betancourt de son union avec Yolanda Pulecio. Il appartient à une vieille famille colombienne dont les ancêtres viennent de France et d'Espagne : Betancourt est un nom de famille français d'origine normande2 (dont l'ancêtre Jean de Béthencourt, né à Grainville-la-Teinturière, fut le découvreur et roi des Canaries) et Mejía est un patronyme d'origine espagnole. Les Betancourt sont installés depuis trois siècles à Medellín, ville industrielle au cœur de la riche région d'Antioquia. Ses parents ont été ruinés par la crise de 1929 et Gabriel, dès son plus jeune âge, a dû faire face à d'énormes difficultés pour financer ses études.
Études [modifier]

Après avoir suivi et obtenu un doctorat de droit à la prestigieuse université La Javeriana à Bogotá, il partira en 1943 pour Syracuse aux États-Unis pour y faire un master. C´est à cette occasion qu´il aura l´idée de développer le Crédit Éducatif en empruntant auprès d´une entreprise colombienne l´argent nécessaire à ses études contre promesse de remboursement en travaillant à son retour pour cette entreprise. Il y travaillera si bien qu´il en sera Président en quelques années3.
Carrières [modifier]

Gabriel Betancourt sera conseiller de différents présidents de la République, deviendra deux fois ministre de l´Éducation, notamment sous la dictature du général Gustavo Rojas Pinilla), puis conseiller de Kennedy4. À la mort de ce dernier, il sera nommé directeur adjoint de l´Unesco et vient habiter Neuilly-sur-Seine jusqu'en 1966. Puis il obtient en 1968 un poste d'ambassadeur de Colombie à l'Unesco. Sa grande œuvre sera en Colombie la création de l´ICETEX, fondation pour le Crédit éducatif, qu'il saura reproduire dans un grand nombre de pays en voie de développement quand il sera Directeur adjoint de l'Unesco. Grâce à Gabriel des millions d´étudiants à travers le monde ont trouvé les moyens de financer leurs études supérieures à l´étranger.
Jusqu'à sa mort le 23 mars 2002, Gabriel Betancourt aura été un défenseur de l'éducation. Il est par ailleurs un des membres fondateurs de la Communauté ibéro-américaine et du Parlement latino-américain.

SA BIOGRAPHIE EN VERSION ORIGINALE:

La Biblioteca Luis Ángel Arango, el Museo del Oro y las 28 sucursales regionales pertenecen al Banco de la República de Colombia.
Biblioteca Virtual
Ficha bibliográfica
Titulo: 
Gabriel Betancur Mejía
Edición original: 2004-12-01
Edición en la biblioteca virtual: 2004-12-01
Publicado: Biblioteca Virtual del Banco de la República
Creador: LÓPEZ OCAMPO, Javier

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BETANCUR MEJÍA, GABRIEL

Betancur Mejía Gabriel
Gabriel Betancur Mejía.

Ministro de Educación y diplomático antioqueño, nacido en Bogotá el 27 de abril de 1918. Gabriel Betancur Mejía es considerado como uno de los grandes ideólogos y administradores de la educación colombiana en 1a segunda mitad del siglo XX; así mismo, uno de los más dinámicos impulsores de la integración a través de la Comunidad Latinoamericana de Naciones. Realizó estudios secundarios en el Colegio de San Bartolomé de Bogotá, en la Escuela Normal de Varones de Medellín y en la Escuela de Filosofía y Letras de la Universidad de Antioquia. Se doctoró en Ciencias Económicas y Jurídicas en 1942, en la Universidad Javeriana, y cursó su postgrado en la Universidad de Syracuse, Nueva York, donde obtuvo su master en Economía en 1944 y su master en Administración Pública en 1945. Su tesis versó sobre el proyecto para la creación del Instituto Colombiano de Crédito Educativo y Estudios Técnicos en el Exterior (ICETEX). Luego estudió Diplomacia y Economía Internacional en SAIS, Universidad de Johns Hopkins, Washington D.C. Toda su carrera se ha desarrollado alrededor de la economía, las relaciones internacionales, la integración latinoamericana y la educación. Fue agregado y consejero económico de la Embajada de Colombia en Washington. Ha representado al país en las Naciones Unidas, en el Consejo Económico y Social, en el Acuerdo General sobre Aranceles y Comercio (GATT) y en la Unesco. Ha sido secretario general de la ANDI (Asociación Nacional de Industriales), secretario de la Comisión Económica de la Conferencia Panamericana en Bogotá (1948), secretario de Asuntos Técnicos y Económicos del presidente Mariano Ospina Pérez, quien creó el 3 de agosto de 1950, el ICETEX; presidente de PELDAR S.A. y director fundador del ICETEX en 1952. Fue nombrado ministro de Educación por el presidente Gustavo Rojas Pinilla, en agosto de 1955 hasta septiembre de 1956. Creó el Planeamiento Integral de la Educación, el cual inició un movimiento extendido primero en la América Latina, a través de la Organización de Estados Americanos (OEA,), y luego en el mundo, por intermedio de la Unesco. Se interesó en buscar una financiación estable y suficiente para el sector educativo; por ello su interés en la creación del Banco Educativo Colombiano, de la Escuela Superior de Administración Pública, del Departamento Administrativo del Servicio Civil, y del Instituto de Educación Rural de Pamplona, todos en 1956.

Gabriel Betancur fue presidente de la Comisión Especial para el Planeamiento y el Desarrollo de la Educación, la Ciencia y la Cultura de la Alianza para el Progreso; director del Fondo Universitario Nacional; subdirector General de la UNESCO en París, responsable de todos los programas educativos en el mundo. En 1966 fue nombrado nuevamente ministro de Educación, por el presidente Carlos Lleras Restrepo, hasta septiembre de 1968. Realizó obras educativas que cambiaron las estructuras y la administración de la educación, con el Plan de Emergencia Educativa de 1967; la creación de los Institutos de Educación Media Diversificada (INEMS) y Técnicos Agrícolas (ITAS); del Instituto Colombiano para el Fomento de la Educación (ICFES); de Colciencias, Colcultura, Coldeportes, ICOLPE, de Construcciones Escolares y Fondos Educativos Regionales, de acuerdo con los lineamientos del presidente Lleras .Restrepo. De 1966 a junio de 1974, fue embajador ante la Unesco. Organizó y fue presidente del Grupo Latinoamericano y del Grupo de los 77. Fue miembro y vicepresidente del Consejo Ejecutivo y presidente de la Comisión Internacional Asesora del Gobierno Español para la Reforma Educativa, y presidente de la Conferencia Mundial de Educación (1970) en Ginebra; presidente del Comité Internacional Universitario Pro Comunidad Latinoamericana de Naciones; miembro del Club de Roma. Ha recibido reconocimientos como el Premio Andrés Bello de la OEA; de la Organización de Estados Iberoamericanos, de APICE, Unesco y varios gobiernos. Gabriel Betancur Mejía es un gran planificador, y como tal, concibe las obras mirando hacia el futuro; de ahí su pasión constante por la integración latinoamericana: «Convencido absoluto de que la unión hace la fuerza, es apóstol en el ejercicio de esa filosofía». Reconocido bolivariano, organizó la conmemoración del Bicentenario del Nacimiento del Libertador Simón Bolívar en 1983.

JAVIER OCAMPO LÓPEZ

Bibliografía

BETANCUR MEJIA, GABRIEL Documentos para la historia del Planeamiento integral de la Educación. Bogotá, Universidad Pedagógica Nacional, 1984. BETANCUR MEJIA, GABRIEL La Comunidad Latinoamericana de Naciones Nueva Potencia Mundial. Bogotá, ICFES, 1992.

Esta biografía fue tomada de la Gran Enciclopedia de Colombia del Círculo de Lectores, tomo de biografías.

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Actualizado: 13 de junio de 2008

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15 juillet 2008

PORTRAIT:"CESAR" GEOLIER DES OTAGES DES FARCS

LE GEOLIER D’INGRID DEMENT AVOIR TRAHI LES FARC

cesaraguilarcapteurib150708.jpg 15 juillet 2008

depuis du blog "jacques thomet/un journaliste d' investigation" « César » (photo), le geôlier d’Ingrid Betancourt, des trois Américains et des 11 autres otages des FARC libérés le 2 juillet par les services secrets colombiens, n’a pas trahi la guérilla, contrairement à ce que veut faire croire l’état-major des rebelles. C’est ce que vient de révéler l’avocat de César, Me Rodolfo Rios. Dans sa déclaration transmise à la justice, le guérillero “assure qu'à aucun moment il n'a trahi les Farc, et que tout le monde sait que l’opération Jaque (mise en échec) est le fruit d'une opération de renseignement militaire poussée, surtout dans l'interception des communications téléphoniques”, a précisé l'avocat.
L'opération de libération des otages, attribuée par le gouvernement colombien à une “opération de renseignement militaire impeccable”, a permis d'arrêter les deux principaux responsables des Farc chargés de surveiller les otages, Gerardo Aguilar et Alexander Farfan, alias “Enrique gafas”.
“La fuite des 15 prisonniers de guerre, le mercredi 2 juillet, a été la conséquence directe de la conduite méprisable de +Cesar+ et d'+Enrique+ qui ont trahi leur engagement révolutionnaire et la confiance qui leur a été accordée”, avaient affirmé les Farc dans un communiqué daté du 5 juillet.
Les deux guérilleros, qui ont également démenti avoir reçu de l'argent du gouvernement colombien, ont déjà fait l'objet de demandes d'extradition par les Etats-Unis, qui les accuse de l'enlèvement des trois citoyens américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, retenus durant cinq ans et quatre mois.
Le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a estimé qu'”au lieu d'accepter la défaite avec dignité, les Farc rejettent leurs propres hommes”.

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PORTRAIT:"CESAR" GEOLIER DES OTAGES DES FARCS

LE GEOLIER D’INGRID DEMENT AVOIR TRAHI LES FARC

cesaraguilarcapteurib150708.jpg 15 juillet 2008 « César » (photo), le geôlier d’Ingrid Betancourt, des trois Américains et des 11 autres otages des FARC libérés le 2 juillet par les services secrets colombiens, n’a pas trahi la guérilla, contrairement à ce que veut faire croire l’état-major des rebelles. C’est ce que vient de révéler l’avocat de César, Me Rodolfo Rios. Dans sa déclaration transmise à la justice, le guérillero “assure qu'à aucun moment il n'a trahi les Farc, et que tout le monde sait que l’opération Jaque (mise en échec) est le fruit d'une opération de renseignement militaire poussée, surtout dans l'interception des communications téléphoniques”, a précisé l'avocat.
L'opération de libération des otages, attribuée par le gouvernement colombien à une “opération de renseignement militaire impeccable”, a permis d'arrêter les deux principaux responsables des Farc chargés de surveiller les otages, Gerardo Aguilar et Alexander Farfan, alias “Enrique gafas”.
“La fuite des 15 prisonniers de guerre, le mercredi 2 juillet, a été la conséquence directe de la conduite méprisable de +Cesar+ et d'+Enrique+ qui ont trahi leur engagement révolutionnaire et la confiance qui leur a été accordée”, avaient affirmé les Farc dans un communiqué daté du 5 juillet.
Les deux guérilleros, qui ont également démenti avoir reçu de l'argent du gouvernement colombien, ont déjà fait l'objet de demandes d'extradition par les Etats-Unis, qui les accuse de l'enlèvement des trois citoyens américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, retenus durant cinq ans et quatre mois.
Le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a estimé qu'”au lieu d'accepter la défaite avec dignité, les Farc rejettent leurs propres hommes”.

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PORTRAIT:Jacques thomet

NDLR de FIBPLL: Nous espérons que Monsieur Jacques Thomet nous excusera et nos lecteurs aussi mais nous rencontrons actuellement des problèmes techniques nous empêchant de diffuser des images, du texte en couleur,et des traductions Espagnole/Français sur nos dernières dépèches.Aussi nous vous demandons de ne pas nous en tenir rigueur et restons à votre écoute 24h24

Pour ceux qui veulent connaîtrent la tête de Monsieur Jacques Thomet merci de vous rendre à http://jacquesthomet.unblog.fr/2008/07/

DEPUIS LE BLOG DE "jacques thomet,un journaliste d'investigation?"

MI ENTREVISTA CON “CONEXION COLOMBIA” / MON INTERVIEW A “CONEXION COLOMBIA” (por Natalia Gnecco)

Por: Natalia Gnecco
natalia_gnecco@yahoo.com

Entrevista a Jacques Thomet

Traduction à suivre en début d'article cette semaine

Jacques Thomet periodista francés, ex director de la Agencia de prensa Francesa AFP durante 32 años, autor del controvertido libro sobre Ingrid Betancourt “Razón del Corazón o Razón de Estado” licenciado en historia y graduado del Centro de Formación de Periodistas (CFJ), cuenta con una amplia trayectoria periodística en Cuba, Washington, Paris, Brasil, Colombia, Venezuela y Ecuador. Después de su más reciente publicación AFP Los soldados de la Información, abrió un blog en Internet desde donde pretende combatir la manipulación de los medios de comunicación. Jacques habló en exclusiva desde España para Conexión Colombia sobre la noticia más publicitada en estos momentos: Ingrid Betancourt.

C.C ¿En qué consiste la investigación que podría hacer el Parlamento Francés sobre el caso Betancourt?

La Asamblea Nacional Francesa tiene todo el derecho de abrir una Comisión de investigación parlamentaria (Commission d’enquête parlementaire) para estudiar porqué, cómo y cuánto dinero del erario público se gastó desde el 2002 para intervenir en Colombia y en Francia a favor de la liberación de la Colombiana Ingrid Betancourt. El gobierno francés no hizo nada a favor de Aïda Duvaltier, la Francesa secuestrada por la guerrilla colombiana en el 2001, quien murió en cautiverio en el 2006 después de haber sustituido a su marido secuestrado porque era enfermo del corazón. El contribuyente francés tiene todo el derecho de saber las razones por las que Francia envió un Hércules C-130 hacia Manaos (Amazonas Brasilero) con 11 espías a bordo en julio del 2003 para intentar sacar a Ingrid Betancourt de la selva, sin ningún éxito, bajo la orden del entonces canciller francés Dominique de Villepin (Primer Ministro después, del 2005 a 2007). También debe saber porqué, y a qué costo, Bernard Kouchner, canciller francés, envió un avión de la fuerza aérea francés Falcon-50 en abril del 2008 hacia Bogotá, otra vez sin éxito alguno, para una supuesta ayuda a Ingrid Betancourt, aparentemente enferma de “hepatitis B, leishmaniasis y paludismo”, lo que era falso, como lo confirmó el chequeo médico que recibió ella en el hospital Val de Grâce en Paris esta semana.

C.C Para nadie es desconocido que Francia es un país defensor número uno de los derechos humanos, sin embargo, muchos periodistas canadienses e incluso franceses residentes en Québec no alcanzan a entender porqué hay tanto interés por parte del Gobierno Francés en la liberación de Ingrid Betancourt y cuál es la relación de ella con Francia

El tema Ingrid se volvió un asunto “afectivo y sentimental”, como lo reconoció el ex-embajador francés en Bogotá, Camille Rohou. Ingrid fue una amiga muy cercana a Dominique de Villepin cuando este fue su profesor en ciencias políticas en Paris en el 1981. Su hermana Astrid Betancourt fue amante de Daniel Parfait, embajador francés del 2000 al 2004 en Colombia, quien se divorció de su esposa para luego casarse con esta señora. Se trata a todos los niveles de un conflicto de interés mayor, que debe investigar tal Comisión de Investigación Parlamentaria, si un día la nombran.

C.C. ¿Qué opina usted del cubrimiento de los medios de comunicación franceses sobre la liberación de Ingrid Betancourt y su regreso a Paris después de su cautiverio?

Fue una cobertura parcial, sin distanciarse, bajo el efecto emocional de la liberación, con medios que casi nunca, en los seis últimos años investigaron sobre este conflicto de interés, y dejaron creer que el secuestro de Ingrid era responsabilidad del gobierno colombiano, cuando eran las FARC las que la martirizaban. Nunca la guerrilla aceptó el dialogo propuesto por Alvaro Uribe. Peor todavía, el gobierno francés actuó permanentemente en contra del presidente colombiano en declaraciones públicas, exigiéndole desistir de cualquier intervención militar para liberar a Ingrid. La liberación de Ingrid y de otros 14 rehenes en la Operación Jaque fue, además de un total éxito, una bofetada contra el gobierno francés en este sentido, ya que fue una obra de los servicios secretos del Ejercito colombiano. Hay que recordar que en su video del 30 de agosto del 2003, Ingrid había pedido a Uribe mandar un comando para liberar los rehenes, incluso a ella, pero los medios nunca recordaron este hecho. Yo no me cansé de decirlo en mi blog.

C.C Es cierto que alguien trató de intimidarlo recientemente para que no diera su punto de vista sobre todo el asunto que rodea la liberación de Betancourt?

Si, en el canal I-Televisión, un tal Olivier Roubi, miembro de los Comités Betancourt en Paris, pidió en directo a este canal no darme más la palabra. Estuve varias veces censurado en otros canales, como en TF1, el mayor de ellos en audiencia, porque yo criticaba a Dominique de Villepin. También me intentó intimidar en Colombia el ex-rehen Luis Eladio Pérez (hoy refugiado en Miami en extrañas circunstancias), diciendo a Radio Caracol que “un periodista francés” (era yo) tenia que “temblar” porque Ingrid me iba a demandar por mi libro. Ni tiemblo ni tengo miedo al respecto. Todas las últimas noticias, que relato en mi blog (www.jacquesthomet.unblog.fr), me dan la razón sobre la familia Betancourt y el poder francés. Espero que me persigan, con mucho interés…

C.C Qué opinión le merece la columna de su coterránea francesa Florence Thomas en El Tiempo “palabras para un viaje de regreso”?

¿Cómo se puede comparar este cautiverio con el holocausto que vivieron Primo Levi y Simone Veil? No tiene nada que ver.

C.C. ¿Qué piensa del cambio de posición de la familia Betancourt con respecto al Presidente Uribe? ¿Cree usted que de alguna manera ellos han manipulado la opinión pública en Francia?

Ingrid dijo y sigue diciendo todo lo contrario a lo que dice su familia sobre Uribe, apoyando su reelección, cuando su madre y su hermana no pararon durante seis años de criticar al presidente colombiano y de defender las FARC. La prensa francesa se dejó manipular por los Delloye y Betancourt sin el menor espíritu critico.

C.C ¿Qué piensa sobre la propuesta de la Presidenta de Chile sobre proponer a Ingrid Betancourt como Premio Nóbel de la Paz?

Si un Premio Nóbel de la Paz es merecido, es para todos los secuestrados, y/o Herbin Hoyos, este héroe quien diariamente da la palabra a las familias de los rehenes desde su programa de radio “la Voz del Secuestro”

C.C ¿Cuál cree usted que serán las opciones o retos a las cuales se enfrenta Ingrid Betancourt en el futuro?

La actitud de Ingrid, quien se queda en Francia en lugar de estar presente en su país, es ya muy mal percibida. Nadie entiende porqué no participará en la marcha del 20 de julio en Bogotá para exigir la liberación de todos los rehenes de las FARC. Ni tiene 8% de intención de votos en los últimos sondeos en Colombia, contra 73% por Álvaro Uribe. Me parece que ella intentará entrar en la política francesa, como diputada de los Verdes. Quien sabe si Sarkozy no la nombrará Ministra…

Quiero agregar que lamento mucho la manera como Paris trató a Colombia durante seis años a raíz del tema Ingrid, como si fuera una dictadura, cuando no hay un país más democrático, digno y trabajador en América Latina. Incluso el “cantor” francés (que habla y no canta) Renaud calificó a Uribe de “fascista” en el 2006.Si hubo una República Bananera en este asunto, fue Francia con su desfachatez frente al drama colombiano.

Además, no aceptaré nunca que autores de crímenes de lesa humanidad como los de las FARC puedan un día llegar a Francia como asilados políticos, como ya lo propusieron el Primer Ministro François Fillon, y el Presidente Nicolás Sarkozy. Estos criminales tienen que sentarse un día en el banquillo de la Corte Penal Internacional de La Haya.

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13 juillet 2008

PORTRAIT:"FRERE D'ARME",L'ANGE GARDIEN D'Ingrid Bétancourt

William Perez, «frère d’âme» d’Ingrid Betancourt (LE FIGARO)
12 juillet 2008
(Thierry Oberlé)

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Dans son goulag tropical, le caporal, infirmier de formation, ici en novembre 2007, soignait aussi bien ses camarades que les guérilleros blessés en opération. Crédits photo : AFP

Il fut l'ange gardien d'Ingrid Betancourt. «Je suis vivante grâce à lui», assure la Franco-Colombienne qui l'appelle «mon frère, l'homme qui m'a sauvé». «Il m'a donné à manger cuillère par cuillère et m'a redonné envie de vivre», ajoute la camarade de détention du caporal William Perez, 33 ans. Infirmier de formation, le sous-officier a soigné avec des antidépresseurs et surtout par son soutien moral la profonde maladie de l'âme dont souffrait l'an dernier la captive.
En ce mois d'octobre, Ingrid Betancourt n'en peut plus de porter vingt-quatre heures sur vingt-quatre une chaîne autour du cou. Elle ne comprend pas pourquoi on l'attache chaque jour à un arbre. Déprimée, elle décide de renoncer à vivre. Son refus de s'alimenter provoque un ulcère et des infections intestinales. Peu à peu, elle se déshydrate. Son état de santé est lamentable. Ses geôliers s'en moquent. Ils attendent sa mort pour - préviennent-ils - creuser un trou dans la terre et l'enterrer.

«Elle disait vouloir mourir. Elle refusait ce que les Farc avaient fait d'elle», se rappelle l'infirmier. Il lui répond qu'elle «doit rester forte». William Perez entreprend de la nourrir bouchée par bouchée. Il l'assiste avec tendresse et patience. Il l'alimente comme on donne la becquée à une petite fille rétive ou malade en la brusquant un peu quand il faut. Une cuillerée est pour sa fille, Mélanie ; une cuillerée pour son fils, Lorenzo ; une cuillerée pour sa mère, Yolanda. Le soldat lui parle sans relâche de ses enfants et de sa mère pour la raccrocher à l'existence. Il lui demande de continuer à vivre pour ceux qui l'aiment. Il lui donne du courage. Et ça marche. Elle reprend du poids en quelques semaines, recommence à se tenir debout sans tomber pour aller aux toilettes ou pour se laver.

C'était deux mois avant la diffusion du fameux cliché de cette prisonnière chétive au regard vide devenue à travers le monde le symbole de la captivité. «Tout le monde a été scandalisé par la photo, mais à ce moment-là elle allait déjà beaucoup mieux», affirme aujourd'hui William Perez. «Sa force était la mienne et la sienne était la mienne», commente le protecteur au sourire modeste devant la presse le lendemain de sa libération. «J'étais devenu un peu son psy. Là-bas, personne ne vaut rien, même pas Ingrid», résume-t-il.

Rien ne prédisposait à une amitié entre le petit caporal engagé dans l'armée pour aider sa famille et la jeune femme frondeuse issue de la grande bourgeoisie de la capitale. À part peut-être la religion.

Pentecôtiste, William Perez organise en détention un groupe de prière, de chant de cantiques et de lecture de la Bible. Il prie dans un pays où la Vierge est adorée avec la même ferveur par les prêtres et les tueurs à gages, par les narcos et les flics, et par Ingrid Betancourt, une croyante réfugiée dans la grâce de Dieu depuis sa descente en enfer.

Pour le reste, les deux séquestrés ont peu de points en commun. Au début de leur présence dans le même camp, voici quatre ans, leurs relations sont à peine cordiales. L'an dernier, une réorganisation du bagne les rapproche. Les Farc décident de mélanger civils et militaires. Devenus voisins, ils écoutent la radio, commentent l'actualité. C'est l'époque où est évoquée l'hypothèse d'un «échange humanitaire». Betancourt, la politique, est convaincue qu'une négociation entre l'État et la guérilla est nécessaire pour sortir la Colombie de l'impasse et recouvrer la liberté. Perez, le soldat, est persuadé qu'il faut abattre le pouvoir militaire des Farc pour obliger les «barbudos» à négocier. Elle est tombée dans le piège des Farc en prêchant la paix. Il a été capturé en participant à la guerre.

Le destin de l'infirmier bascule en mars 1998 lorsque le camp de son unité, la brigade mobile n° 3, situé dans la province du Caqueta, est encerclé par les insurgés. Les combats durent vingt-quatre heures. Puis à court de munitions, 42 soldats rescapés rendent les armes. Ils laissent derrière eux les cadavres de 65 camarades. Le caporal venait d'obtenir une permission. Il entre en fait dans l'univers carcéral pour dix ans. Presque un tiers de sa vie passé dans une jungle oppressante où la frondaison des arbres barre la vue du ciel. Comme la plupart des prisonniers en uniforme, William Perez correspond par lettres avec sa famille. Il envoie des poèmes et des dessins, demande qu'on utilise sa solde pour éduquer ses petits neveux. Il écoute les radios qui diffusent les messages de ses proches comme on jette une bouteille à la mer. Un changement de fréquence le coupe de ce lien à la fin de l'année dernière. En mai, son père meurt sans avoir pu lui envoyer un dernier signe. C'est au tour d'Ingrid Betancourt de le consoler. «Ta famille t'attend. Eux aussi veulent pouvoir t'embrasser», glisse-t-elle. Dans son goulag tropical, le caporal soigne aussi bien ses camarades que les guérilleros blessés en opération. Il n'est pas docteur mais met ses connaissances médicales au service des malades. Il obtient des médicaments pour des patients mal vus des geôliers grâce à des subterfuges. Il gère avec les moyens du bord des infarctus, la leishmaniose, le paludisme. Le soignant est empêché par Martin Sombra, un redoutable cerbère, d'aider à l'accouchement d'Emmanuel, l'enfant né d'une liaison entre un combattant et Clara Rojas, la conseillère d'Ingrid Betancourt. Il assiste impuissant à la mort d'un capitaine victime d'une crise d'épilepsie. À la différence de ses camarades, William Perez ne cherche jamais à fuir. Sa mission le préserve. Elle lui permet de dissimuler son drame individuel.

Dans la vidéo de l'opération Jaque montée par les services spéciaux colombiens, le caporal apparaît avec ses menottes en plastique. William Perez est à l'instar des autres otages réticent à l'idée de monter dans l'hélicoptère avec deux de ses geôliers pour rejoindre le camp d'Alfonso Cano, le nouveau chef des Farc. Il explose littéralement lorsqu'il comprend qu'il vient d'être libéré par un commando des services spéciaux. Il étreint Ingrid assise à ses côtés. Elle pleure de joie dans ses bras. «On a attendu dix ans. On a entendu dix ans l'armée colombienne», lance-t-il à la caméra des militaires. À Bogota, le grand-père de William Perez est mort d'un arrêt cardiaque juste après avoir appris la libération de son petit-fils. Accueilli en héros, le soldat a suivi des examens de santé dans l'hôpital où il a été formé avant de rentrer chez lui. Il vient d'être nommé sergent. Une promotion quasi automatique après dix années de service. À la télévision, il a promis d'aider les centaines de Colombiens toujours aux mains d'une guérilla d'un autre âge.

Les familles de ces prisonniers - des politiques, des militaires ou de simples civils capturés au détour d'une route pour alimenter les caisses des Farc - sont inquiètes. Elles craignent que les victimes sombrent à nouveau dans l'oubli d'où ils sont sortis grâce à la mobilisation internationale en faveur d'Ingrid Betancourt. Une grande marche en leur faveur est prévue le 20 juillet à Bogota.

merci à jacques thomet

Posté dans    SARKOZY, PRESIDENCE DE COLOMBIE, INGRID BETANCOURT, BERNARD KOUCHNER, QUAI D'ORSAY, ALVARO URIBE, LE FIGARO, WILLIAM HUMBERTO PEREZ    13:01

Posté par VINCENT PORTIER à 20:40 - PORTRAIT - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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